L’actualité dans les journaux parus ce mercredi reste dominée par la crise politique au Togo.

Aucune rencontre ne semble être de trop pour aider les Togolais à trouver une issue à la crise politique que traverse le pays depuis quelques mois. En effet, le président Faure Gnassingbé a été reçu hier par son homologue nigérian à Abuja  pendant que ses opposants prenaient langue avec Alpha Condé à Paris. De son côté, informe ‘’Liberté’’, Nana Akufo-Addo du Ghana a eu, à Londres, « plusieurs heures de séance de travail » avec l’ancien ministre François Boko. Ça bouge donc dans tous les sens, constate ‘’Le Libéral’’. ‘’Le Magnan Libéré’’ parle d’une « course contre la montre la montre » dans la perspective du dialogue. Ce qui est sûr c’est que les « tractations pour la facilitation » de ces pourparlers annoncés d’ici le début du mois prochain « se multiplient », observe ‘’Le Dialogue’’.

Avant de rallier Abuja hier, le chef de l’Etat togolais était, la veille, en Abidjan où il a conféré avec le président ivoirien sur un certain nombre de sujets d’actualité dont la situation politique au Togo. Faure Gnassingbé pourrait rencontrer Emmanuel Macron, le président français, en marge du sommet Union Européenne-Afrique qui s’ouvre la semaine prochaine dans la capitale ivoirienne, renseigne ‘’Tingo Tingo’’. Quoi qu’il en soit, le numéro un togolais s’est enfin prononcé sur la crise dans son pays, ajoute l’hebdomadaire. « D’ici quelques semaines, le dialogue pourra s’ouvrir », a-t-il notamment confié dans des propos repris par le confrère.

A l’aune de cette intervention présidentielle, ‘’Lettre de la Kozah’’ souligne à grand trait la « disponibilité » réaffirmée de Faure Gnassingbé pour le dialogue autour des questions d’intérêt partagé. « Pour dialoguer, il faut être à deux, ma voix seule ne suffit pas », dira le président togolais au sortir des échanges avec Alassane Ouattara. Ces propos sont mis en relief dans les colonnes de ‘’Le Messager’’. C’est plutôt le président Faure qui « tergiverse » en ce qui concerne la tenue du dialogue, signale ‘’Le Triangle des Enjeux’’.

‘’Le dialogue’’ n’est pas sur la même longueur d’onde et fait remarquer que la volonté du chef de l’Etat d’aller à la concertation ne trouve pas encore un écho favorable sans ambiguïté auprès de l’opposition, notamment de la coalition qui continue de mobiliser les populations dans la rue. Cette posture, selon le tabloïd, n’est pas de nature à favoriser un climat de sérénité nécessaire aux discussions.

La rue oui « mais jusqu’à quand ? » s’interroge ‘’La Dépêche’’ qui pense qu’il aurait été beaucoup plus sage de mettre en sourdine les manifestations pour donner des chances d’aboutissement au dialogue, quitte à les reprendre si, in fine, les résultats escomptés n’ont pas été atteints. ‘’Lettre de la Kozah’’ aussi déconseille à l’opposition l’option des marches pendant que l’on s’active pour les pourparlers. « En politique, la légitimité et la crédibilité s’obtiennent dans les urnes et non dans la rue », rappelle le journal.

Dans tous les cas, « pour un apaisement total, il faut aller à un dialogue », encourage le président de l’Observatoire togolais des prisons, Baba Acotié Saïd interviewé par ‘’Le Patriote’’. Aussi, l’hebdomadaire recommande-t-il de faire preuve de « pragmatisme et de lucidité » dans la recherche des pistes de solutions pour résoudre la crise et ainsi « délivrer les Togolais ». Il ne faut pas désespérer, car « tout va aller plus vite pour trouver une issue favorable à la crise togolaise », réconforte ‘’Le Magnan Libéré’’. D’ailleurs, « les acteurs sont de plus en plus proches du dialogue », assure ‘’Forum de la Semaine’’. « Le peuple est alors dans l’attente », écrit ‘’Le Dialogue’’.

L’autre fait de l’actualité c’est la démission de Robert Mugabé au Zimbabwé. Un départ suscité, selon beaucoup d’observateur, par l’armée. Et du coup, certains au Togo tournent leur regard sur la grande muette. C’est à juste titre, semble dire ‘’La Dépêche’’ qui nous apprend d’ailleurs que « l’armée est au cœur des enjeux politiques dans notre pays ». L’opposition l’aurait compris, c’est pourquoi, note ‘’Vision d’Afrique’’, elle lui fait un « clin d’œil »« Vous êtes la lumière qui éclaire les peuples et qui effraie les tyrans », a déclaré le Prof. Wolou Komi de la coalition dans ‘’Le patriote’’ à l’endroit des forces armées.

Le président du PNP a lui, renchérit en invitant l’armée, selon ‘’Le Messager’’, à rejoindre la lutte populaire. Un appel qui peut lui valoir jusqu’à cinq ans de prison, selon le confrère. Il faut dire que le ministre de la sécurité a rétorqué à l’opposition suite à cet appel du pied. « L’armée est fidèle aux institutions de la République point », a-t-il tranché. Et d’ajouter : « l’opposition veut que les militaires soient de son côté, pourquoi elle marche ? Vous êtes allés lyncher les militaires et vous voulez qu’ils soient avec vous ? » Finalement, l’armée togolaise est-elle « loyaliste ou républicaine ? » se demande ‘’Fraternité’’. La publication rappelle que « les propos du ministre ne sont que l’expression d’une prise de position de l’armée déjà connue de l’opinion ». Cette armée « doit se rendre véritablement républicaine », martèle ‘’Le Triangle des Enjeux’’.

Au surplus, le monde entier s’émeut suite à un reportage diffusé sur CNN relativement à la traite humaine en Libye. Le président togolais a exprimé son « indignation » après cette révélation. ‘’Liberté’’ dénonce la ‘’duplicité’’ de Faure Gnassingbé qui « joue l’affligé sur ce scandale en Libye et qui reste indifférent au massacre du peuple togolais depuis trois mois ».

Et puis, la presse du jour informe que le parti UNIR a désormais sa plateforme digitale. Le www.unionpourlarepublique.com, à ne pas confondre à www.unir.tg, a été lancé hier à Lomé et s’inscrit dans la droite ligne des stratégies de communication de cette formation politique.

Le Service de Presse/HAAC

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