Quatre sujets principaux font la une des publications du jour : la 3è édition des journées portes ouvertes de la presse togolaise, la grève des enseignants, la 7è session du dialogue entre le Togo et l’Union Européenne, puis la situation politique en Gambie.
Journées portes ouvertes de la presse togolaise
C’est le cas de le dire, la presse togolaise sera sous les feux de la rampe à partir de demain jeudi et ce durant trois jours à Blu Zone, sise à Cacaveli à Lomé. Concrètement, il s’agit pour les professionnels des médias de s’ouvrir au public en lui permettant de mieux comprendre l’organisation et fonctionnement des médias. La possibilité est aussi offerte à quiconque le désire de visiter les rédactions des journaux.
Et ce n’est pas tout. Le CONAPP, initiateur de ses Journées en collaboration avec les autres organisations professionnelles de la presse, offre, le temps de ces JPO, une formation en écriture journalistique. Les organisateurs entendent aussi replonger les visiteurs dans la nostalgie des temps anciens à travers l’exposition des vieux matériel et journaux.
Le clou de cette initiative sera la nuit des partenaires, nuit au cours de laquelle les opérateurs économiques qui se seraient distingués, soit par leur soutien à la presse ou soit par leurs actions de communication dans les médias.
La présente édition sera également meublée par des panels de discussions. ‘’Le Libéral’’ rappelle que les échanges tourneront autour du thème : « Médias, laïcité, Dialogue interreligieux au Togo ». Une thématique qui colle bien à l’actualité internationale dans un contexte marqué par l’intolérance et surtout la montée en puissance du terrorisme.
A en croire ‘’Dounia le Monde’’, il s’agit non seulement, de discuter sur le « rôle » des hommes et femmes des médias « dans la promotion de la paix » mais aussi de tenter d’apporter « des solutions devant freiner le terrorisme en Afrique et dans le monde ».
L’apothéose de l’édition 2016 des Journées portes ouvertes de la presse sera un match de football entre les professionnels des médias et les forces armées togolaises mais les chevaliers de la plume et du micro ne se négligeront pas au cours de ces trois jours d’activités. Ils discuteront de leurs propres problèmes et le président du CONAPP donne déjà le la. Dans les colonnes de ‘’Le Magnan Libéré’’, Jean-Paul Agboh-Ahouélété explique que « la presse togolaise doit être pensée désormais comme une entreprise ».
7è session du dialogue Togo-UE
Elle a eu lieu lundi dernier à Lomé et à l’occasion, plusieurs questions relatives à la décentralisation, la sécurité maritime, le commerce, les droits de l’Homme y ont été discutées, relève ‘’Le Libéral’’.
Ce sont des « sujets sensibles », observe ‘’Le Dialogue’’. L’hebdomadaire souligne que cette rencontre de haut niveau a été « une opportunité pour le renforcement des relations entre l’Union Européenne et le Togo ». Il ajoute qu’elle est « une preuve tangible qui détermine davantage l’UE à soutenir et à accompagner le Togo dans tous les domaines sur la base d’un partenariat franc et constructif ».
Commentaire du même tonneau dans ‘’Dounia le Monde’’ qui rapporte que l’Union Européenne « salue l’approche inclusive des autorités togolaises sur la question de la décentralisation ».
‘’Le Magnan Libéré’’ lui, indique qu’au cours de la rencontre d’il y a quelques jours, l’UE a « insisté » sur la décentralisation et les élections locales qui sont en fait « au cœur des préoccupations ». Tout comme ‘’Dounia le monde’’, la publication assure que le partenaire européen a salué et encouragé les efforts du gouvernement togolais en la matière, surtout le récent atelier national sur la décentralisation. Justement, à ce propos, ‘’Le Dialogue’’ rappelle que les élections locales auront lieu au plus tard en 2018.
