La rencontre entre Alpha Condé et la C14 et la fin du recensement électoral sont les deux principaux sujets traités dans les publications du jour.
Une rencontre entre le facilitateur, Alpha Condé et la délégation de la coalition des 14 devrait se tenir samedi dernier mais elle n’a pu avoir lieu, informe ‘’Liberté’’. Motif ? « L’avion tant attendu » pour conduire la délégation à Conakry « n’est finalement pas arrivé », renseigne ‘’Togomatin’’. Pour sa part, ‘’Nouvelle Opinion’’ croit savoir que « la C14 n’a pu faire le déplacement pour des raisons techniques et d’agenda ». Dans tous les cas, le « report » de ce voyage laisse un « goût amer » aux responsables de la coalition, commente ‘’La Symphonie’’.
‘’Le Correcteur’’ lui, observe que la CEDEAO ne se hâte pas pour trouver une issue à la situation politique du Togo. Il faut « briser l’opium » de l’organisation communautaire et aller rechercher des solutions au-delà de cette institution, suggère le bihebdomadaire. Dans les colonnes de ‘’La symphonie’’, Gerry Taama du NET indique que « si la CEDEAO ne dit rien en ce qui concerne le déroulement du processus électoral, c’est parce qu’elle suppose qu’avec la mise en place de ses experts, l’exécution du chronogramme est cohérente ».
Le gouvernement togolais, quant à lui, ne compte pas agir en marge de la feuille de route de la CEDEAO. « Tout se fera dans le respect de l’ordre constitutionnel et des recommandations de la CEDEAO », explique le ministre Gilbert Bawara dans des propos rapportés par ‘’Le Libéral’’. Les élections législatives le 20 décembre prochain, c’est un « processus irréversible », souligne ‘’La Symphonie’’. Ce scrutin « n’aura pas lieu avant juin ou juillet 2019 » et les partis membres de la C14 n’iront pas à ces élections dans les « conditions » actuelles, déclare Jean-Pierre Fabre dans une interview à Jeune Afrique reprise par ‘’Liberté’’ et ‘’Le Correcteur’’. « Nous ne lâcherons rien », martèle le chef de file de l’opposition dans cette interview. Par ailleurs, ‘’Liberté’’ fait la « chronique du gangstérisme électoral au Togo de 2005 à nos jours ».
Pour ce qui concerne le recensement électoral, ‘’Liberté’’ écrit : « ouf, ce machin truc est fini ! ». C’est « mission accomplie » pour la CENI, note le quotidien privé. Pour rappel, ce recensement a été boycotté par la C14. Justement, qu’a « gagné » ce regroupement de partis politiques en boycottant ces opérations ? se questionne ‘’Togomatin’’. Elles auraient été entachées par des allégations d’enrôlement des mineurs. C’était une « consigne des autorités », révèle ‘’Le Correcteur’’. « Le chien aboie la caravane passe », mentionne ‘’Le Combat du Peuple’’ qui évoque un « faux problème » s’agissant de l’enrôlement supposé de mineurs. Pour l’hebdomadaire qui se demande « c’est quoi la C14 », la CENI « agit dans le respect de ses prérogatives et de ses droits ».
Dans un tout autre registre, ‘’La Symphonie’’ donne à savoir que « le siège UNIR de Sokodé a été incendié ». « Le parti parle de provocation et porte plainte », ajoute le journal. « Encore un incendie provoqué pour légitimer l’état de siège à Sokodé ? » s’interroge ‘’Le Correcteur’’. Quant à ‘’Liberté’’, elle informe que « des tirs d’armes ont été entendus dans plusieurs quartier à Sokodé hier nuit ».
En outre, les publications du jour se font l’écho de la participation du président Faure Gnassingbé au sommet du G20 en Allemagne.
Au surplus, ‘’La Symphonie’’, dans l’affaire des comptes de la CAN 2017 de football, présente le directeur de cabinet du ministre de la Communication, Franck Missité, comme « un tueur à gages ».
Le Service de Presse/HAAC