La gestion décentralisée au Togo franchit un nouveau cap avec l’élection des maires qui vont diriger les 117 communes du pays. A peine le chapitre du scrutin municipal se referme-t-il que l’élection présidentielle cristallise le débat dans la presse. Pendant ce temps, les enseignants et élèves retrouvent les salles de classe après plusieurs semaines de vacances. Voilà la substance du contenu des quatorze (14) journaux reçus ce jour dans le cadre de cette revue de presse.

A en croire ‘’Tingo-Tingo’’, la phase de l’élection des maires s’est achevée dimanche dernier. Le journal donne à savoir que dans la préfecture de Vo, les quatre (4) communes, seront dirigées par des maires issus de l’opposition. Cet « échec total du parti au pouvoir », relève-t-il, est imputable aux « soi-disant cadres UNIR » de cette préfecture qui, indique-t-il, donnent l’impression de travailler pour le parti alors qu’en réalité, ils ne sont visibles sur le terrain qu’à l’approche de chaque élection.

Dans la même veine, ‘’Liberté’’ informe que « le couple UNIR-Hysope » a perdu la mairie d’Attitogon dans la préfecture du Bas-Mono. Ainsi que rapporte la publication, c’est le non-respect des consignes d’un conseiller municipal du PDR qui aurait favorisé l’élection du représentant de l’ANC à la tête de cette mairie. La sanction n’a pas tardé. D’après le quotidien, le conseiller municipal en question a été exclu du parti pour « insubordination et manquement grave à la discipline du parti ».

C’est la même situation qui risque de prévaloir dans les rangs de l’ANC qui, d’après ‘’Dounia le Monde’’, veut sanctionner ses élus municipaux qui ont voté pour certains maires UNIR dans Golfe 3 et Amou 2. Là aussi, on parle de non-respect des consignes et directives du parti. Pour l’heure, la formation politique de Jean-Pierre Fabre entend mettre sur pied un comité ad hoc pour vérifier les faits et identifier les personnes concernées, précise le confrère.

Mais l’ambiance est beaucoup plus délétère dans les rangs de l’opposition qui a subi une « débâcle frappante », selon ‘’Togomatin’’. « L’échec » est d’autant plus « cinglant » que l’opposition a même perdu dans certaines communes où le nombre de conseillers municipaux obtenus la prédisposait à la victoire, insiste le quotidien. Et ce n’est pas tout, deux leaders de l’opposition, à savoir Mme Brigitte Adjamagbo et Isabelle Améganvi ont fait des sorties pour le moins invectivantes sur fond de suspicion voire d’accusation. Tant et si grave que l’opposition est « de plus en plus inconciliable à l’approche de 2020 », écrit ‘’Dounia le Monde’’. « L’espoir » de voir l’opposition prendre part à la prochaine présidentielle « s’envole », renchérit ‘’Le Libéral’’.

Les leaders de l’opposition togolaise « seraient-ils vraiment maudits ? » s’interroge ‘’La Lanterne’’. Pour l’hebdomadaire, ils « donnent l’image d’une racaille affamée prête à tout pour se remplir la panse ». Commentaire de ‘’Fraternité’’ : « c’est la nature qui a plaidé en faveur du peuple togolais qui connaît, encore mieux, la vraie nature de ses pseudos prophètes ».

Pendant que le l’opposition est divisée, le pouvoir se met en rang de bataille pour 2020, observe ‘’Le Dialogue’’. Le pouvoir dont le mot d’ordre, à en croire ‘’Kamgou’’, est de « définir les bonnes stratégies pour la conservation du fauteuil présidentiel ». Toujours selon le journal, l’opposition elle, cherchera à « conclure la lutte pour l’alternance », sauf que « la route semble encore longue ».

Alors que faire pour le « renouveau » de l’opposition togolaise ? Me Yaovi Agboyibo suggère, dans un message publié dans les colonnes de ‘’La Manchette’’, de s’investir dans « un travail d’éveil à l’engagement politique ». Tout en dénonçant de « pseudo engagés qui s’infiltrent dans les partis d’opposition et organisations de la société civile à des fins de recherche des gains individuels », l’ancien Premier ministre « exhorte les acteurs en lutte à imiter les pionniers de l’indépendance ».
Justement, il faut « tirer les leçons » des élections municipales et faire un « travail d’éveil des consciences avant 2020 », mentionne ‘’Liberté’’ qui pense que les populations y ont un rôle déterminant à jouer.

En attendant, c’est la rentrée scolaire depuis lundi dernier. Une reprise des cours « sans bruit ni accroc », renseigne ‘’Dounia le Monde’’. Cela augure une année scolaire « en toute tranquillité », ajoute le tabloïd. Seulement, souligne ‘’Fraternité’’, certaines questions restées en suspens lors des dernières discussions entre le gouvernement et les centrales syndicales du secteur de l’éducation pourraient remettre en cause la sérénité observée à cette rentrée. Entre autres, signale le journal, la question des enseignants volontaires et du confessionnel ainsi que les résultats du concours de recrutement de nouveaux enseignants qui ne sont toujours pas connus, plusieurs mois après la fin des épreuves.

Sur un tout autre sujet, ‘’Fraternité’’ révèle que « des inconduites sont légion à la présidence de la République » au Togo. Selon l’hebdomadaire, « au détournement de fonds destinés à tiers et à la falsification de signature, vient s’ajouter le détournement des courriers destinés au chef de l’Etat ». Et le journal de se questionner : « la présidence de la République serait-elle un nid de détourneurs et de falsificateurs ? »

En outre, la presse du jour informe que le boulevard des armées est depuis vendredi dernier rouvert à la circulation après 6 mois de travaux de réhabilitation.

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