L’actualité dans les cinq (5) journaux parus ce lundi reste dominée par l’élection présidentielle du 22 février prochain.

Le délai de rigueur pour le dépôt des candidatures pour ce scrutin expire dans deux jours et les regards sont beaucoup plus tournés vers le camp présidentiel qui n’a toujours pas officiellement désigné son porte-flambeau. C’est donc un « mystère » qui entoure la participation ou non de Faure Gnassingbé au rendez-vous électoral du mois prochain observe ‘’Liberté’’. Selon le quotidien privé, l’actuel président de la République est resté « muet », malgré les nombreuses sollicitations pour qu’il brigue un nouveau mandat. Tant et si bien que la publication en vient à se demander si « Faure Gnassingbé pourrait-il ne pas être candidat », même si le confrère pense que « c’est difficile à croire ».

Toujours à en croire ‘’Liberté’’, le candidat de l’UNIR devrait être désigné dans la « totale discrétion ». Pourtant, renseigne ‘’Le Télégramme du Togo’’, le parti ‘’bleu’’ devait tenir un congrès à Kara le week-end dernier afin d’investir son candidat, mais rien n’y a fait, puisque Faure Gnassingbé a décidé de « dribbler » les cadres de son parti qui avaient fait le déplacement à Kara en grand nombre. Il n’en faut pas davantage pour que le bimensuel en vienne à la conclusion que « l’investiture manquée » du week-end dernier traduit le « malaise au sein du parti au pouvoir sur la candidature de Faure Gnassingbé ». Pour ‘’Le Correcteur’’, le bilan du chef de l’Etat ne plaide pas pour un 4è mandat. Et de souligner que les conditions ne sont pas réunies pour un scrutin équitable.

C’est donc le « suspens » qui règne autour de la participation du président Faure à la prochaine élection, attendu que sa candidature n’est pas encore officialisée. Sera-t-il sur les starting-blocks le 22 février prochain ? « C’est l’intéressé qui a le dernier mot », commente ‘’Forum de la Semaine’’. Le quotidien donne à savoir qu’« aucune loi n’impose aux candidats l’investiture par le congrès d’un parti ». Le journal croit savoir qu’« un Conseil national d’un parti politique peut valablement procéder à l’investiture d’un candidat à la présidentielle et en fournir le document adéquat pour la composition de son dossier ».

En outre, ‘’Le Correcteur’’ s’intéresse à l’actualité politique du Nigéria et informe que le président Muhammadou Buhari a annoncé qu’il ne briguera pas un troisième mandat en 2023. Ce qui fait dire au bihebdomadaire que Faure Gnassingbé est « de plus en plus esseulé dans son projet de 4è mandat ». ‘’Liberté’’ embraye là-dessus et note que « pendant que la sous-région ouest-africaine est en pleine mutation démocratique, Faure Gnassingbé, dont le dossier de candidature est déjà constitué, se comporte comme un chef d’Etat de la CEMAC où sont explosés les records de longévité au pouvoir ».  Et selon le Prof. Ayayi Togoata Apédo-Amah, à propos de la prochaine présidentielle, « tout est déjà plié, empaqueté et ficelé ».

Dans les rangs de l’opposition vertement critiquée par le Prof, le choix du candidat unique est porté sur Agbéyomé Kodjo. Sauf que ce choix de Mgr Philippe Fanoko Kpodzro est boudé par d’autres leaders de l’opposition, entre autres, Jean-Pierre Fabre et les membres de la C14 signale ‘’Nouvelle Opinion’’. « Agbéyomé ne fait pas l’unanimité, la C14 ‘’réclame’’ un candidat consensuel », renchérit ’Le Télégramme du Togo’’ ». Pendant ce temps, ajoute la publication, un autre leader politique de l’opposition, Dr Kouessan William, a été investi candidat par son parti. Pour sa part, le CAR se retire de la CENI et des CELI.

Par ailleurs, la presse du jour informe que Ouro-Djikpa, conseiller du président du PNP, a été démis de ses fonctions.

Le Service de Presse/HAAC

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