A la une des journaux parus ce mercredi : le lancement des travaux de construction de l’hôpital de référence Saint Pérégrin, le ‘malaise’ au sein de la C14 et la violence sur les terrains de football au Togo.
- Hôpital Saint Pérégrin
C’est un complexe de référence pour des soins de qualité, rappelle ‘’L’Humanité’’. Cela traduit « la volonté politique de Faure Gnassingbé pour le bien-être des populations togolaises », commente ‘’Le Dialogue’’. Cette infrastructure hospitalière est attendue dans 12 mois. C’est le président de la République qui a procédé à la pose de la première prière la semaine dernière, rapportent les journaux. ‘’Fraternité’’ observe qu’une absence au cours de cette cérémonie a retenu l’attention : celle de l’Eglise Catholique, pourtant l’illustre personnalité spirituelle qui a prêté son nom à l’hôpital en construction appartient à cette communauté religieuse, fait remarquer l’hebdomadaire. « Est-ce un boycott ou une mise à l’écart voulue par le pouvoir de Faure Gnassingbé ? » se questionne la publication qui souligne que « les relations entre l’Eglise Catholique et le pouvoir cinquantenaire de Lomé se sont fortement dégradées au sujet des réformes ».
Ainsi que le relève ‘’La Dépêche’’, la construction de cet hôpital est financée par la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS) dont les pensionnaires « meurent de faim ». « Les Togolais ont commis quel crime à Dieu pour connaitre ce triste sort de leurs dirigeants ? » se demande le journal. « Un hôpital de référence oui ! Mais équipez d’abord les ‘’mouroirs’’ existants », écrit ‘’La Lanterne’’. Lorsque ‘’La Dépêche’’ ajoute le lancement par le chef de l’Etat des travaux de construction de cette structure sanitaire de renom à la délocalisation la semaine dernière du Conseil des ministres à Tabligbo, elle conclut que « Faure Gnassingbé est en campagne pour 2020 pendant que l’opposition s’interroge ».
- Malaise au sein de la C14
De report en report du conclave que la coalition a annoncé, elle se retrouve aujourd’hui dans une « quasi impasse », note ‘’Liberté’’ qui évoque les « non-dits de ces reports no limit ». Entre autres non-dit qui retarde aujourd’hui la tenue de ces assises la signature par tous les responsables des partis membres de la coalition d’une charte de bonne conduite pour mettre fin aux erreurs et écarts de comportement connus depuis 2017. Selon le quotidien privé qui puise à la source des indiscrétions, « les contraintes morales imposées par cette charte n’arrangeraient pas certains qui verraient ainsi leurs calculs politiciens gardés jusque-là au secret remis en cause ». C’est donc « l’incertitude » qui est la chose la mieux partagée en ce moment dans les rangs de la coalition, assure ‘’Le Messager’’. « Ça sent le roussi », renchérit ‘’Le Magnan Libéré’’. L’on est en pleine « nuit aux longs couteaux au sein de l’opposition », embraye ‘’Le Libéral’’. De son côté, ‘’Le Dialogue’’ pointe la responsabilité de Brigitte Adjamagbo et Jean-Pierre Fabre dont « les manèges finiront par disloquer le groupe ». Pour sa part, ‘’La lanterne’’ s’interroge : « à qui la faute si d’interlocuteur incontournable du pouvoir la C14 est tombée dans le coma après le 20 décembre ».
En outre, ‘’La Manchette’’ donne à savoir qu’aussi bien dans les rangs des « nouveaux opposants de Faure Gnassingbé » que dans ceux de l’opposition traditionnelle, les uns et les autres avancent leurs pions pour gagner la « bataille de l’onction » du peuple dans la perspective de l’élection présidentielle de 2020.
- Violence dans les stades
On la croyait disparue mais la violence est de retour sur les terrains de football. Après Kabou et Dapaong, elle s’est signalée dernièrement à Badou, tant et si maladroitement que ‘’Le Magnan Libéré’’ insiste que « le football togolais est très malade ». Que faire ? Il faut tout simplement « rechercher et punir les auteurs », suggère ‘’L’humanité’’. Et la Fédération Togolaise de Football semble emprunter cette voix puisqu’elle sera désormais « sans pitié » pour ceux des supporters qui tenteront de se faire justice eux-mêmes, informe ‘’Le Messager’’. En tous, cas, à en croire ‘’La Lanterne’’ et ‘’Togomatin’’, le président de la FTF promet des « sanctions contre les auteurs des troubles ». Le bâton certes, mais il faut approfondir la réflexion de sorte à « guérir le mal à la racine » en sensibilisant sur la maîtrise des textes et le fair-play, recommande ‘’Fraternité’’.
Au surplus, les confrères renseignent que le ministre des Affaires Etrangères et de l’Intégration africaine, Robert Dussey vient de commettre un ouvrage qui consigne à la postérité les actions menées par le président Faure Gnassingbé durant son mandat à la tête de la CEDEAO.
Le Service de Presse/HAAC