Les publications du jour évoquent le lancement officiel de la phase de réparation des dommages et préjudices subis par les victimes des violences politiques de 1958 à 2005.

Mais d’abord, le séminaire sur la dépénalisation des délits de presse et la responsabilité du journaliste organisé par la HAAC mardi dernier à Lomé.

‘’Waraa les Vainqueurs’’ proposent un compte-rendu de ces assises. Vers une relecture du code de la presse ? se questionne ‘’Nouvelle Opinion’’ qui note que la rencontre du 21 mars a le mérite d’avoir « lancé le débat ». A travers ce séminaire, « Pitang veut accentuer la responsabilité professionnelle des journalistes », écrit ‘’La Symphonie’’. « La HAAC veut entamer une opération de salubrité publique dans la presse », renchérit ‘’L’Eveil de la Nation’’.

‘’Le Combat du Peuple’’ s’intéresse également au sujet et assure que le rendez-vous de mardi au cours duquel les professionnels des médias ont été conviés à la « réflexion » et à « l’autocritique » 13 ans après la dépénalisation des délits de presse, a été « très riche d’enseignements parce qu’il a permis d’éclairer la nouvelle génération de journalistes sur les tenants et les aboutissants du métier ».

Certes, depuis 2004 les journalistes n’ont pas connu la prison pour des infractions commises par voie de presse mais plusieurs professionnels des médias ont subis des « agressions » dans l’exercice de leur métier, opine ‘’Le Correcteur’’. Le bihebdomadaire cite les exemples de Noel Tadegnon, Justin Anani, Fredo Atipou, Tony Sodji et Robert Avotor. Bonéro Lawson a même « connu un séjour carcéral », fait-il remarquer.

 HCRRUN : démarrage de la phase de réparation

La réconciliation sur les rails au Togo, le processus de réparation est « en marche », observe ‘’La Voix du Peuple’’. En effet, ce programme de réparation des victimes a été lancé vendredi dernier à Lomé par le Premier ministre, Komi Sélom Klassou, mentionne ‘’Togo-Presse’’. « Les Togolais qui se sont regardés pendant longtemps en chiens de faïence sauront définitivement accepter cette phase engagée par le HCRRUN afin que main dans la main la nation togolaise renaisse de ses cendres et amorce un nouveau départ vers le développement », écrit ‘’L’Eveil de la Nation’’.

Mais pour que la réconciliation soit effective, le citoyen doit « se sentir considéré et respecté en tant que tel », précise ‘’Fraternité’’ qui se demande si l’enveloppe allouée au HCRRUN pourra suffire à indemniser les 7057 victimes identifiées. Ce fond initial s’avère insuffisant pour prendre en compte toutes les personnes concernées, répondent ‘’Waraa les Vainqueurs’’. Seules 2475 seront « couvertes » par le processus dans cette première partie, indique ‘’La Symphonie’’. Le tabloïd renseigne que les opérations d’indemnisation se dérouleront dans trois villes du Togo à savoir Lomé pour les victimes de la région Maritime et des Plateaux Est; Atakpamé pour les victimes de Plateaux Ouest ; et Kara pour celles des régions Centrale, de la Kara et des Savanes.

‘’La Symphonie’’ d’ajouter que les réparations dont on parle sont aussi bien « individuelles que collectives, directes que indirectes, matérielles que d’ordre pécuniaire et scolaire ». Pour sa part, ‘’Forum de la Semaine’’ donne à lire tout sur le programme de réparation, le mode opératoire et les conditions à remplir. De son côté, ‘’Togomatin’’ offre les clés d’une meilleure compréhension de la justice transitionnelle et des réparations. Quant à ‘’Liberté’’, elle donne la parole au Prof Aimé Gogué. Ce dernier « regrette le black-out sur les présumés auteurs ».
Le lancement de la présente phase « dénote de la volonté politique manifeste du chef de l’Etat et de tout le gouvernement d’apporter un apaisement aux cœurs meurtris par les périodes douloureuses », commente ‘’Nouvel Opinion’’.

Toutefois, souligne ‘’Le Combat du Peuple’’, Faure Gnassingbé « doit prendre ses précautions en veillant personnellement à ce que le processus poursuive son cours avec diligence pour calmer les cœurs meurtris parce que le vrai enjeu, c’est la non répétition du phénomène des violences politiques dans notre pays ».

‘’Liberté’’ rappelle que le début de l’étape cruciale de la réparation intervient au moment où un meeting du Parti National Panafricain de Tikpi Atchadam pourtant autorisé par le maire a été empêché à Kara. Lorsque le confrère ajoute à cet état de fait les « affres » dont aurait été soumis Pascal Bojona la semaine dernière lorsqu’il se rendait à son village natal, il se demande : « que dit Awa Nana aux milices de Kara ». « C’est dommage pour l’image du pays », se désole ‘’Le Correcteur’’ qui met à l’index « l’intransigeance de Faure Gnassingbé à en découdre avec la démocratie ».

Dans un registre différent, les confrères informent de ce que la Cour Constitutionnelle a « donné raison » à l’ANC qui y avait introduit un recours dénonçant le dysfonctionnement du bureau de l’Assemblée nationale et le blocage de l’examen de la proposition de loi introduite par ses députés.

En outre, ‘’Le Correcteur’’ signale qu’en séjour en Europe, Jean-Pierre Fabre a prononcé hier un « poignant discours » à la diaspora togolaise à Paris sur la lutte pour l’alternance au Togo. Morceau choisi à la une de ‘’Liberté’’ : « L’alternance démocratique est désormais un impératif républicain et patriotique ».

Au surplus, ‘’Le Correcteur’’ constate que pendant que cinq ministres ont été « emportés » par les scandales en cinq ans sous François Hollande en France, au Togo, « les révélations troublantes sont plutôt un outil de promotion des gaffeurs ».

Et puis, toujours ‘’Le Correcteur’’ explique que l’équipe nationale de football du Togo pourtant sous contrat avec l’équipementier Macron s’est tournée vers Puma. En colère, Macron s’apprêterait à porter plainte contre notre pays. Le journal dénonce les « magouilles, l’amateurisme et le cynisme » du président de la FTF et son groupe. Toutes choses qui « exposent le Togo à de lourdes amendes », insiste-t-il.

Sur la toile, les médias en ligne commentent le lancement de la phase de réparation des victimes des violences politiques de 1958 à 2005.

Le Service de Presse/HAAC

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