La décision du CAR de ne pas prendre part au prochain conclave de la coalition des partis de l’opposition est à la une des journaux parus ce vendredi.
C’est ‘’Vérité des Peuples’’ qui pose la question : « quelle force pour la C14 après la désillusion des manifestations du 26 janvier dernier ? » Pour l’hebdomadaire, ce regroupement de partis « n’a plus de force à faire valoir dans le giron politique » après que ses dernières marches n’ont pas fait foule dans la rue. Et les choses semblent ne pas s’arranger pour la coalition qui projette de réunir ses partis membres dans le cadre d’un conclave prévu le 12 février prochain. Les publications donnent à savoir que l’un de ces partis membres, précisément le Comité d’Action pour le Renouveau a, au travers d’une correspondance, informé la C14 de son intention de ne pas participer à ces assises.
‘’Le Canard Indépendant’’, ‘’Togomatin’’ et ‘’Forum de la Semaine’’ croient savoir que la décision du CAR est la résultante de certaines postures arborées par des responsables du regroupement. Selon les confrères cités supra, ces agissements se déclinent en stigmatisation, conduite hégémonique et refus de prendre en compte les propositions des autres formations membres de la coalition.
‘’Togoréveil’’ qui donne la parole à un cadre du CAR assure qu’il s’agit bien d’un divorce : « Me Agboyibo est tout furieux parce que lors de la dernière réunion du comité de suivi à Conakry, il avait demandé à la coalition des 14 d’envoyer leurs représentants au sein de la CENI et de demander le report des élections, ce que les facilitateurs avaient accueilli favorablement avant que le président de l’ANC ne vienne opposer son refus et ce malgré la volonté de certaines formations politiques comme le PNP d’aller dans ce sens. Agboyibo regrette d’avoir suivi Fabre et Adjamagbo. Pour nous au CAR, cette affaire est terminée, notre collaboration s’arrête ici ».
‘’L’Eveil de la Nation’’ de renchérir : « Aujourd’hui c’est acté, la coalition n’attend que le naufrage qui visiblement n’est pas loin puisque le navire n’arrête pas de prendre l’eau ». ‘’Togoréveil’’ confirme et signale qu’après le MCD et le CAR, « d’autres départs sont annoncés sans vacarme ». Conclusion du journal : « la coalition n’est plus que l’ombre d’elle-même depuis le naufrage du 20 décembre ».
Toujours en politique, ‘’L’Alternative’’ explique qu’il n’y a rien de nouveau dans la déclaration de politique générale du gouvernement Klassou II. Pour le bihebdomadaire, c’est tout simplement du « réchauffé ». Un peu dans la même veine, ‘’Liberté’’ souligne que même déclarée « caduque » et « hors-jeu », la coalition des partis de l’opposition continue de préoccuper le pouvoir. Cela « donne à conclure que les accusations portées sur ce regroupement de constituer une entrave à la mise en œuvre des ambitions de Faure ne sont que des faux-fuyants », écrit le quotidien privé.
Dans le secteur de l’éducation, ‘’Togomatin’’ renseigne que « les fonctionnaires de l’enseignement général sont à la recherche de leur ministre de tutelle ». Par ailleurs, ‘’Forum de la Semaine’’ et ‘’Le Canard Indépendant’’ informent qu’il y a des « menaces » de reprise des mouvements de grève dans les rangs des enseignants. La raison ? Ces derniers ne voient rien venir par rapport à la promesse des 2 milliards de FCFA de primes faite par le gouvernement togolais pour le mois de janvier 2019.
Au surplus, ‘’Liberté’’ révèle des pratiques corruptives au sein de la justice togolaise. D’après la publication, certains prévenus qu’elle considère comme des « otages des magistrats », qui devraient normalement être élargis sont obligés de payer pour recouvrer leur liberté.
Le Service de Presse/HAAC