Le président togolais, était hier en visite en Abidjan. A en croire ‘’Forum de la Semaine’’, Faure Gnassingbé et Alassane Ouattara ont échangé sur la crise togolaise. Mais pas seulement. Le chef de l’Etat ivoirien et son hôte ont également fait le tour de l’actualité internationale, surtout le prochain sommet Union Européenne-Afrique prévu la semaine prochaine dans la capitale ivoirienne. Et en croire ‘’L’Alternative’’, la crise togolaise « risque de peser sur les discussions » au cours de cet important rendez-vous. C’est pourquoi, ajoute le bihebdomadaire, la France souhaite que la situation au Togo soit « décantée » avant la tenue de ce sommet.

C’est justement pour aider à la résolution de la crise que le président guinéen, le Prof Alpha Condé et par ailleurs président en exercice de l’Union Africaine, offre ses services. Selon ‘’Liberté’’, ‘’L’Alternative’’ et ‘’L’Indépendant Express’’, il reçoit ce jour une délégation de la Coalition des 14 partis de l’opposition. Elle devra être composée de Tikpi Atchadam, Brigitte Adjamagbo qui ont quitté respectivement Accra et Lomé pour rejoindre Jean-Pierre Fabre à Paris où a lieu la rencontre. D’après ‘’Liberté’’, ces trois représentants de la coalition iront devant le président Condé « réitérer la position du peuple togolais » dont ils ne sont que des porte-paroles.

Pendant ce temps, le dialogue annoncé par le gouvernement est toujours dans sa phase de préparatifs. Hier en Abidjan, Faure Gnassingbé a rappelé que pour dialoguer il faut être deux personnes. Cela veut dire qu’outre le pouvoir, l’opposition devrait aussi s’inscrire dans la logique des pourparlers. Mais cette opposition pose des préalables avant l’ouverture des discussions.

Autre point d’achoppement, les parties prenantes au dialogue. ‘’Actu Express’’ croit savoir que « sous prétexte d’un dialogue inclusif, le pouvoir en place est à la manœuvre pour ouvrir le dialogue à certains partis politiques moribonds dits de l’opposition à l’effet de torpiller les négociations ». La publication rappelle que les protagonistes de cette crise ne sont autres que le pouvoir en place et la coalition des 14 partis de l’opposition qui mobilise les Togolais dans la rue depuis plusieurs mois. Pas question que ce dialogue-ci soit un nouveau marché de dupes, martèle ‘’Le Bâtisseur’’ qui « avertit les opposants recto verso » devant la probable circulation des billets de banque. « Il faut surtout éviter ‘’le piège à cons’’ », recommande ‘’L’Indépendant Express’’.

En attendant le démarrage proprement dit de ce dialogue, la coalition des 14 continue de recourir à la mobilisation populaire pour « maintenir la pression » sur le pouvoir, renseignent ‘’L’Indépendant Express’’ et ‘’Actu Express’’. Les deux tabloïds rappellent que les Togolais ont encore battu le pavé la semaine dernière. Et même dans la rue, c’est le « rouge du PNP qui écrase lamentablement l’orange » de l’ANC, observe ‘’Le Médium’’. Au point de chute de la marche de samedi dernier, des fleurs ont été offertes à l’armée, écrit ‘’Le Bâtisseur’’. Et c’est à juste titre, car la grande muette est « au centre de la crise », souligne ‘’L’Indépendant Express’’.

« Vous ne pouvez pas être complice de l’asservissement du peuple par votre indifférence ou par votre silence », leur a lancé le professeur Wolou dans un message dont se fait l’écho ‘’Liberté’’. « Nous comptons sur vous pour éviter l’agression des civils », poursuit la coalition. La réponse du ministre de la Sécurité n’a pas tardé. « Qu’ils ne rêvent pas que les militaires seront de leur côté », opine Yark Damehane. Sur le sujet, ‘’Forum de la Semaine’’ donne à savoir que le président du PNP a « appelé l’armée à rejoindre le peuple ». Ce message est « gravissime », car il « viole la charte des partis politiques », signale le quotidien privé qui assure que Tikpi Atchadam « tombe ainsi sous le coup de la loi ».

Le Service de Presse/HAAC

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