Deux sujets principaux meublent les colonnes des journaux parus ce mercredi : le processus électoral en vue des prochaines législatives et la victoire des Eperviers en Gambie dans le cadre des éliminatoires de la CAN 2019 de football.

Pour ce qui concerne le processus électoral, « C’est le top départ du recensement dans la zone 2 aujourd’hui », rappelle ‘’Togomatin’’. L’opération, précise ‘’Le Libéral’’, est « boycottée » par la coalition des 14 partis de l’opposition qui « reconduit » son mot d’ordre de la première zone. Finalement, la C14 fait du boycott sa principale « arme », renchérit ‘’Le Magnan Libéré’’. ‘’Le Dialogue’’ rapporte que le PNP a notoirement appelé les populations de la seconde zone à ne pas se faire enrôler avant d’observer que « les pyromanes soufflent encore sur la braise de la démobilisation ».

Alors, face à cet appel à la démobilisation, l’hebdomadaire se demande si « l’engouement des Togolais s’effritera ». Dans tous les cas, « la CENI attend le même succès de l’opération de recensement que dans la zone 1 », écrit ‘’Le Messager’’. Avec la détermination du pouvoir à « organiser vaille que vaille les élections » en décembre prochain, « sans égard à ce qui pourrait advenir, c’est une tragicomédie qui se prépare, en tout silence des facilitateurs et de la CEDEAO », relève ‘’Liberté’’. « Non ! la CEDEAO ne doit ni ne peut laisser faire », indique le quotidien privé.

L’autre aspect de l’actualité, c’est la confirmation par l’Assemblée nationale des membres désignés par la C14 pour siéger à la CENI. Sur les 8, seuls trois ont été élus au titre de l’opposition extraparlementaire et de la société civile, rapportent les journaux. L’élection des 5 autres représentants de l’opposition parlementaire achopperait sur le siège de l’UFC que cette formation politique n’entend pas céder. D’après ‘’Togomatin’’, Isabelle Améganvi voit derrière le « refus » de l’UFC de quitter la CENI la main de l’UNIR. Pour le quotidien privé, cette posture de la 2è vice-présidente de l’ANC dénote de « l’amateurisme » et du « populisme » qui caractérisent ce parti.

Qu’à cela ne tienne, à en croire ‘’Le Magnan Libéré’’, le président de l’Assemblée Nationale joue les intermédiaires pour « faire entendre raison aux protagonistes ». Mais le journal pense qu’il aurait été opportun que Gilchrist Olympio, le leader de l’UFC, se prononça sur cette question de siège à la CENI.
Et non contente de « menacer de révéler des secrets » concernant l’ANC, l’UFC « enfonce le clou » en faisant part de son intention de traduire en justice le parti présidé par Jean-Pierre Fabre, relèvent ‘’Le Dialogue’’, ‘’Le Messager’’ et ‘’Le Magnan Libéré’’. Ce sont là « les dernières turpitudes d’un parti mourant », commente ‘’La Manchette’’. Pour sa part, ‘’La Dépêche’’ assure que d’« opposant farouche », Gilchrist Olympio est « devenu fossoyeur de la démocratie ».

L’autre sujet phare de l’actualité reste la victoire en déplacement 0-1 hier des Eperviers du Togo contre la Gambie en match comptant pour la 4è journée des éliminatoires de la CAN 2019 de football. Une victoire qui relance le Togo dans la course, analysent les publications du jour. Victoire sans Emmanuel Adébayor qui a « dénoncé » il y a quelques jours l’état « défectueux » de la pelouse du stade municipal de Lomé.

Le capitaine des Eperviers suggère que les matchs soient joués au Ghana, renseigne ‘’Fraternité’’. Le journal fait un lien avec les propos du ministre togolais de la Sécurité qui aurait déclaré il n’ y a pas longtemps que « le Togo n’est pas une colonie du Ghana ». « Le Togo n’est certes pas une colonie du Ghana, mais cela n’a pas empêché Sheyi Adébayor de reconnaître la qualité des infrastructures sportives de ce pays, symbole de l’efficacité de la gouvernance politique au pays de Komi N’Krumah. C’est déjà la grande leçon », écrit le tabloïd.
Tout à fait autre chose, ‘’Liberté’’ donne à savoir que les élèves de l’école primaire publique de Kidjaboune dans la préfecture de Dankpen ont « passé en 2017-2018 une année blanche » après que leur établissement a été fermé officiellement pour « des raisons de confort ». Mais le quotidien croit savoir que « cette fermeture a été décidée par l’inspecteur pour punir les populations qui voteraient pour l’opposition lors des consultations électorales ».

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