La grève lancée par les enseignants et la crise née après les élections présidentielles en Gambie sont les principaux sujets des journaux parus ce jour.
• La grève des enseignants
Non satisfaits au sortir des discussions qui ont eu lieu la semaine dernière, les enseignants ont décidé de relancer leur mot d’ordre de grève et ce pour trois (3) jours. Pour expliquer à l’opinion tant nationale qu’internationale de la bonne foi du gouvernement à satisfaire aux doléances de ce corps, les Ministres Gilbert Bawara en charge de la Fonction Publique et celui des Enseignements primaire et secondaire Komi Tchakpélé étaient hier soir sur le plateau de la TVT.
Au cours de ce passage sur la télévision nationale, le Ministre Bawara a laissé entendre que « les enseignants en grève n’ont aucune existence légale ». Et ‘’Le Changement’’ de mentionner que « le ministre Bawara envenime la situation et doit savoir qui si des grévistes sans existence légale arrivent à impacter si négativement sur le déroulement des cours, c’est parce qu’ils sont assez représentatifs et pèsent lourds dans la balance ». « L’enseignement seul n’est pas en crise, c’est tous les secteurs en général » renchérit ‘’Le Bâtisseur’’. Pour l’hebdomadaire, le mandat social du Président Faure Gnassingbé rime avec « ses nombreux voyages qui engloutissent les milliards de francs du contribuable qui n’a droit à aucun compte rendu sérieux ».
‘’Forum de la semaine’’ annonce que « les syndicats des enseignants maintiennent la pression, nouvelle grève de 72 heures depuis hier mercredi ». Après les discussions du 8 décembre dernier qui n’ont abouti à rien, les enseignants ont décidé de corser leur mouvement en appelant cette fois-ci leurs collègues à rester chez eux. « Quatre syndicats hors-la-loi déversent les élèves dans la rues » titre ‘’Chronique de la Semaine’’. Le confrère aperçoit mal le fait que les enseignants mettent en contribution les élèves qui descendent dans la rue où pour déloger leurs camarades où pour manifester leur ras-le-bol. Pour rassurer les élèves et les parents, poursuit le journal, « le gouvernement prend les dispositions » pour que les cours reprennent le plus tôt possible.
• La crise gambienne
‘’Le Bâtisseur’’ rappelle que la mission des chefs d’Etat dépêchés par la CEDEAO à Banjul s’est soldée par un échec. Et pour provoquer la communauté internationale le dictateur gambien menace en ces termes : « si la CEDEAO intervient dans le pays de mes ancêtres, la Gambie sera le cimetière de vos soldats ». A en croire ‘’Forum de la Semaine’’ le président Faure très soucieux des crises qui secouent actuellement certains pays du continent, a pris langue avec son homologue Denis Sassou Nguesso. C’était lors de son retour du voyage qu’il a effectué sur le sol kenyan.
‘’Le Changement’’ note « Jammeh campe sur ses positions, son parti conteste l’élection en justice ». Le confrère rappelle pour sa part que la juridiction devant laquelle le parti entend contester l’élection n’existe que de nom car n’ayant siégé depuis plus d’un an par manque de juges. Alors devant quels juges prétend-il contester se demande le confrère.
• Autres sujets
‘’Liberté’’ révèle « le rôle joué par Faure Gnassingbé pour sauver son frère et ami Joseph Kabila ». Arrivé en fin de mandat et face aux différentes manifestations l’invitant à libérer le plancher, Kabila a essayé d’organiser avec l’aide de Faure un simulacre de dialogue pour prolonger son bail. Faure a non seulement dépêché Edem Kodjo pour conduire le dialogue mais a pu convaincre Vital Kamerhe opposant de seconde zone à participer aux assises.
Pour lutter contre la corruption et assainir les recettes publiques, le gouvernement togolais a décidé de mettre sur pied l’Office Togolais des Recettes (OTR). Plus de deux ans d’activité, l’OTR semble éprouver des difficultés pour relever le défi. Et ‘’Le Rendez-Vous’’ de mentionner que malgré la création de l’OTR, « la corruption, la prime à l’impunité et les discours qui tranchent avec les actes » sont légions sur la terre de nos aïeux.

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