Les journaux parus ce mercredi s’intéressent à l’élection à l’Assemblée nationale des représentants de la C14 au titre des partis extra parlementaires et de la société civile. Ils évoquent également le processus électoral, notamment le recensement qui a pris fin hier dans la première zone.
L’Assemblée nationale devrait élire hier les nouveaux membres de la CENI représentant la coalition des 14 partis de l’opposition. Mais seuls trois (3) sur les huit (8) membres choisis par le C14 au titre des partis extra parlementaires et de la société civile ont pu recevoir l’onction de la représentation nationale, informe ‘’Dounia le Monde’’. Ainsi, la CDPA, le PNP et l’APED-Togo remplaceront l’OBUTS, le NET, et le COPED à la Commission Electorale, précise ‘’Forum de la Semaine’’. ‘’Le Messager’’ observe que « les noms des partis de l’opposition parlementaire devraient encore attendre », la faute à un défaut de consensus sur le statut de l’UFC, explique ‘’Le Magnan Libéré’’. Du coup, il faudrait attendre la « prochaine session » parlementaire pour assister à l’élection des membres restants, renseigne l’hebdomadaire.
En fait, c’est « le cas de Jean-Claude Homawoo qui complique la situation de la C14 », mentionne ‘’Le Dialogue’’. En effet, note le journal, le représentant de l’UFC rechigne à quitter la CENI, estimant qu’il a droit à un siège à la Commission d’autant qu’il demeure un parti de l’opposition, malgré l’accord que son parti a signé avec le pouvoir. Toute chose que la C14 et précisément l’ANC rejette catégoriquement. ‘’Togomatin’’ en vient à la conclusion selon laquelle « la fin du bras de fer entre l’ANC et l’UFC n’est pas pour demain ». Pour sa part, ‘’Liberté’’ pointe la « complicité » entre l’UFC et le pouvoir dans le but de « retarder au maximum l’entrée à la CENI des représentants de la C14 ». Dans les colonnes de ‘’Le Messager’’, Gerry Taama, président du NET explique qu’« il sera difficile de faire quitter l’UFC à la CENI, car elle y est de son plein droit ».
Pendant ce temps, le recensement électoral prenait fin hier dans la zone 1. « Même au dernier jour, l’engouement à se faire enrôler est resté total », rapporte ‘’Le Messager’’. Cette « ruée vers le recensement est la porte ouverte aux étrangers et mineurs », craint ‘’Liberté’’. Le quotidien privé ajoute que sans le vouloir, les Togolais qui sont allés se faire recenser malgré l’appel au boycott de la C14 « donnent un coup de pouce au pouvoir de Faure Gnassingbé et participent de ce fait au verrouillage du processus électoral ». Parlant de boycott, c’est une erreur commise par la coalition, estiment ‘’Kamgou’’, ‘’Le Magnan Libéré’’ et ‘’Dounia le Monde’’.
Quoi qu’il en soit, « la mobilisation des Togolais est une grandeur d’esprit », relève ‘’Le Dialogue’’. « Malgré la prolongation dans la zone I, le travail reste à parfaire », écrit ‘’Le Patriote’’.
« La C14 réclame la mise à plat du fonctionnement de la CENI », relève ‘’Le Dialogue’’. Elle « exige la reprise du processus », signale ‘’Le Patriote’’. Elle veut aussi un nouveau découpage électoral mais Gilbert Bawara « oppose une fin de non-recevoir », souligne ‘’Le Messager’’. Le ministre de la Fonction publique a également laissé entendre que « personne au sein de l’opposition n’incarne une alternative sérieuse pour le Togo », rapporte ‘’Forum de la Semaine’’. C’est « l’insulte de trop », commente ‘’Liberté’’.
De son côté, ‘’La Manchette’’ assure que « ça sent le chaos » en ce qui concerne les prochaines élections législatives au Togo. Il y a un doute sur la tenue des élections le 20 décembre, opine ‘’Fraternité’’. « Les facilitateurs doivent siffler la fin de la récréation », indique ‘’Le Patriote’’.