Grève des enseignants
Les discussions qui ont eu lieu la semaine dernière n’ont apparemment pas porté des fruits et les syndicats d’enseignants repartent en grève de mécontentement de trois jours à partir de ce mercredi.
Généralement, les mouvements de débrayages coïncident avec la sortie des élèves dans les rues. Et « la tension reste vive surtout dans les établissements de l’intérieur du pays depuis hier », informe ‘’Le Magnan Libéré’’ qui craint, par ailleurs, l’infiltration des élevées par des badauds mus par une autre volonté. Par contre, la crainte de ‘’Le Libéral’’, c’est que les compositions du premier trimestre soient « perturbées ».
« Le gouvernement est au pied du mur » avec cette situation, mentionne ‘’Freedom Fighter’’. Pour ‘’La Lanterne’’, les autorités gouvernementales sont tout simplement « rattrapées par leur fuite en avant et leur dilatoire ». A en croire le confrère, au lieu de chercher à résoudre les problèmes posés par les enseignants, le gouvernement s’échine à les déplacer, tout en « tournant en bourrique » les syndicats.
Avec ces grèves à répétition et les velléités des enseignants à ne plus revenir sur les cours manqués, « le système éducatif togolais est au bord de l’implosion », note ‘’Dounia le Monde’’. Le journal en appelle à l’intervention du chef de l’Etat pour résorber une fois pour de bon la crise qui perdure dans le secteur de l’éducation. Le même appel en direction du président de la République est lancé par le Dr William, président du parti Santé du Peuple dans ‘’Forum de la Semaine’’.
Demande identique formulée par l’ANC d’après ‘’Liberté’’ qui signale que les élèves de Kodjoviakopé et Nyékonakpoè ont eux aussi investi les rues hier. Au regard de la succession des grèves, le quotidien observe « le mandat social à l’aune de la crise au sein de l’éducation ». Analyse du tabloïd : « Faure Gnassingbé est en mode indifférence alors même que l’avenir des millions d’élève est en péril ». A preuve, pendant que « ça chauffe au pays », il est « en safari au Kenya ».
De son côté, ‘’Le Dialogue’’ rassure que le gouvernement « demeure ouvert » aux pourparlers afin de parvenir à un accord qui satisfasse à toutes les parties, car le pourrissement de la situation n’arrange personne.
Situation politique en Gambie
La Gambie dans une situation incertaine. Il y a que, après sa défaite qu’il a lui-même reconnue, Yahya Jammet « s’accroche au pouvoir », note ‘’Freedom Fighter’’. Si on en est arrivé là, commente ‘’La Lanterne’’, c’est par la faute de « l’amateurisme, l’immaturité et l’imprudence politique » du président élu Adama Barrow qui a commis une dérive communicationnelle en insinuant que son prédécesseur pourrait être inquiété.
Qu’à cela ne tienne, en tentant de faire main basse sur le pouvoir, Jammet « tombe dans son propre piège », écrit ‘’La Dépêche’’ qui jure que son « revirement de dernière minute n’a aucune chance d’aboutir ».
Dans tous les cas, la pression de la communauté internationale « s’accentue » sur le président sortant avec l’envoi d’une mission diplomatique de la CEDEAO en Gambie, indique ‘’Le Mangnan Libéré’’. Hahya Jammeh est « en mauvaise posture », puisque l’organisation communautaire « réclame son départ », complète ‘’Le Dialogue’’.
Et la CEDEAO se réserve le droit d’intervenir par la force pour le déloger, ajoutent ‘’Dounia le Monde’’ et ‘’Liberté’’.
Dans un tout autre registre, ‘’Dounia le Monde’’ parle « d’énormes détournements de fonds » qui sont constatés dans les comptes de la CAN 2013 de football. Outre le détournement, ‘’Calliope Sport’’ évoque des « cafouillages, combines et surfacturations ».
La grève des enseignants doublée de la descente des élèves dans la rue est aussi commentée sur la toile.