La situation politique au Togo fait la une des journaux parus ce mardi.
Où en est-on avec le dialogue inter-togolais ? Le moins qu’on puisse dire c’est
que les chancelleries suivent de près la situation. La Coordination du système
des Nations Unies, la Délégation de l’Union Européenne et les Ambassades des
Etats Unis d’Amérique, d’Allemagne et de la France au Togo ont rendu public
hier un communiqué conjoint dans lequel ils convient les parties prenantes aux
pourparlers au « respect des engagements » pris dans le cadre de la tenue des
discussions, rapportent ‘’Liberté’’ et ‘’Forum de la Semaine’’.
Le groupe des 5 a émis le souhait que les acteurs politiques parviennent à un
« accord sur un cadre démocratique rénové et consensuel, afin que les électeurs
togolais puissent exprimer un choix dans des élections libres et transparentes ».
Avec cette sortie, « c’est la preuve qu’au finish tout se décidera dans les urnes
et non dans la rue », commente ‘’Togomatin’’. Les acteurs entendront-ils
l’appel du G5 ? Dans tous les cas, ‘’Liberté’’ renseigne que le facilitateur, Nana
Akufo-Addo, est « annoncé » à Lomé la semaine prochaine. Mais son émissaire
a rencontré hier la coalition des 14 partis de l’opposition, informe encore la
publication.
Parlant de la coalition, ce n’est pas la sérénité qui la caractérise en ce moment.
Son « mur commence par prendre des fissures », observe ‘’L’Eveil de la
Nation’’. ‘’Togomatin’’ évoque une « guerre de leadership » au sein de ce
regroupement. A l’origine de la « pomme de discorde » entre certains partis, les
marches, relève ‘’L’Indépendant Express’’. En effet, le PNP a cru annoncer la
reprise des marches cette semaine. Une démarche qui, apparemment, ne
relevait pas d’une décision collective et concertée.
Le chargé à la communication de la coalition, Eric Dupuy, expliquera plus tard
que le parti de Tikpi Atchadam est « allé un peu trop vite en besogne », même
s’il a précisé que cette divergence a été résorbée. « Nous traversons des
épreuves (…) mais nous survivrons et nous gagnerons la lutte », dédramatise la
coordinatrice de la coalition, Mme Brigitte Adjamagbo dans des propos
rapportés dans ‘’Liberté’’.
Les leaders de la C14 ont beau réitéré que ce n’était qu’un « malentendu » vite
réglé, ‘’Togomatin’’ se veut formel : « la coalition c’est terminé ». Le journal
croit savoir que « la scission est consommée » au sein du regroupement des 14
formations de l’opposition. Pour ‘’L’Indépendant Express’’, « aucune trahison
ne sera tolérée, aucune défection non plus ». Et d’ajouter : « toute erreur d’un
parti de l’opposition sera synonyme de suicide politique ». De son côté,
‘’Liberté’’ s’interroge : « A qui profiterait une discorde au sein de la coalition ? »
Le quotidien signale qu’il y a « urgence pour le regroupement de resserrer les
rang ».
Analyse similaire dans ‘’L’Alternative’’. « Quels que soient les malentendus, les
tensions, les divergences, les petites histoires de leadership, les calculs des uns
et des autres, ils sont condamnés à travailler ensemble pour atteindre les
objectifs fixés », écrit le bihebdomadaire. Au cas contraire, poursuit-il, « ils
sombreront ensemble ». Message du tabloïd à l’endroit des leaders de la
coalition : « Que vous vous nommiez Paul Apévon, Jean-Pierre Fabre, Aimé
Gogué, Fulbert Attisso, Habia Nicodème, Jean Kissi, Brigitte Adjamagbo, Tikpi
Atchadam, Antoine Folly ou Nathanael Olympio, les Togolais n’ont que faire de
vos petites personnes, de vos ego de vos titres divers ».
Service de presse/HAAC