L’information est rapportée dans les colonnes de ‘’L’Indépendant Express’’ : Faure Gnassingbé est « sommé par Muhammadu Buhari de prendre ses responsabilités historiques vis-à-vis de son pays » en disant s’il sera ou pas candidat à l’élection présidentielle de 2020. A en croire l’hebdomadaire, cette demande serait la résultante de la « surprise » du président nigérian de constater la « léthargie qui frappe l’exécution de la feuille de route de la CEDEAO ». Et « face aux manœuvres de contournement de cette feuille de route, une délégation de la coalition des 14 partis de l’opposition est attendue cette semaine à Accra » où elle rencontrera le facilitateur Nana Akufo-Addo, renseigne ‘’Le Correcteur’’.
Pendant ce temps, la CENI poursuit ses activités. Elle lance demain mercredi le recensement électoral dans la zone 2. Opération boycottée par la C14 qui invite la population à en faire autant. « Le vrai recensement viendra » a lancé la coordinatrice de la coalition dans des propos rapportés par ‘’Liberté’’. « Jusqu’où ira la C14 » dans son boycott ? se demande ‘’L’Eveil de la Nation’’.
Dans tous les cas, ‘’Togomatin’’ explique que le « challenge » d’amener les citoyens à se désintéresser du recensement électoral est « difficile » d’autant plus que « les responsables du parti UNIR ont déjà fait des tournées dans le nord pour sensibiliser les populations » d’aller se faire enrôler et obtenir leur carte d’électeur.
Quelle sera la prochaine étape après le boycott du recensement à la C14 ? Va-t-elle aussi boycotter les prochaines élections ? se questionne ‘’L’Eveil de la Nation’’. ‘’L’Alternative’’ répond et donne à savoir que la coalition « menace » de ne pas y prendre part « si la CENI, manipulée par le régime, n’arrête pas sa course folle et si les choses ne reprennent pas de façon consensuelle ». ‘’L’Eveil de la Nation’’ constate que l’opposition n’apprend pas de ses « erreurs », attendu que la même posture lui a déjà coûté. Le bihebdomadaire de rappeler que les mêmes causes finissent par produire les mêmes effets.
En réalité, pour une « véritable sortie de crise », est-il conseillé de « se hâter d’aller aux élections législatives le 20 décembre ? » s’interroge ‘’Liberté’’. Le quotidien privé répond par la négative, car cette « précipitation » comporte des « risques du chaos ». ‘’L’Indépendant Express’’ confirme que « l’ombre du chaos plane sur le Togo » avec ‘’l’intransigeance’’ du pouvoir et « l’offensive » que serait en train de préparer le PNP. « Le pouvoir togolais devrait se ressaisir et savoir qu’il est à la tête d’un pays et non devant une monarchie », commente le journal.
Ainsi que le révèle ‘’L’Alternative’’, Gilchrist Olympio est allé voir le président de la République, Faure Gnassingbé à l’effet de discuter de la situation politique. Le bihebdomadaire croit savoir que les échanges qui se sont déroulés dans une « ambiance tendue ont tourné à l’extrême humiliation » pour le leader de l’UFC. La situation, raconte le tabloid, a été telle que M. Olympio a fait une « crise grave au sortir de cette rencontre ». Selon la publication, son état de santé a nécessité une « évacuation d’urgence sur Paris ».
Pour rappel, l’UFC rechigne à quitter la CENI, selon la presse. Sur le sujet, ‘’Le Correcteur’’ assure que « ce refus est une mise en scène du pouvoir pour perpétuer la pagaille » à la Commission Electorale Nationale Indépendante.
Et puis, ‘’L’Alternative’’ signale qu’un proche du président Ivoirien, Alassane Ouattara, du nom de Adama Bictogo, est « impliqué dans le recensement controversé au Togo ». Selon le journal, l’ancien ministre qui « se trouve aux côtés de la société Zetes » a décroché un « juteux contrat d’application et de reconditionnement des kits ». Le bihebdomadaire indique que le ministre Gilbert Bawara est « également du réseau ».