Deux sujets principaux concentrent l’attention dans les journaux parus ce mardi : les réformes politiques et l’agression du journaliste Robert Avotor.

L’information a été révélée hier par ‘’Liberté’’. Robert David Avotor, journaliste au bihebdomadaire ‘’L’Alternative’’ sorti de sa maison pour effectuer quelques course, a été renversé dimanche soir par une voiture 4×4 balisée dans laquelle se trouvaient des individus qui ont aussitôt pris la fuite. Cette ‘’mésaventure’’ survient environ deux semaines après les actes de violence qu’il a subis sur les lieux d’un reportage.

Ces évènements n’ont pas laissé indifférent le ministre de la Sécurité et de la Protection civile qui a reçu hier une délégation composée du président de l’OTM, des directeurs de publications de ‘’L’Alternative’’ et de ‘’Le Rendez-vous’’ ainsi que le journaliste en question. Il ressort de cette entrevue que Yark Damehame a « condamné » ces actes , promis des « sanctions » contre leurs auteurs, renseigne ‘’L’Alternative’’. Mais pas seulement.

Le ministre en charge de la Sécurité « s’est aussitôt engagé à prendre en charge les frais médicaux de Robert Avotor en demandant expressément à ses collaborateurs de ‘’s’occuper des analyses complémentaires, notamment la radio du crâne et autre pour s’assurer de son état de santé’’ », rapporte ‘’Le Médium’’. Dans la foulée, des organisations de la société civile dont l’ASVITTO, l’ACAT Togo et le CRAPH ont également réagi en dénonçant et condamnant ces agressions.

‘’Actu Express’’ relève que Robert Avotor est « dans le viseur des barbouzes ». Le journal assure que « l’heure est suffisamment grave » et que l’on devrait « s’inquiéter » non seulement pour le confrère mais aussi « pour la presse togolaise, du moins ceux qui ne partagent pas les mêmes points de vue que le pouvoir et qui sont étiquetés comme proches de l’opposition ».

Lorsque ‘’L’Indépendant Express’’ ajoute à ces cas d’agression « les menaces à l’encontre des journalistes jugés trop critiques vis-à-vis du pouvoir, les tentatives de musèlement des rédactions et la fermeture des médias », il conclut que « tout cela redessine cette image infernale d’une presse togolaise prise dans l’étau des prédateurs de libertés ».

‘’Liberté’’ elle, s’étonne que devant l’avalanche de réactions pour condamner ces actes, le gouvernement s’est fait remarquer par son « silence plat ». « Mais on est où là ? Dans une jungle ou dans un pays de droit ? Le Togo a-t-il vraiment opté pour la démocratie ? » se demande-t-elle. Conclusion du quotidien privé : « la prédiction d’Eyadema se confirme, le Togo ‘’recule 100 ans en arrière’’ » sur le plan du « respect des droits élémentaires de l’Homme ».

En lien avec les médias, ‘’Actu Express’’ indique que les manifestations de rue prévues par la société civile les 21, 22 et 23 février « sont annulées au profit d’une grande marche le samedi 25 février pour exiger la réouverture de LCF et City Fm ». Et pour le rendez-vous de samedi, les marcheurs comptent « braver toute interdiction pour chuter à la HAAC en vue de faire entendre raison au président de l’institution de régulation », écrit l’hebdomadaire.

A propos du retrait des fréquences aux deux chaînes, ‘’L’Indépendant Express’’ qui mentionne que le président de la Haute Autorité « peine à convaincre l’opinion du bien-fondé de sa démarche », explique que beaucoup voit en cette initiative « une forme de règlement de compte personnel ou politique ».

L’autre fait majeur d’actualité évoqué par les tabloïds est les élections locales au Togo. Elles auront lieu d’ici la fin de l’année 2017, l’annonce a été faite par le ministre des Affaires Etrangères Robert Dussey en visite en Allemagne. C’est au cours d’une interview accordée à la radio Deutsche Welle. Ladite interview est transcrite par ‘’Togobreakingnews.info’’ et reprise dans les colonnes d’’’Actu Express’’ du jour.

Alors, question : cette échéance sera-t-elle respectée ? « Il faut attendre jusqu’au 31 décembre pour juger de la sincérité des propos » du chef de la diplomatie, répond ‘’L’Indépendant Express’’ qui donne à savoir que certains partis politiques « doutent déjà » de cette annonce. A en croire le journal, la sortie médiatique de M. Dussey « est loin de convaincre l’opposition togolaise qui déjà, parle de faux et traite le gouvernement togolais d’’’amuseur de galerie’’ ». Certains n’hésitent pas à parler de « dilatoire » pour endormir le peuple et le surprendre plus tard.

Dans un registre analogue, les réformes constitutionnelles et institutionnelles. La commission de réflexion mise sur pied à cet effet, a rencontré les responsables des formations politiques pour évoquer la question. A en croire ‘’Togomatin’’, l’OBUTS de Messan Agbéyomé a émis le souhait que la commission de réflexion « fasse faire les réformes dans les meilleurs délais pour clore ce débat qui traine depuis des années ».

Quant à l’ANC, son président a « recadré » Awa Nana Daboya, présidente de la Commission qui a, dans une lettre de remerciement espéré continuer par compter sur le soutien de Jean-Pierre. « Je ne soutiens nullement ni votre commission, ni votre démarche » réplique le chef de file de l’opposition dans son courrier réponse dont ‘’Le Médium’’ se fait l’écho.

Toujours à propos de Jean-Pierre Fabre, il déclare dans une interview accordée à ‘’L’Indépendant Express’’ : « ne combattons pas certaines dérives de la dictature, combattons la dictature… ». La publication de souligner que le leader du parti orange « lance l’assaut final ».

Dans le reste de l’actualité, la presse du jour informe que la Coordination des Syndicats de l’Education du Togo (CSET) a lancé une nouvelle grève de trois jours à partir de ce mardi pour non satisfaction par rapport aux conclusions du groupe de travail mis en place par le gouvernement togolais.

Sur la toile, les confrères évoquent les suites de l’agression du journaliste Robert Avotor.

Le Service de Presse/HAAC

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