L’annulation de l’appel d’offres des sociétés de distribution de bouquets audiovisuels fait la une de certains journaux parus ce vendredi.

Ce dossier, c’est « l’autre scandale qui éclabousse le président de la HAAC devant la Cour suprême », souligne ‘’L’Alternative’’ qui rappelle d’abord les faits.

« Le 13 avril 2016, un appel d’offres a été lancé pour l’autorisation d’installation et d’exploitation de sociétés de distribution de bouquets de programmes audiovisuels en mode numérique terrestre à Lomé et à l’intérieur du pays. L’appel d’offres a été clôturé le 20 mai 2016. La commission, après étude des offres, a attribué le marché à la société Startimes Media-Togo dirigée par monsieur ADANBOUNOU A. kovi. Ce dernier, conformément aux exigences de l’appel d’offres, a commencé ses installations pour démarrer ses activités quand le président de la HAAC, par une simple décision du 8 août N° 049/HAAC/2016, annule l’appel d’offres. Scandalisé par cette décision surréaliste, même sans aucun fondement, le gérant de la société Startimes Media-Togo dépose un recours auprès de la Chambre Administrative de la Cour suprême (…) », écrit le bihebdomadaire.

Le journal croit savoir que « la décision d’annulation de ce marché par le président de la HAAC, trois mois après son arrivée à la tête de l’institution, quoique arbitraire, est motivée par d’autres raisons que les pseudo irrégularités qu’il pointe du doigt ».

‘’L’Alternative’’ donne à savoir que « dans son courrier de transmission, la HAAC précise que sa structure était dans une période d’intérim après le décès du précédent président, ce qui n’est point avéré du fait que les textes de la HAAC ne prévoient aucunement d’intérim après le décès de son président, mais une continuité assurée automatiquement par le Vice-président. La HAAC a également expliqué que « la procédure était complexe sans en apporter la moindre preuve et a également mis en avant l’intérêt général sans en donner la moindre explication démontrant l’effet négatif contre un quelconque intérêt général ».

A l’en croire, « l’actuel président de la HAAC, promoteur de deux chaînes (TV2 et TLS) avant son arrivée à la tête de l’institution, s’était associé avec deux autres promoteurs de télévision pour créer une société qui a postulé à l’appel d’offres. Seulement, leur dossier est arrivé hors délai et a été rejeté ».

Le confrère en vient à la conclusion que « les motivations réelles de l’annulation de ce marché sont d’ordre personnel plutôt qu’un quelconque soucis de transparence ou de l’intérêt général ». L’objectif poursuivi, ajoute le tabloïd, est de « remettre tout à plat afin de permettre à la société dont le dossier est rejeté de revenir dans le jeu, et pourquoi pas de se voir attribuer le marché ». Et d’insister : « Nous sommes en face d’un conflit d’intérêt grave qui doit interpeller non seulement la Chambre Administrative de la Cour suprême, mais aussi la Haute Autorité de lutte contre la Corruption ».

Aussi, le bihebdomadaire révèle-t-il que « la HAAC, depuis bientôt trois mandatures, est devenue un repaire de corruption, de dessous de tables, de passe-droits, d’abus de pouvoir ». « Que fait-on des ristournes en plusieurs millions que la société Media Plus verse à la HAAC chaque année ? » se questionne la publication.

‘’Le Rendez-vous’’ qui publie les mêmes informations ou presque que ‘’L’Alternative’’ note que la Haute Autorité a « ‘’braqué’’ un appel d’offres sur des motifs fades ». Le tabloïd renseigne que « dans certains milieux, il revient que monsieur Pitang avance même que c’est le chef de l’Etat qui lui a demandé d’annuler cet appel d’offres ». Toutefois, le confrère précise : « tout comme on n’a pas eu la documentation sollicitée, nous n’avons non plus eu la chance d’infirmer ou de confirmer toutes ces informations».

Par ailleurs, l’hebdomadaire assure que la mandature actuelle de la HAAC est celle « des scandales ». Mais pas seulement. Le journal pense que « jamais la HAAC n’a connu un président qui regarde les journalistes d’en haut avec tant de mépris. Un président qui peut dire ce qu’il veut à un journaliste ».
Les publications du jour se sont également intéressées aux réformes politiques avec le CAP 2015 et le groupe des six partis politiques qui sont entrés en concertation à cet effet.

L’autre sujet à la une de l’actualité est l’organisation des élections locales. Le ministre des Affaires Etrangères, Robert Dussey annonce leur tenue d’ici à la fin de cette année. Sa sortie cristallise les commentaires. Là-dessus, ‘’Vérité des Peuples’’ pense que le chef de la diplomatie est en réalité une « cible d’attaques stériles ».

Et puis, la presse du jour évoque le débrayage des enseignants. Ils repartent en grève et souhaitent rencontrer le chef de l’Etat, écrit ‘’Le Patriote’’.

Le Service de Presse/HAAC

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