L’actualité dans les journaux parus ce lundi est dominée par le dialogue inter-
togolais rendu vendredi dernier à son 2è round.

Les discussions reprises vendredi ont enregistré une avancée : l’acceptation du
pouvoir de marquer un arrêt dans les préparatifs des échéances électorales
prévues cette année. « Le pouvoir lâche le processus électoral », écrit à cet effet
‘’Le Libéral’’. Cette « concession » pour le moins inattendue du pouvoir, preuve
de sa « bonne foi » a même « surpris » la coalition, renchérit ‘’La Symphonie’’.
Seulement, cette nouvelle donne n’est pas analysée de la même manière par
toutes les publications. Pour ‘’Le Combat du Peuple’’, « en acceptant de
suspendre le processus électoral, Faure Gnassingbé vient de commettre une
faute politique grave qu’il regrettera à coup sûr ».

Qu’à cela ne tienne, on retiendra que le pouvoir en place a accepté de mettre
en sourdine les activités de la CENI en attendant l’issue du dialogue. Mais à en
croire ‘’Liberté’’, ce n’est pas la seule avancée. Le quotidien privé croit savoir
que le facilitateur a pris à bras le corps la question de la libération du reste des
détenus. Mais pas seulement. La coalition également a fait évoluer sa position.
Selon le tabloïd, elle ne s’arc-boute plus sur le retour dans son intégralité à la
constitution de 1992 mais insiste plutôt sur ses éléments fondamentaux, en
étant tout de même farouchement opposée à un 4è mandat de Faure
Gnassingbé. D’après le journal, le pouvoir aussi a mis un peu d’eau dans son vin
en acceptant un retour à la Loi fondamentale de 1992 mais récuse toute idée
de mise à l’écart de Faure Gnassingbé en 2020.

Et ce n’est pas tout. ‘’Le Correcteur’’ ajoute que la coalition a « concédé » que
l’actuel président de la République achève son mandat en cours dans le cadre
d’une transition. Sauf que « dans le camp du pouvoir, on n’entend pas mettre
fin à un mandat que le peuple, à travers une élection, a confié au chef de l’Etat
actuel », relève ‘’Le Libéral’’. Des garanties auraient même été données au
président et à certains de ses collaborateurs. Toutes choses que ne comprend
pas ‘’Nouvelle Opinion’’. « Comment est-ce possible quand ceux qui proposent
des garanties ne sont pas encore détenteurs du pouvoir ? » se demande le
confrère. Et d’inviter l’opposition à « jouer les bonnes cartes » et surtout à
« mettre fin au dilatoire et proposer des choses réalisables ».

Parlant de cette opposition incarnée par la coalition des 14, elle « joue à la
roulette russe » et de ce fait, se trouve face à deux situations, soit elle perd
tout, soit elle obtient satisfaction à l’issue du dialogue, souligne ‘’Le Combat du
Peuple’’. L’hebdomadaire pense que cette dernière éventualité ne risque pas
d’arriver de si tôt, attendu que le présent dialogue n’est qu’une « pure perte de
temps ».

« Les processus électoraux sont suspendus mais le dialogue est encore renvoyé
à une date ultérieure », mentionne ‘’Forum de la Semaine’’. C’est la deuxième
suspension en un mois, précise ‘’Togoréveil’’. Attention au « piège » du
dialogue « au rythme des suspensions », prévient ‘’Liberté’’. La publication
explique que les suspensions profitent en réalité au pouvoir en même temps,
qu’elles jouent en défaveur de la coalition qui, se retrouve sans moyens de
pression, ne pouvant pas organiser des manifestations de rue pour essayer de
« rééquilibrer le rapport des forces » avec le pouvoir.

Dans le reste de l’actualité, la presse du jour se fait l’écho du dernier conseil
des ministres qui a abordé la question préoccupante des « discours de haine »
et la diffusion de fausses informations sur réseaux sociaux. « Le gouvernement
togolais va mettre de l’ordre sur les réseaux sociaux », écrit ‘’Togoréveil’’. L’on
avance « vers un recadrage pour une utilisation saine des réseaux sociaux »,
note ‘’Le Combat du Peuple’’. ‘’La Symphonie’’ parle de « renforcement du
dispositif répressif ». Pour sa part, ‘’Le Correcteur’’ observe déjà auprès des
autorités togolaises des « velléités » de « répression » des utilisateurs de ces
réseaux.

Au surplus, ‘’Le Correcteur’’ signale que « Faure Gnassingbé ignore les
médecins et enseignants en grève et s’emploie à organiser un forum folklorique
de la jeunesse ».

service de presse/HAAC

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