Deux sujets principaux meublent les colonnes des journaux parus ce mercredi : la commémoration du 14è anniversaire de la disparition du président Gnassingbé Eyadema et la situation politique au Togo.

  • Disparition du président Eyadema

La date d’hier a coïncidé avec le 14è anniversaire du rappel à Dieu de ce grand homme. Des célébrations œcuméniques ont eu lieu à l’étranger mais aussi sur le territoire national, notamment à Pya en présence du chef de l’Etat, des présidents des institutions et des membres du gouvernement, entre autres. Près de 15 ans après que Gnassingbé Eyadema a tiré sa révérence, il reste « à jamais dans les cœurs » des Togolais, relève ‘’L’Eveil de la Nation’’. Il demeure dans la mémoire collective, confirme ‘’Le Dialogue’’ qui se questionne : « comment peut-on oublier les actes de générosité posés par ce grand homme d’Etat qui a régné sur le Togo durant 38 ans ? ».

Pour sa part, ‘’Fraternité’’ donne à revivre « les dernières heures » de l’illustre disparu. ‘’Liberté’’ elle, s’intéresse à la succession du président Eyadema. Le quotidien privé rappelle qu’un groupe d’officiers supérieurs avaient apporté son soutien à Faure Gnassingbé. La publication se demande ce que sont devenus ces officiers 14 ans après « l’allégeance du siècle ». Dahuku Péré, lui ne faisait pas partie de ces personnalités mais il a travaillé avec feu le président Eyadema. « Qu’est devenu l’ancien président de l’Assemblée nationale ? » se demande ‘’Le Triangle des Enjeux’’.

  • Situation politique au Togo

Pour ‘’Liberté’’, « la crise reste entière » malgré l’épilogue du processus électoral. Non content d’observer que la CEDEAO a « disparu de la circulation », le confrère note que la conduite par l’organisation communautaire du dossier togolais a laissé la population sur sa soif de l’alternance. Le tabloïd en vient à la conclusion que la CEDEAO ne « s’était invitée » dans la ‘crise togolaise’ que pour « secourir Faure Gnassingbé ». Qu’à cela ne tienne, l’institution sous-régionale avait élaboré une feuille de route dans laquelle figure en bonne place la mise en œuvre des réformes. Justement, concernant ces réformes, le ministre Gilbert Bawara, dans des propos rapportés par ‘’Le Dialogue’’ assure que « la révision constitutionnelle sera menée à son terme et que des dispositions appropriées seront adoptées ». Quid des élections locales ? « Il faudra les tenir au plus tard au mois d’avril », opine le député Innocent Kagbara toujours dans les colonnes de ‘’Le Dialogue’’.

Jean Kissi aurait pu faire partie de la présente législature si la C14 n’avait pas boycotté les dernières élections législatives. Ce faisant, l’ex-député de Vo connu pour sa perspicacité est « le grand perdant » de ce refus de prendre part au scrutin du 20 décembre, sans doute « victime du diktat de Jean-Pierre Fabre et Kafui Adjamagbo », souligne ‘’L’Eveil de la Nation’’. ‘’La Manchette’’ évoque un autre rendez-vous électoral : celui de 2020. A en croire l’hebdomadaire, il pourra y avoir soit alternance soit conservation du pouvoir avec des « scénarii » qui mettent au centre du jeu des personnalités telles François Boko, Pascal Bodjona et Kodjo Adédzé.

Un tout autre sujet dans la presse du jour, l’affaire d’incendie des marchés. « Quel sort pour les ex-détenus ? » s’interroge ‘’Le Triangle des Enjeux’’. De son côté, ‘’La Dépêche’’ s’intéresse à un autre détenu, Kpatcha Gnassingbé dans l’affaire d’atteinte à la sûreté de l’Etat. Le journal écrit : « Faure qu’as-tu fait de ton frère ? ».

Au surplus, évoquant la dernière sortie médiatique de Mgr Kpodzro, ‘’Le Triangle des Enjeux’’ signale que l’ancien archevêque de Lomé « prend le fils du Gal Eyadema par le cou ». Par ailleurs, après s’être demandé si « l’éducation est en péril au Togo », ‘’Liberté’’ rapporte que « l’absence d’un ministère des Enseignements primaire et secondaire est décriée ».

Le Service de Presse/HAAC

 

 

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