Trois sujets principaux meublent les colonnes des journaux parus ce vendredi : le cinquième anniversaire de la création de l’UNIR, la querelle au sein de l’opposition togolaise à propos de la nomination des membres du Conseil National de Suivi de la Décentralisation et les difficultés qu’éprouve la chefferie traditionnelle dans certaines localités du pays.
En levée de rideau, ‘’Flambeau des Démocrates’’, informe que la HAAC est « sortie de son mutisme » en mettant en garde les pasteurs qui s’attaquent par médias interposés. « Cette sortie est à saluer même si on peut reprocher à cette institution de n’avoir pas agi plus tôt et d’avoir laissé pourrir la situation », commente le tabloïd.
« Voilà des hommes d’église qui devraient, d’après leur attitude permettre que nos âmes soient rachetées » mais qui se tapent dessus et appliquent la loi du talion, déplore ‘’Le Canard Indépendant’’. « Quel est le modèle que nous offrent ces pasteurs ? Quelles leçons de vie ? La HAAC doit leur poser la question », poursuit le journal.
Anniversaire de l’UNIR
Créé le 14 avril 2012 sur les cendres du Rassemblement du Peuple Togolais, l’Union pour la République a aujourd’hui 5 ans. ‘’Togoréveil’’ informe qu’en prélude à la célébration de cet anniversaire, une réunion des responsables et militants du parti s’est tenue mercredi dernier à Atakpamé. Le journal rapporte que « les prochains grands évènements du pays » ont été passés en revue au cours de cette rencontre, notamment les échéances électorales de 2018 pour lesquelles l’UNIR se prépare déjà.
14 avril, jour anniversaire de l’UNIR, mais pas seulement. Cette date est un « double triste anniversaire », relève ‘’Liberté’’ qui donne à savoir qu’au-delà de la 5è bougie du parti présentiel, la date d’aujourd’hui coïncide avec les 50 ans de gouvernance de la famille Gnassingbé. 50 ans de déni de « l’état de droit, de la démocratie et de l’alternance », regrette le confrère « mais la ‘’Gnassingbécratie’’ est loin d’être à son terme », s’inquiète-t-il. Et pour cause. Le quotidien privé croit savoir que « Faure Gnassingbé manœuvre pour se donner les moyens de prolonger de deux septennats son bail sur le pouvoir ».
50 ans des Gnassingbé plus 5 ans d’UNIR, c’est un « véritable gâchis », renchérit ‘’L’Alternative’’ qui note que « du père au fils, le fond de la gouvernance du pays est resté le même ». Commentaire du bihebdomadaire : « cet anniversaire sinistre devrait interpeller chacun à s’engager davantage pour un changement profond dans ce pays », sinon prévient-il, « le choc d’impact, après la descente aux abîmes, n’épargnera personne ».
Querelle au sein de l’opposition
La pomme de discorde ? La composition du Conseil National de suivi de la Décentralisation (CNSD). Le moins que l’on puisse dire c’est que cette composition « fait polémique », souligne ‘’Le Canard Indépendant’’. En fait, le CAR est monté au créneau pour dénoncer la répartition des places au sein de ce Conseil. Et ce n’est pas tout. Le Comité d’Action pour le Renouveau accuse l’ANC d’avoir été de mèche avec l’UNIR au détriment de toute l’opposition, indique ‘’Flambeau des Démocrates’’.
Pour ‘’L’Eveil de la Nation’’, l’ANC et le CAR qui s’affrontent au sujet de la représentation au sein du CNSD, cela s’apparente à « deux chiens qui se battent pour un os ».
Il n’y a pas que le CAR qui s’insurge contre la composition du CNSD, le NET s’y est également mis en faisant observer que cette composition porte en elle-même « les germes de l’inefficacité du Conseil », signale ‘’Le Changement’’. Non content de « contester la représentativité » du chef de file de l’opposition, le président du NET, Gerry Taama « propose une commission parlementaire présidée par un député de l’opposition », renseigne ‘’Togoréveil’’.
Problème de chefferie traditionnelle
C’est la localité de Lama-Tessi dans la préfecture de Tchaoudjo qui est sous les feux de la rampe avec les populations qui s’opposent à la désignation d’un chef Kabyè à la tête de la communauté Tèm. Sur le sujet, ‘’L’Eveil de la Nation’’ est convaincu que ce problème peut être réglé avec un peu de bon sens et de sagesse.
‘’Le Canard Indépendant’’ explique que deux solutions possibles s’offrent dans la résolution de ce problème. Le ministre de l’Administration territoriale peut « mettre en place un conseil coutumier comme le prévoit la loi et appliquer le choix par voie héréditaire ou alors procéder à l’organisation de l’élection pour la désignation du nouveau chef de canton de Lama-Tessi », suggère l’hebdomadaire.
Après le Tchaoudjo, c’est autour de la préfecture de la Binah « d’enregistrer une manifestation contre la tentative de certaines autorités du pays d’imposer un chef canton contre l’avis des populations ». D’après le quotidien, ces populations pointent du doigt l’actuel Directeur de Cabinet de la Primature.
Dans un tout autre registre, ‘’L’Alternative’’ révèle que les partenaires au développement « souhaitent le départ » de Cina Lawson pour insuffisance de résultats dans son département. « Faure Gnassingbé va-t-il enfin se décider ? » se questionne le confrère.
Le service de presse/HAAC