L’élection présidentielle du 22 février prochain est le sujet commun aux douze (12) journaux parus ce vendredi.

Les supputations et autres conjectures avaient pris le dessus sur des faits et gestes concrets, mais mardi dernier, Faure Gnassingbé a dit « oui » aux sollicitations de plus en plus persistantes des militants de l’Union pour la République pour briguer un nouveau mandat, relèvent ‘’Waraa les Vainqueurs’’. Et c’est « en toute humilité » qu’il a accepté de porter le flambeau de son parti au prochain scrutin, précise ‘’Togoréveil’’ qui ajoute que le président Faure a laissé entendre qu’il est prêt à travailler avec tout le monde.

Ainsi que le relève ‘’Le Détective’’, la candidature de Faure Gnassingbé est une surprise sans vraiment l’être, attendu que le Togo a encore besoin de lui pour relever les « défis » qui l’attendent. Et parmi les défis, se trouve en bonne place « la continuité des chantiers de développement », note ‘’Vérité des Peuples’’.

Faure Gnassingbé ne sera pas seul sur la ligne de départ du prochain scrutin. Le décompte après le délai de rigueur fixé par la CENI affiche dix (10) candidats. Autant dire qu’ils seront neuf (9) à challenger l’actuel chef de l’Etat. ‘’Le Canard Indépendant’’ a jeté un regard holistique pour dégager les forces en présence. Il en ressort d’après l’hebdomadaire qu’il y a sur le liste des candidats, « les poids lourds, les candidats de moindre envergure et ceux carrément sans envergure ». ‘’Togomatin’’ lui, parle de « trois forces en présence » et cite Faure Gnassingbé, Jean-Pierre Fabre et Agbéyomé Kodjo.

‘’Liberté’’ choisit d’aborder les « forces et faiblesses » des dix candidats. A en croire le quotidien privé, les « forces », entre autres, de Faure Gnassingbé sont « la fraude électorale, la caporalisation des institutions qui interviennent dans l’organisation des élections, le pouvoir de corruption, l’achat de conscience et l’armée prétorienne pour réprimer et imposer le hold-up ». En termes de « faiblesses », le président sortant, signale la publication, a un « bilan rachitique à la tête du Togo durant le quinquennat 2015-2020 ».

En ce qui concerne Jean-Pierre Fabre et Agbéyomé Kodjo, leurs atouts sont, la popularité, l’implantation de son parti sur le territoire et la participation aux élections de 2010 et 2015 pour le premier et le fait qu’il se présente sous la bannière de candidat unique de l’opposition pour le second. L’« inconvénient » pour les deux candidats de l’opposition, explique le journal, reste « le déficit de transparence du processus électoral ».

‘’Vérité des Peuples’’ s’intéresse en particulier à Agbéyomé Kodjo et donne à savoir que l’ancien Premier ministre désigné candidat unique de l’opposition grâce à Mgr Kpodzro est « boudé par tous les leaders de l’opposition ». Le choix du président du MPDD « est un non évènement selon plusieurs partis », renchérissent ‘’Waraa les Vainqueurs’’. Pourtant, l’ancien président de l’Assemblée nationale est « l’alternative », écrit ‘’Le Détective’’. Pour sa part, ‘’L’Alternative’’ se demande si Agbéyomé « inquiète vraiment le régime ». Certes, le bihebdomadaire pense que cet homme politique peut être « le grain de sable capable d’endommager la machine déjà programmée », mais il estime, néanmoins, que Faure Gnassingbé fera tout pour l’emporter au premier tour au terme d’un scrutin qui, selon lui, ressemble à une « aventure ambiguë ».

Quoi qu’il en soit, assure ‘’L’Union pour la Patrie’’, après le dépôt de candidatures, l’heure va bientôt sonner pour parler concret à travers les projets de gouvernance que présentera chaque candidat au cours de la campagne électorale.

Sur un tout autre sujet, ‘’Togoréveil’’ rappelle que le Togo dispose d’un nouveau code de la presse et de la communication. Le texte voté en fin d’année dernière apporte « d’innombrables innovations », renseigne ‘’Togomatin’’. Entre autres, la qualification académique minimale à l’exercice du métier de journaliste, la création d’un fonds de soutien et de développement de la presse ou encore la consécration de la notion d’entreprise de presse.

Justement, la nouvelle loi fera l’objet d’échanges entre le CONAPP, les représentants de médias et des juristes au cours des journées portes ouvertes de la presse que cette organisation patronale organise du 14 au 17 janvier prochain à Kara, informe ‘’Economie & Développement’’.

Le Service de Presse/HAAC

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