L’annonce des élections locales pour fin 2017 au plus tard fait la une des journaux parus ce jeudi.
Mais d’abord l’affaire LCF-City Fm avec ‘’Echos du Pays’’ qui rappellent que les organisations de la société civile seront une nouvelle fois dans les rues de Lomé samedi prochain. Même si le personnel s’est désolidarisé des manifestations publiques au profit des négociations de couloirs, la société civile appuyée par les partis politiques entendent néanmoins battre le pavé, pour défendre « la liberté de presse et des espaces d’expression dans le pays », relève l’hebdomadaire.
Ces organisations annoncent la HAAC comme point de chute, Fogan Adégnon s’y oppose, informe ‘’Liberté’’. Elles ont annoncé hier lors d’une conférence de presse que le point de chute de leur marche de samedi sera la HAAC, mais ils ont reçu une lettre du président de la Délégation spéciale de la ville de Lomé qui leur demande d’avoir comme « point de chute retenu de commun accord(…) le carrefour de Lomégan, au lieu de la HAAC », rapporte le quotidien.
‘’Chronique de la Semaine’’ voit à travers ces sorties des organisations de la société civile une « tentative de récupération », car le personnel de LCF et City FM a « dit non et opte pour la négociation. » De même, après la fermeture de LCF et City FM et l’agression du journaliste Robert Avotor, le confrère se demande si « la presse togolaise est vraiment en danger ».
Il est vrai que le journal ‘’Chronique de la Semaine’’ souhaite ardemment la réouverture des deux chaînes du groupe Sud Média et la traduction des agresseurs du journaliste Robert Avotor devant les tribunaux. « Cependant, l’on ne peut nier que la liberté de la presse est une réalité au Togo », relève le tabloïd. Tout étranger qui met le pied au Togo et qui fait un zapping sur les chaînes de radios ou qui parcourt les colonnes de la presse privée « ne dira jamais que la presse est menacée dans notre pays », poursuit-il
Par ailleurs, le quotidien ’’Liberté’’ se fait l’écho d’une conférence débat qui a eu pour thème : « La liberté de presse et d’expression à l’épreuve de la HAAC : cas du Togo et du Bénin. ». Organisée par les acteurs de la vie sociopolitique avec le soutien de la section Togo d’Amnesty International et les Universités sociales du Togo, « cette conférence de presse a regroupé une soixantaine de personnes, le samedi 18 février 2017 à la maison de la santé à Lomé », informe le journal.
L’autre sujet abordé par les publications du jour reste l’organisation des élections locales. Selon Robert Dussey, elles auront lieu avant la fin de cette année. L’annonce ne manque pas de soulever quelques interrogations.
‘’Le Changement ‘’ reprend dans ses colonnes l’intégralité de l’interview où Robert Dussey « rassure qu’il y aura les élections locales d’ici la fin de cette année »
« Les élections locales pourront-elles avoir lieu avant fin 2017 ? », se demandent ‘’Waraa Les Vainqueurs’’.Le journal en doute « quand on sait que les prochaines législatives auront lieu en 2018, on voit mal le gouvernement s’investir dans les locales en 2017». M. Payadowa Boukpessi avait annoncé les élections pour 2018, rappelle le confrère.
Les élections locales d’ici la fin de l’année 2017 selon Robert Dussey : « Fausse alerte ? » s’interroge ‘’Flambeau des Démocrates’’. L’annonce faite par le ministre Dussey prend de court toute la classe politique togolaise et crée assez de supputations. « Mais en réalité, le ministre des affaires étrangères a-t-il parlé sous pression au nom d’une diplomatie tendant à soigner l’image du Togo à l’extérieur ? », se demande le confrère.
Tout compte fait, certains politiques restent prudents. C’est le cas de la CDPA qui pense que « l’équité n’est pas la chose la mieux partagée au Togo (…) tout porte à croire que ce gouvernement nous amène à des élections surprises ». Tiendra ou tiendra pas ? « On attend de voir ! », s’exclame l’hebdomadaire.
Elections locales : « entre mensonges, incohérences et diversions », écrit ‘’Le Perroquet’’. Pendant que Payadowa Boukpessi prévoit les élections locales pour 2018, Robert Dussey parle de fin 2017, ce qui amène le confrère à s’interroger : « Dussey met-il le gouvernement dans un embarras ? ».
A en croire l’hebdomadaire, l’annonce des locales pour fin 2017 par le ministre Dussey « n’est pas une invention de sa part mais plutôt une décision du gouvernement. » Mais, « pour l’organisation d’une élection d’une telle envergure, il faut inévitablement mettre en œuvre des préalables avec l’épineuse question du fichier électoral. », pense le journal.
‘’Togomatin’’ également est pessimiste quant à la tenue des élections locales à la fin de l’année 2017 et énumère les raisons pour lesquelles ce « n’est pas envisageable ». Pour le bihebdomadaire, deux raisons peuvent jouer contre l’annonce du ministre Dussey. D’abord, il y a « l’épineuse question de la restructuration de la Commission Electorale Nationale Indépendante, et ensuite les rendez-vous internationaux majeurs que le Togo est amené à abriter cette année ». Le journal suggère donc au chef de la diplomatie togolaise de corriger cette « bourde ».
« L’opposition divisée sur les propos du Ministre Robert Dussey », renseigne ‘’Forum de la Semaine’’. Pour le leader des Forces Démocratiques pour la République (FDR), Me Dodji Apevon, ces propos (l’annonce des locales pour fin 2017 ), n’ont rien de sérieux, car venant de la « mauvaise personne ». Même son de cloche chez Jerry Taama qui pense que M.Dussey a fait « une telle déclaration parce que se trouvant sur les terres allemandes », rapporte le quotidien privé. Contrairement aux deux premiers qui ne prennent pas cette annonce au sérieux, la CDPA se méfie et croit « qu’il vaut mieux rester sur ses gardes », fait savoir la publication.
Tout à fait autre chose, ‘’Le Triangle des enjeux’’ revient sur l’Accord Politique Global et titre : « La gouvernance du dilatoire au Togo : Entre l’APG et Faure Gnassingbé, qui est « Vintage » ? Pour l’hebdomadaire, Faure Gnassingbé et ses collaborateurs « refusent » de mettre en œuvre l’Accord Politique Global signé le 20 août 2006. « Onze ans après, la gouvernance du dilatoire a conduit à ce que les principales réformes politiques prescrits par l’APG soient systématiquement retardées par les préalables interminables. », commente-il.
Qu’il s’agisse de la limitation du mandat, du mode de scrutin, de la question du contentieux autour du code électoral, « bref des moyens d’assurer une vie démocratique s’appuyant sur la vérité des urnes au Togo, rien n’a changé », ajoute le tabloïd.
Dans le reste de l’actualité, certains journaux se sont intéressés au bilan du comité de mobilisation de fonds pour la CAN Gabon 2017. Au total, 986.107.732 F CFA ont été mobilisés pour les Eperviers.
Par ailleurs, concernant l’agression du journaliste Robert Avotor, l’hebdomadaire ‘’Waraa Les Vainqueurs’’ se fait l’écho du communiqué de la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC) qui « interpelle » le gouvernement et « réclame que la lumière soit faite dans les meilleurs délais autour de cet accident qui intervient peu de temps seulement après les voies de fait contre le même journaliste dans l’exercice de son métier ». Aussi, la HAAC a-t-elle « exprimé ses remerciements au gouvernement à travers le ministère de la Sécurité et de la Protection Civile pour l’ensemble des dispositions prises pour porter assistance au journaliste », ajoute le journal.
Le Service de Presse/HAAC