Tout comme hier, les journaux parus ce jeudi évoquent les assises organisées mardi dernier par la HAAC sur la dépénalisation des délits de presse. Aussi, s’intéressent-ils à la crise dans le secteur de l’éducation.
Rencontre sur la dépénalisation des délits de presse
Il ressort des échanges qui ont eu lieu dans la salle des conférences de la Sazof que les professionnels des médias n’ont pas eu la compréhension idoine du concept de la dépénalisation des délits de presse. En plus, les textes qui régissent le monde de la communication doivent être revus, question de prendre en compte les médias en ligne. Tant et si bien que ‘’Togomatin’’ se demande si l’on ne va pas vers un « nouveau » code de la presse et de la Communication.
‘’Togo-online.co.uk’’ a une autre lecture du séminaire d’il y a deux jours. Le site web croit savoir que le thème de cette rencontre est une « façon détournée d’empêcher les participants de voir le côté invisible de l’iceberg ».
Les commentaires vont bon train, informe ‘’Le Changement’’. A en croire le confrère, certains voient à travers l’initiative de la Haute Autorité « des manœuvres en vue de museler le 4è pouvoir dans la perspective des consultations populaires en vue. Mais le président de la HAAC rassure du contraire, donc plus de peur que de mal », poursuit le journal.
En tout cas, ‘’Chronique de la Semaine’’ note que la HAAC a lancé le « débat » sur le projet de relecture de ce code pour ainsi coller à une recommandation des états généraux de la presse tenus il y a quelques années . ‘’Vision d’Afrique’’ confirme et explique que l’instance de régulation a « invité à la réflexion » les acteurs de la grande famille des communicateurs afin que la dépénalisation ne soit pas comprise comme l’a souligné le président de la HAAC à l’ouverture du séminaire, comme « la voie royale ouverte au libertinage, un feu vert, un laisser-aller sur l’autoroute des violations de toutes sortes ».
13 après la dépénalisation des délits de presse, les professionnels des médias et la HAAC « dressent le bilan », écrit ‘’The Guardian’’ qui propose à ses lecteurs le déroulé de la rencontre de mardi.
Pour sa part, ‘’Flambeau des Démocrates’’ souligne que les préoccupations des participants dans le débat « généralement houleux mais enrichissant » qui a suivi les communications, ont essentiellement porté sur « les réelles motivations de le tenue de ce séminaire qui, à tout point de vue ressemble au calme qui annonce la tempête, l’indépendance des institutions comme la HAAC et la justice, la pérennité de la dépénalisation, la nécessité de la révision à la hausse de l’aide publique à la presse ainsi que la responsabilité sociale du journaliste ».
Si ‘’Echos du Pays’’ ne voient pas d’un mauvais œil cette relecture des textes, ils demandent cependant au gouvernement de trouver la « bonne approche » pour le faire. Pour la publication, autant les gouvernants devraient éviter de « durcir le ton » à l’égard des journalistes, autant ces derniers devraient exercer leur métier avec responsabilité.
Crise dans le secteur de l’éducation
Pour y ramener la sérénité, le gouvernement a, pour entre autres actions, doublé la prime d’incitation à la fonction d’enseignant. Cela fait dire à ‘’ Echos du Pays’’ que le gouvernement « opte pour des mesures d’apaisement ». « Le gouvernement rassure » renchérit ‘’Vision d’Afrique’’. Les deux journaux s’interrogent toutefois si c’est la fin des mouvements d’humeur et leur corollaire dans l’éducation.
Rien n’est moins sûr et ‘’Flambeau des Démocrates’’ signale que « l’année scolaire se cherche une couleur ». Et d’ajouter que la CSET et la FESEN sont « en repli stratégique ». « L’année… blanche est si loin et si proche », observe ‘’Liberté’’, car « le respect du nouveau calendrier réajusté annoncé est loin d’être garanti ». Quant à ‘’The Guardian’’, il dénonce le « rôle funeste » joué par le président de l’Association des Parents d’Elèves, un rôle qui aurait contribué à durcir la position des enseignants.
Dans le reste de l’actualité, les tabloïds renseignent que le HCRRUN « entre en action » demain vendredi en ce qui concerne le processus de réparation et d’indemnisation des victimes de violence entre 1958 et 2005. « Réconciliation à sens unique ? » se questionne ‘’Liberté’’. Pour ‘’Togomatin’’, il faut avant tout « considérer l’esprit et le symbolisme » de cette réconciliation.
Et puis, ‘’Liberté’’ donne à savoir que « des gendarmes cagoulés et armés ont bloqué hier soir à Kara pendant près d’une heure d’horloge » le convoi de Pascal Bodjona qui se rendait dans son village à l’occasion du 6è anniversaire du décès de son père. Le quotidien privé rapporte que ces gendarmes « auraient signifié avoir reçu des instructions fermes et qu’ils seraient prêts à faire usage de leurs armes si le convoi forçait le passage ».
Le Service de Presse/HAAC