Les préparatifs pour le dialogue annoncé par le gouvernement se poursuivent. Pendant ce temps, l’opposition ne quitte pas la rue. Faure Gnassingbé lui, continue de sillonner les localités du pays pour poser des actes en faveur des populations.

‘’Forum de la Semaine’’ donne à savoir qu’après Bavou dans l’Ogou, Assoukoko dans la préfecture de Blitta est éclairé. Ces actions inscrites à l’agenda du mandat social de l’actuel chef de l’Etat ne s’arrêtent pas à l’électrification des contrées. D’autres actes tous azimuts ont été posés par le président de la République. Ces opérations de « séduction » engagées par Faure Gnassingbé sont bien « tardives », opine ‘’Le Canard Indépendant’’. D’aucuns pensent que le périple présidentiel à travers le pays est dicté par la pression née de la crise que traverse le pays. C’est une mauvaise lecture que de voir les choses de cette manière, analyse ‘’L’Eveil de la Nation’’. Pour l’hebdomadaire, cet « amalgame » autour des inaugurations et rencontres présidées par le chef de l’Etat tient au fait que « le mandat social n’a pas été bien expliqué aux Togolais ».

Et pendant que Faure Gnassingbé parcourt monts et vallées pour poser des actes concrets, l’opposition marche, observe ‘’Togoréveil’’ qui conclut qu’en réalité « chacun fait ce qu’il sait faire le mieux ». Parlant de l’opposition, elle « maintient la pression » à travers la rue, constate ‘’Le Canard Indépendant’’ qui rappelle que la coalition a entamé hier trois jours de manifestations populaires. Ils étaient « des milliers de Togolais à marcher pour exprimer le rejet du régime » en place, complète ‘’Liberté’’. Et à la coalition des 14 partis politiques, l’on croit à la rue. « La victoire, nous devons l’avoir absolument », martèle Mme Brigitte Adjamagbo dans ‘’L’Alternative’’. « Il est impossible de revenir dire aux Togolais que les choses vont rester en l’état », a déclaré Nathanaël Olympio. En tenant de tels propos, l’opposition risque de faire prendre à son propre piège, commente ‘’Togomatin’’.

Dans tous les cas, la « pression continue en attendant le dialogue », écrit ‘’Liberté’’. Les contours de ces pourparlers sont en train d’être dessinés, note ‘’L’Eveil de la Nation’’ qui croit savoir que les discussions seront dirigées par une personnalité neutre acceptée par toutes les parties, avec autour de la table le pouvoir et l’opposition, mais aussi la société civile et les chefs traditionnels. Les participants au dialogue font partie des « points d’achoppement », informe ‘’Le Canard Indépendant’’, car la coalition veut être la seule interlocutrice du pouvoir.

Il faut souligner que ces pourparlers se préparent sous les auspices du président ghanéen qui a dépêché à Lomé il y a quelques jours un émissaire pour rencontrer les protagonistes. Le nom de cet émissaire : Albert Kan-Dapaah, « un homme à surveiller de près, car c’est un copain de longue date de Faure Gnassingbé », avertit ‘’L’Alternative’’. Même en son sein, la coalition doit resserrer les rangs pour éviter que le pouvoir n’ « achète » certains de ses membres, recommande le bihebdomadaire. Et ce dialogue qui pourra débuter à la fin de ce mois, il faut « en rire ou pleurer ? » se questionne ‘’La Voix du Peuple’’.

En lien avec la crise politique au Togo, le ministre de la Communication a été reçu mardi dernier sur les plateaux de la chaine de télévision France 24. Guy Madjé Lorenzo a fait une « piètre prestation, une prestation ridicule, une nullité absolue qui a provoqué l’hilarité de l’opinion », assure ‘’L’Alternative’’ qui ajoute que le ministre « n’a pas véritablement de compétence » pour ces genres de sorties médiatiques.

Et puis, ‘’Liberté’’ révèle que la résidence du Général Séyi Mèmene a été perquisitionnée par des militaires à la recherche d’armes mais ces derniers sont repartis bredouilles.

Le Service de Presse/HAAC

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *