L’actualité dans les journaux parus ce mardi est dominée par le lancement la semaine dernière des travaux de construction de l’hôpital Saint Pérégrin dans la préfecture d’Agoenyivé.
Selon ‘’La Voix du Peuple’, ce complexe sanitaire de référence soignera 80 000 malades par an alors que 10 000 personnes pourront bénéficier d’hospitalisation. L’hebdomadaire renseigne également que l’hôpital qui sera livré dans un an sera doté de services d’IRM, de cardiologie, de neurologie, de traumatologie, d’accouchement et de gynécologie, entre autres. Aussi, les patients devraient-ils être examinés par les meilleurs médecins d’ici et d’ailleurs. Le secteur de la santé qui semblait « le parent pauvre » va donc être revigoré, souligne ‘’L’Eveil de la Nation’’ qui estime que des « lendemains meilleurs » attendent les Togolais.
En plus de prodiguer des soins de qualité à coûts réduits, l’hôpital en construction devra créer de milliers d’emplois pour les citoyens, dixit la directrice générale de la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS) qui finance le projet, dans des propos rapportés par ‘’L’Union pour la Patrie’’. Seulement, à regarder de près, le dossier de construction de cet hôpital de renom est le « symbole d’une gestion artisanale du Togo », relève ‘’L’Alternative’’.
Le bihebdomadaire donne à savoir que toutes les composantes du conseil d’administration de la CNSS n’ont pas validé le projet. « Dans les coulisses, on apprend qu’en dehors du ministre du Travail et de la Fonction publique, les deux autres composantes, c’est-à-dire le patronat et les syndicats n’ont pas donné leur quitus parce que l’argent des travailleurs et retraités doit servir à autre chose qu’à construire un hôpital », écrit la publication. En outre, le journal révèle qu’il n’y a pas eu d’appel d’offre pour retenir la ou les entreprises qui doivent réaliser l’ouvrage. Et de s’interroger : « comment peut-on comprendre qu’un projet de 17 milliards de FCFA n’a pas connu d’appel d’offres ? Comment comprendre qu’on n’associe pas le ministère de la santé à la construction d’un ouvrage qui relève de son secteur même si c’est la CNSS qui apporte le financement ? »
Avant la pose de la première pierre pour la construction de cette infrastructure sanitaire, le chef de l’Etat, Faure Gnassingbé avait présidé le Conseil des ministres délocalisé à Tabligbo. Tous cela sent la « séduction » et donc la « pré-campagne présidentielle 2020 », mentionnent ‘’Togo Yigba, ‘’L’Alternative’’ et ‘’Liberté’’.
Dans un registre différent, ‘’L’Alternative’’ rappelle que le président ghanéen et l’un des facilitateurs dans le dossier politique togolais a accordé une interview à certains médias français où il réitérait la fin de la médiation. Toutefois, à en croire le bihebdomadaire, Nana Akufo-Addo a prôné l’instauration des « discussions de couloirs » pour permettre aux acteurs politiques togolais de parvenir à « un consensus et à un compromis sur la façon d’aborder l’avenir du Togo ». « Les couloirs après l’échec de la facilitation, pourquoi faire ? » écrit le tabloïd qui renseigne également que le président Faure s’est rendu à Accra vendredi dernier pour rencontrer son homologue ghanéen.
Par ailleurs, dans cette sortie médiatique, Nana Akufo-Addo a expliqué qu’il revenait aux Togolais de trancher sur la question de l’alternance. « Aucune vérité nouvelle » dans les propos du dirigeant ghanéen mais « Djimon Oré accuse », note ‘’L’Audience’’. Ces accusations sont dirigées non seulement vers les présidents Akufo-Addo et Buhari mais aussi les responsables de la C14 pour avoir contribué à l’échec du dialogue.
Parlant de la C14, « de report en annulation de son colloque, elle est toujours à la recherche de son bon pied », signale ‘’L’Eveil de la Nation’’. Le président de la l’ANC, parti membre de la coalition est sous les feu de la rampe pour avoir traduit en justice le journaliste Firmin Têko-Agboh, mentionnent ‘’La Voix du Peuple’’ et ‘’L’Eveil de la Nation’’.
Et puis, ‘’Togomatin’’ renseigne qu’un nouveau ministre des Enseignements Primaire et Secondaire « sera bientôt nommé ». C’est en tout cas ce que qu’a laissé entendre le gouvernement le 14 février dernier au sortir d’une réunion avec la Coordination des Syndicats de l’Enseignement du Togo, indique le quotidien.
Le Service de Presse/HAAC