A la une des journaux parus ce mardi, la poursuite des préparatifs des
échéances électorales prévues cette année pendant que le dialogue politique
est toujours suspendu.

L’information est à lire dans ‘’L’Eveil de la nation’’ : « la CENI annonce la
révision des listes électorales dans les prochains jours ». Le dialogue inter-
togolais est en cours, certes, « mais cela n’empêche pas le gouvernement, dans
une logique démocratique, de prendre des dispositions pour la bonne marche
des processus électoraux », commente l’hebdomadaire.

Avec cette poursuite « unilatérale » de la préparation du processus électoral,
« Faure Gnassingbé et le gouvernement couillonnent royalement le
facilitateur », relève ‘’Liberté’’ qui se demande si « c’est encore la peine de
poursuivre le dialogue si l’engagement pris par le pouvoir de surseoir au
processus ne peut pas être respecté ». Et d’ajouter : « c’est évident que la mise
en œuvre d’un éventuel accord qui viendrait à être signé au forceps n’est pas
garantie ».

‘’L’Indépendant Express’’ constate aussi que le pouvoir « poursuit allègrement
le processus » malgré l’engagement pris autour de la table du dialogue. Mais
pas seulement. A en croire l’hebdomadaire, la société ZETES, missionnée de
commettre la « forfaiture électorale » est sous les feux de la rampe. Elle va,
ainsi que révèle le tabloïd, « préfinancer le reconditionnement des kits
électoraux au service du pouvoir » en place. « Les deux partenaires répondront
un jour devant l’histoire politique du Togo », prévient le journal.

Il faut « quitter les palabres pour l’essentiel », prescrivent ‘’Temps Nouveaux’’.
Et pour l’hebdomadaire, l’essentiel est non seulement de ne pas faire des
réformes qui visent une personne mais aussi d’éviter que le pouvoir soit
« confisqué par un clan ». Le confrère pense que, « les présents pourparlers
politiques doivent chercher les meilleurs mécanismes d’organisation d’élections
crédibles ». Cela peut, au besoin, passer par le recours à l’assistance du pays du
facilitateur pour renforcer les capacités de la CENI, poursuit-il.

Parlant du facilitateur Nana Akufo-Addo, il serait récusé par « des militants
sulfureux » de l’opposition qui le soupçonnent de « rouler pour Faure Gnassingbé », renseigne ‘’L’Eveil de la Nation’’. Ces « insinuations ridicules »
risquent d’ « asséner un coup à la facilitation », craint la publication. Il n’y a
rien à faire, la coalition des 14 partis est « prise à son propre piège, après avoir
vendu de l’illusion aux populations », observe ‘’Le Patriote’’. L’hebdomadaire
invite ces populations à « se réveiller et à se mettre un peu au-dessus des
débats politiques qui ne sont que des subterfuges pour l’embrouiller et
l’endormir ». Et surtout, à « savoir faire la différence entre les vendeurs
d’illusion, les aventuriers politiques pour ne plus se laisser abuser pour finir par
le regretter après ».

De son côté, ‘’Temps Nouveaux’’ pointent le « cafouillage et la
prestidigitation » comme principaux péchés de l’opposition togolaise, à court
de bonnes stratégies dans sa lutte pour l’alternance.

Dans un registre différent, la presse du jour informe que cette semaine sera
rythmée par des mouvements de grève des enseignants, des agents de la santé
et bien d’autres fonctionnaires. Là-dessus, ‘’Togomatin’’ souligne que
« l’apolitisme syndical ne devrait pas autoriser à instrumentaliser en sourdine la
lutte syndicale à des fins politiques ».

Au surplus, ‘’Togomatin’’ qui se fait l’écho de l’audience accordée vendredi
dernier par le Premier ministre, Komi Sélom Klassou, au bureau de la HAAC
rappelle que l’instance de régulation organisera du 10 au 12 avril prochain une
rencontre avec les médias pour plancher sur les maux qui minent le secteur. Le
quotidien national ‘’Togo-Presse’’ a également rapporté cette audience dans sa
livraison du jour.

Service de presse/HAAC

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