Trois sujets principaux meublent les colonnes des journaux parus ce mercredi : la modification de la loi sur les manifestations publiques, le permis de conduire rendu obligatoire pour les conducteurs de motos et l’affaire de tuerie de deux présumés braqueurs à Lomé.

Mais nous évoquons en ouverture de cette revue les élections municipales partielles prévues demain jeudi dans les préfectures de l’Avé, de Bassar, de l’Oti, de Wawa et du Zio. ‘’Togomatin’’ espère que « toutes les dispositions sont prises cette fois-ci pour que le scrutin se déroule effectivement bien et dans les bonnes conditions ». ‘’Dounia le Monde’’ renseigne que 63 sièges au total sont à pourvoir pour cette « session de rattrapage ». Pour sa part, ‘’Le Magnan Libéré’’ rappelle que la CENI a précisé les conditions à remplir pour être accrédité comme observateur de ces élections partielles.

Quant à ‘’Liberté’’, elle observe que plus d’un mois et demi après la tenue des élections des conseillers municipaux, les lignes peinent à bouger alors même que le gouvernement togolais avait justifié la célérité dans le processus ayant conduit à ce scrutin par « l’urgence du développement local ».

  • Modification de la loi sur les manifestations publiques

‘’Canal D’’ rappelle que « les autorités togolaises justifient la nouvelle loi par des soucis de quiétude intérieure et de sécurité nationale, pendant que l’opposition et la société civile s’alarment et dénoncent une manœuvre liberticide ». A en croire ‘’La Manchette’’, Koffi Kounté fait partie de ceux qui condamnent les modifications subies par cette loi. Pour l’ancien président de la CNDH dont les propos sont rapportés par le journal, « c’est un grand recul en matière de droits de l’Homme ». Et de prévenir le gouvernement de Faure Gnassingbé de « l’effet boomerang » de cet acte posé à l’Assemblée nationale le 7 août 2019. Dans la même veine, ‘’Le Libéral’’ écrit : « Libertés publiques, attention recul ! » Le confrère estime que « les malheureux évènements depuis le 19 août 2017 ne sauraient être un argument pour justifier une quelconque restriction des libertés publiques au Togo ».

‘’La Dépêche’’ pense que la retouche de mercredi dernier consacre « le retour au régime ancien ». Ce toilettage, poursuit-elle, « n’a aucun sens et les députés qui l’ont voté devraient avoir honte s’ils ont encore de dignité, car ils ont jeté l’opprobre sur notre pays ». L’hebdomadaire d’interpeller le groupe des 5 sur cette loi.

Le son de cloche est tout autre dans ‘’Dounia le Monde’’. Nul ne peut se prévaloir de ses propres turpitudes et les absents ont toujours tort, écrit la publication qui rappelle que la situation vécue aujourd’hui n’est rien d’autre que la conséquence du boycott par la C14 des élections législatives du 20 décembre 2018. ‘’La Lanterne’’ renchérit et précise que l’opposition aurait participé à ce scrutin qu’elle disposerait aujourd’hui au moins d’une minorité de blocage qui empêcherait cette nouvelle loi de « passer comme une lettre à la poste ». « La politique est un choix et l’opposition doit assumer ses actes », relève l’hebdomadaire. Analyse similaire dans ‘’Le Magnan Libéré’’ qui pense que ce n’est que le début du désenchantement pour la C14.

  • Sécurité routière au Togo

‘’La Lanterne’’ rappelle que le ministre de la Sécurité a pris « des mesures d’envergure pour arrêter l’hémorragie » en termes d’accidents sur les routes togolaises. Il s’agit principalement de l’exigence du permis de conduire aux motocyclistes. Cette formule est destinée à « amoindrir les risques », note ‘’Le Libéral’’. A travers cette initiative, le Général Yark « Siffle la fin de la récréation », mentionne ‘’Dounia le Monde’’. Pour ‘’Togomatin’’, c’est une mesure à « saluer mais qui doit être mieux orientée ». Cette mesure est un impératif, souligne ‘’Le Messager’’. C’est « la carotte avant le bâton », indique ‘’Le Magnan Libéré’’.

Dans le reste de l’actualité, ‘’Tingo-Tingo’’ et ‘’ Dounia le Monde’’ informent que le ministre de la Sécurité a annoncé que le gouvernement togolais allait porter plainte contre la famille de l’un des deux présumés braqueurs tués et contre le Mouvement Martin Luther King. Contre la famille pour ses déclarations tendant à faire croire que sa progéniture a été enlevée à son domicile et contre le MMLK pour n’avoir pas interrogé la police avant de publier une déclaration sur les réseaux sociaux.

Par ailleurs, la presse du jour relaie la triste nouvelle du décès de l’artiste musicien ivoirien Dj Arafat.

Le Service de Presse/HAAC

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