C’est toujours le statu quo en ce qui concerne la situation politique au Togo. Le
dialogue est toujours suspendu, pendant ce temps, une partie de la presse
annonce la poursuite des préparatifs des échéances électorales prévues cette
année et ce, explique-t- elle, malgré les engagements pris par pouvoir en place
devant le facilitateur de mettre en sourdine la préparation de ces rendez-vous
électoraux.

Ainsi que le rapporte ‘’Le Triangle des Enjeux’’, la CENI a fixé au 16 avril
prochain, le début de l’opération de révision des listes électorales. Et lorsque le
journal s’aperçoit que la susdite opération est confiée à ZETES, elle conclut que
« la fraude électorale se met petit à petit en place », étant entendu que cette
société belge « qui a des accointances avec le régime depuis des lustres va
procéder au tripatouillage du fichier électoral pour favoriser la perpétuation du
règne des Gnassingbé en gonflant les listes dans les zones dites favorables au
pouvoir ». Tout cela « démontre une fois encore la duplicité du pouvoir
cinquantenaire qui prend des engagements publics et fait exactement le
contraire de ses promesses », ajoute le tabloïd.

« Encore la fameuse opératrice de fraudes ZETES ! » s’exclame ‘’Liberté’’ qui
relève que c’est « incroyable que l’on puisse encore recourir aux services de
cette société, car ses prestations sont décriées à chaque scrutin et l’opposition,
la société civile et certains rapports ont toujours recommandé de ne plus
recourir à ses services ». A force de vouloir foncer coûte que coûte vers les
élections, « Faure Gnassingbé conduit le Togo tout droit dans le mur »,
commente le quotidien privé.

‘’Fraternité’’ s’intéresse également au sujet et mentionne que le pouvoir, par
ses agissements, « prouve aux yeux du monde sa roublardise en foulant aux
pieds les recommandations et du facilitateur et de la communauté
internationale ». La publication pointe le « jeu trouble » que jouent certains
conseillers du président de la République qu’elle considère comme des
« ‘’judas’’ ».
Dans les rangs de la coalition des 14 partis de l’opposition, on a le cap déjà fixé
sur 2020. « Il est inadmissible que le président Faure Gnassingbé puisse briguer
un 4è mandat », martèle Me Yaovi Agboyibo dans des propos relayés par ‘’La
Manchette’’. « La perspective de ce 4è mandat a incontestablement de quoi inquiéter les populations », renchérit l’ancien Premier ministre dans un autre
morceau choisi par ‘’Fraternité’’. En tout cas, ‘’Le Dialogue’’ assure qu’ « au-
delà de la personne de Faure Gnassingbé, le problème est ailleurs ». Pour le
confrère, « il suffit de trouver un terrain d’entente au sujet de la candidature de
l’actuel chef de l’Etat pour que la solution soit trouvée à la crise que traverse le
Togo ».

De son côté, ‘’La Dépêche’’ observe un drôle de dialogue entre le pouvoir et
l’opposition, une sorte de « marché de dupes » dans lequel les deux parties
semblent se complaire. L’hebdomadaire pense qu’il y a nécessité d’arrêter les
frais et cela devrait passer par une « déclaration historique » de Faure
Gnassingbé annonçant qu’il ne briguera pas un 4è mandat en 2020. Autrement,
les présents pourparlers ne seront rien d’autre qu’un « gaspillage des fonds
publics et des énergies ».

Dans le reste de l’actualité telle que traitée par les journaux parus ce mercredi,
‘’Le Dialogue’’ donne à savoir que les enseignants sont encore en grève cette
semaine pour réclamer de meilleures conditions de vie et de travail. Ils ne sont
pas les seuls, les praticiens hospitaliers aussi donnent de la voix pour les
mêmes raisons. Ils ont exigé hier la démission du ministre de la Santé,
informent ‘’Liberté’’ et ‘’Le Triangle des Enjeux’’. Les manifestants ont été
finalement reçus et des séances de travail pourraient se tenir dans les
prochains jours pour examiner de près les revendications, note ‘’Le Libéral’’. ‘’
Fraternité’’ apporte la précision et signale que les représentants des praticiens
et le ministre de la Santé ont échangé sur la mise en place d’un groupe de
travail pour discuter de la plateforme revendicative du SYMPHOT.

Et puis, la presse évoque le phénomène des « gayman », du nom de ces
adeptes de crimes rituels qui auraient pris leurs quartiers à Lomé et dans
d’autres localités du pays. A en croire ‘’Forum de la Semaine’’, le ministre de la
Sécurité qui veille au grain a « extradé plus d’une dizaine » de ces adeptes vers
le Bénin où ils ont fui les représailles.

Par ailleurs, les confrères se font l’écho de la visite de travail et d’amitié que le
président de la République, Faure Gnassingbé, a effectuée en Côte d’Ivoire
mardi dernier et du décès de Winnie Mandela en Afrique du Sud.

Service de presse/HAAC

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