Dans sa livraison du jour, ‘’Togomatin’’, revient sur la sortie effectuée la semaine dernière à la frontière d’Aflao par Faure Gnassingbé. Il y était pour sensibiliser ceux qui surveillent cette frontière question de s’assurer que des entraves ne remettent pas en cause le principe de la libre circulation des personnes et des biens chère à la CEDEAO. En fait, « d’où viennent ces entraves ? » Des « rackets, des intimidations et des harcèlements » aux frontières, renseigne le bihebdomadaire.
C’est le cas de le dire, Faure Gnassingbé a été élu le 4 juin dernier président en exercice de la conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de la CEDEAO. Une responsabilité qui n’aurait pas été suffisamment respectée par le président français, ironise ‘’Liberté’’ puisque, renseigne-t-elle, Emmanuel Macron a déjà reçu deux chefs d’Etat de l’espace communautaire, en l’occurrence Alassane Ouattara et Macky Sall, alors même que le manteau de président en exercice de la CEDEAO aurait pu ouvrir « en premier » les portes de l’Elysée à Faure Gnassingbé. Le quotidien privé pense que ce dernier a été tout simplement « zappé » par le nouveau président français. Pourtant, il était parmi les tout premiers à avoir félicité M. Macron, après son élection, précise le journal.
Le « même sort » serait réservé à Faure Gnassingbé pour la conférence G20-Afric sur l’investissement à Berlin en Allemagne, ajoute le confrère. Mahamadou Issifou du Niger, Ibrahim Boubakar Keita du Mali, Paul Kagamé du Rwanda, Nana Akufo-Addo du Ghana, entre autres, ont été invités à cette conférence, contrairement au président togolais. Si ce n’est pas de la « sorcellerie », ça y ressemble, raille ‘’Liberté’’.
En outre, ‘’Liberté’’ évoque la « théâtralisation de la politique du RPT/UNIR ». A l’en croire, le pouvoir en place ne veut pas des réformes et multiplie des actes de ‘diversion’ pour retarder au maximum leur mise en œuvre.
Au surplus, ‘’Liberté’’ informe que c’est le retour au « calvaire » pour les riverains et les usagers de la route Lomé-Vogan-Anfoin avec l’arrivée de la saison pluvieuse. La publication pointe « l’inconséquence et la faute » de l’actuel ministre des Travaux publics, Ninsao Gnofam et de l’ex-ministre de l’Economie Adji Otèth Ayassor. ‘’Togomatin’’ plaide pour une solution viable en vue de mettre un terme à l’inondation.
Par ailleurs, ‘’Le Médium’’ s’intéresse aux coupures répétitives et « exagérées » du courant électrique ces derniers temps. Si la CEET a de manière primesautière communiqué là-dessus pour justifier ces coupures par des perturbations enregistrées sur une ligne en provenance du Ghana, l’hebdomadaire observe que l’actuel directeur de la Compagnie « peine à assurer », d’autant plus que la privation du courant aux Togolais cause non seulement des dégâts matériels mais aussi ralentit et entraîne la paralysie de leurs activités.
Aussi, le tabloïd propose-t-il un dossier sur l’organisation des funérailles. Ce focus donne à comprendre qu’au lieu que la survenue d’un décès soit un moment de recueillement et de tristesse, elle se transforme plutôt en période propice d’étalage de la puissance financière à travers des cérémonies grandioses.
Sur un tout autre sujet, faisant un parallèle avec la Côte d’Ivoire où le président Alassane Ouattara a été récemment acculé à coup de revendication d’ordre pécuniaire par les militaires qui l’on aidés à prendre le pouvoir, ‘’L’Indépendant Express’’ estime que le Togo n’est pas tant que ça à l’abri d’une pareille situation.
A en croire l’hebdomadaire, la plupart des Généraux et des Officiers des FAT qui ont « aidé » Faure Gnassingbé dans la prise de pouvoir sont ‘récompensés’ d’une manière ou d’une autre, ceci « au détriment de la grande masse des soldats qui croupissent dans une marre d’indigence » et cet état de fait n’est pas sans conséquence. « Aujourd’hui dans l’armée togolaise comme dans l’opinion, il y a des frustrés, des mécontents et des révoltés qui, un jour ou l’autre, tenteront de se faire justice même si on ne sait pas encore de quelle manière », averti le confrère.
En outre, la publication se fait l’écho de la lettre ouverte commise par le chef spirituel des Ifè et Roi des terres de l’Ogou et par le président des Chefs traditionnels de la préfecture de l’Ogou adressée à la présidente du HCRRUN pour dénoncer la décoration décernée récemment au Major Kouloum et à un de ses hommes de mains.
Le Service de Presse/HAAC