L’avenir de la coalition des partis de l’opposition est questionné dans les publications du jour.
La C14 survivra-t-elle au vent de division qui souffle en son sein depuis quelque temps ? La question mérite d’être posée d’autant que le dernier conclave annoncé, entre temps transmuté en journées de réflexion, n’a pas permis d’arranger les choses. Après que des divergences de vue ont transpiré sur la place publique, les partis porteurs de griefs contre le regroupement qui n’ont pas pris part aux dernières assises « vont-ils revenir à la raison ? vont-ils faire la paix et se remettre ensemble pour la suite du combat ? » s’interroge ‘’Liberté’’. Le quotidien privé ne se montre pas optimiste, car la division au sein de la coalition est « allée tellement loin qu’il faut craindre un point de non-retour ». « Ce n’est pas évident que l’on puisse voir la coalition retrouver son unité d’antan et reprendre la lutte politique avec la même ferveur », insiste le journal.
‘’Le Médium’’ lui fait observer que les conclusions des journées de réflexion organisées les 21 et 22 février ne sont jusque-là pas publiées. Pour le journal, ça sent carrément le roussi dans les rangs de la C14 qui « n’arrive plus à tenir le bon bout, même en retournant la situation politique dans tous les sens ». « La course est terminée pour la coalition, la fin des haricots », renchérit l’hebdomadaire.
Reste que les partis politiques membres de cette coalition ont chacun une vie interne. A l’instar de l’ANC dont un militant, à en croire ‘’Togomatin’’, a laissé entendre dimanche dernier que le président de cette formation, Jean-Pierre Fabre, en sa qualité de candidat naturel sera dans les starting blocks pour l’élection présidentielle de 2020. Toujours selon le quotidien privé, cette annonce a été aussitôt rectifiée par le préposé à la communication de l’ANC, Eric Dupuy, qui a rappelé qu’à l’ANC, seul le congrès est habilité à désigner les candidats, estimant que les propos précédemment tenus n’engagent pas le parti. Quoi qu’il en soit, commente ‘’Togomatin’’, la formation orange évite par cette précision de « se faire taper dessus par ses compagnons de la coalition et surtout de donner raison à ceux qui pensent que l’Anc veut imposer son candidat aux autres ».
De son côté, le CAR pense aux prochaines élections locales. D’après ‘’Liberté’’ qui se fait l’écho d’un communiqué du parti des ‘’déshérités’’, la formation présidée par Me Yaovi Agboyibo est allée discuter de la question avec le ministre de l’Administration territoriale. Elle en appelle au chef de l’Etat afin que l’organisation de ces élections soit précédée de la mise en œuvre des réformes et la mise à jour du fichier électoral.
Pendant ce temps, UNIR poursuit ses remerciements à la population pour sa mobilisation qui lui a permis de s’offrir une majorité à l’Assemblée nationale au terme des élections législatives du 20 décembre dernier. Ainsi que renseigne ‘’Togiomatin’’, après les régions des Plateaux et Centrale, les cadres de ce parti étaient, à cet effet, la semaine dernière dans l’Oti et le grand Lomé.
Le président de la République lui, est attendu ce mardi à Bassar pour l’inauguration d’une centrale photovoltaïque multifonctionnelle, d’un centre de santé et d’un marché, à en croire ‘’Liberté’’. Et pour cette visite, « toute l’administration est condamnée à vider les lieux de travail » pour lui réserver un accueil chaleureux. « C’est la preuve que le chef de l’Etat a tellement soif de bain de foule », commente le journal. Le quotidien donne aussi à savoir qu’après Tabligbo la semaine dernière, ce sera au tour de Kanté d’accueillir le Conseil des ministres délocalisé demain mercredi.
Le Plan National de Développement abordé également dans les colonnes des journaux. Il sera lancé le 4 mars prochain à Lomé, informe ‘’Le Médium’’. L’idée c’est de « faire connaître ce projet afin d’impliquer toutes les couches de la population », relève ‘’L’Union pour la Patrie’’. En outre, « le PND vise une amélioration de 10 places par an dans le rapport Doing Business », mentionne ‘’Togomatin’’.
Tout à fait autre chose, ‘’L’Alternative’’ informe que les offices religieux pour l’enterrement du Père César Fernandez décédé le 15 février dans une attaque terroriste à la frontière burkinabé avec le Togo ont eu lieu samedi dernier à Lomé en présence des personnalités étrangères. Seulement, souligne le bihebdomadaire, l’on y a noté l’absence de représentants du gouvernement togolais. La publication en vient à la conclusion que le régime a « boudé ces funérailles ». Et d’ajouter que « depuis un certain temps, la communauté catholique est dans le viseur du pouvoir qui n’a pas pardonné les sorties de la conférence des Evêques, de l’Archevêque Philippe Kpodzro et les prises de position du Père Marie Chanel Affognon.
Le Service de Presse/HAAC