Dans le cadre de la rédaction de la revue de presse, neuf (9) journaux nous sont parvenus ce mardi. Dans leurs colonnes, ils abordent divers sujets dont la candidature unique de l’opposition pour l’élection présidentielle de 2020.
Les partis politiques de l’opposition vont-ils prendre part à la prochaine élection présidentielle en rangs dispersés ou feront-ils bloc derrière un candidat unique ? La dernière option semble ne pas trouver un écho favorable auprès de certains responsables, à l’instar de Me Yaovi Agboyibo qui a laissé entendre que le débat sur la candidature unique de l’opposition devient stérile. Et l’ancien Premier ministre n’est pas le seul à voir les choses de la même manière. Reçu dimanche dernier sur les antennes de Radio Pyramide, le Prof Wolou Komi a réitéré cette position. Ce faisant, ses propos « renforce le pessimisme des Togolais » sur cette question, observe ‘’Togomatin’’. ‘’Le Médium’’ explique que l’option tant espérée de la candidature unique avait un fondement : une élection à un tour, mais entre-temps, la situation a évolué et le mode de scrutin à deux tours a été introduit.
Parlant de l’opposition, ‘’Liberté’’ se fait l’écho d’une réaction de l’ANC qui « dénonce la répression systématique des manifestations pacifiques et les entraves au libre exercice des activités des partis politiques ». A en croire, une publication signée de la vice-présidente du parti, Me Isabelle Améganvi, l’ANC tenait une réunion hebdomadaire le 25 août dernier à l’EPP Amadahomé lorsqu’un détachement de gendarmes cagoulés y est arrivé pour ordonner l’évacuation immédiate des lieux sous peine d’une dispersion par la force, soutenant qu’il s’agissait d’une manifestation publique, donc subordonnée à une autorisation préalable. L’ex-député dit « condamner énergiquement de telles manœuvres qui constituent une violation flagrante de la constitution du Togo ».
Dans un tout autre registre, ‘’L’Alternative’’ publie une enquête sur un contentieux entre la société Moov et l’Etat togolais qui fait intervenir plusieurs personnalités du pays dont, entre autres, le Procureur de la République, le Commissaire des Impôts et le ministre du Commerce. Le bihebdomadaire donne à savoir que bien que l’affaire soit réglée à l’amiable, la société Moov a versé 6 milliards 500 millions de FCFA. Une partie de cette somme, notamment 500 millions, devrait, selon le journal, servir à intéresser certaines personnes, mais malheureusement tout le monde n’a pas reçu sa part. En somme, à en croire la publication, au lieu que l’argent versé aille dans les caisses du trésor public, il se retrouve sur des comptes personnels.
Sur un sujet différent, ‘’L’Indépendant Express’’ estime que le Togo dispose du phosphate à la qualité reconnue et recherchée, mais cette « vache laitière ne profite qu’à un clan ». Par ailleurs, l’hebdomadaire estime que la Haute Autorité de prévention et de Lutte contre la Corruption et les Infractions Assimilées (HAPLUCIA) est « un serpent sans venin ».
En outre, ‘’Liberté’’ revient sur le rapport attendu de la CNDH dans l’affaire des présumés braqueurs abattus. Le quotidien pense que si ce rapport est différent de la version du ministère de la Sécurité, il pourra y avoir « un bras de fer » entre les deux structures.
Le Service de Presse/HAAC