La visite par le Chef de l’Etat, du poste frontalier de Kodjoviakopé domine l’actualité des journaux parus ce lundi.

Aux lendemains de son élection à la tête de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest, le Président Faure Gnassingbé a effectué une « visite inopinée », le 8 juin dernier au poste frontalier de Kodjoviakopé « pour s’assurer de la conformité des pratiques avec l’application des textes communautaires en vigueur », informe ‘’Lettre de la Kozah’’.

Selon des investigations qui ont été menées par la CEDEAO au niveau d’un certain nombre de frontières, le constat est amer avec des passagers et des transporteurs qui, tout le temps sont victimes de corruption ourdie par des agents. « Mais des solutions d’imposent et le nouveau Président en exercice de la CEDEAO, avec cette visite symbolique prouve à suffisance qu’il est déterminé à lutter contre ce fléau qui gangrène la société dans l’espace de l’organisation », pense ‘’Nouvelle Opinion’’

‘’Liberté’’ de son côté offre à lire que c’était presque l’émeute ce jeudi au poste frontalière de kodjoviakopé. Douaniers, policiers et autres agents déployés ne savaient ou donner la tête, certains n’étaient même pas à leurs postes à l’arrivée de l’invité surprise. (…) « Cette sortie du Chef de l’Etat se sera visiblement pas la dernière. Le nouveau Président de la Conférence des chefs d’Etats et de gouvernement de la CEDEAO dans sa volonté de relever le défi de l’intégration régionale et de la CEDEAO des peuples, devrait organiser des descentes similaires aux autres frontières dont celles du corridor Abidjan-Lagos », suggère le quotidien privé qui pense par ailleurs « qu’il n’est point besoin d’organiser des saynètes, des descentes folkloriques, soi- disant pour constater de visu les faits » car le problème, à son avis, est déjà connu, « et il ne reste qu’à lui trouver des solutions ».

‘’Le Correcteur’’ pour sa part remarque que Faure Gnassingbé a pris « 12 ans pour connaitre la frontière de Kodjoviakopé-Aflao » et y voit le « paradoxe de gouvernance au Togo »

Sur un sujet proche, nous le disions plus haut, la visite du Chef de l’Etat togolais à la frontière de Kodjoviakopé fait suite à son élection à la tête de la CEDEAO.

‘’Le Combat du Peuple’’ fait savoir que cette élection suscite débats et écrit : « Si Faure GNASSINGBE est indigne de présider la CEDEAO, FABRE fait injure aux togolais en voulant devenir Président du Togo. » Le confrère fait allusion à une déclaration de Président National de l’ANC au lendemain de l’élection de Faure Gnassingbé à la tête de l’organisation sous régionale et qui disait que « Faure est indigne pour occuper la présidence de cette institution. « M. Jean-Pierre FABRE, poursuit le journal, ne peut pas envoyer un courrier au Président Faure GNASSINGBE pour le rencontrer en cette qualité et le traiter ensuite d’indigne. C’est politiquement incorrect et moralement inadmissible. »

‘’Togobreakingnews.com’’ de son côté se fait l’écho de l’intervention de Me APEVON , reçu vendredi sur une radio de la place , qui exhorte le Président togolais « à œuvrer pour qu’à la fin de son mandat, la CEDEAO devienne une institution qui prône véritablement, le bien-être des populations, la démocratie et oblige tous les Chefs d’État membres à devenir des Démocrates. »

Sur un registre différent, ‘’Nouvelle Opinion’’ fait savoir que le processus de décentralisation se poursuit avec la volonté des autorités togolaises de pouvoir aboutir à l’organisation des élections locales dans les délais raisonnables. « Vendredi dernier, les représentants du peuple ont planché sur l’étude du projet de loi sur les communes en commission. Le ministre de l’administration territoriale Payadowa Boukpessi a pris part aux travaux de séances tenues par les députés », écrit-il. Ce projet de loi permettra au Togo « de se doter de 110 à 115 communes sur l’étendue du territoire togolais », ajoute le confrère.

Tout à fait autre chose, ‘’Liberté’’ commet un reportage sur la réconciliation. A l’en croire, c’est une pilule qui passe mal à Atakpamé à cause du Major Kouloum. « Au moment où on parle de réconciliation, on décore les bourreaux. Ça veut tout simplement dire qu’ils sont remerciés pour le service rendu au Président Faure. Si l’on veut vraiment la réconciliation, pourquoi le décorer ?la population n’est pas du tout contente », déclare un habitant de la ville d’Atakpamé, cité par le journal

La problématique sur les réformes politiques s’invite encore dans les débats ce jour et ‘’Le Combat du Peuple’’ trouve que l’opposition togolaise est en panne d’inspiration. « Tous les observateurs, de la scène politique togolaise sont aujourd’hui confortés dans le sentiment que Jean-Pierre FABRE, Président de l’Alliance Nationale pour le Changement (ANC) et chef de file de l’opposition est en manque d’inspiration et tourne à vide », constate le tabloïd. Dans les propos de « ce politicien au rancart, trois préoccupations dominent : Réformes, alternance, mobilisation populaires. Ces trois pistes reviennent inlassablement comme un leitmotiv, à une cadence de métronome propre à obliger un sourd à entendre. Ce qui est un leurre puisqu’à l’impossible, nul n’est tenu », commente encore l’hebdomadaire.

Toujours sur cette question des reformes, ‘’Le Correcteur’’ se demande si les débats seront bientôt dans les rues. Réponse du confrère : « Pour beaucoup d’observateurs, face à ce refus des débats au parlement, les réformes avec la nouvelle coalition risquent d’être faites dans les rues »

‘’Forum de la semaine’’ pour sa part relève les « propositions urgentes de CAP 2015 et du Groupe des six au pouvoir : D’abord « la mise en œuvre dès maintenant par l’Assemblée nationale, des réformes urgentes ayant déjà fait l’objet d’un consensus » ; ensuite « la prise immédiate par le pouvoir d’une initiative de discussion avec l’opposition et l’ouverture de discussion entre le Pouvoir et l’Opposition, dans les plus brefs délais… »

En outre, le magazine ‘’Maranatha’’ revient sur l’audition de son directeur de publication, le pasteur Habib Barth Afolabi, devant le collège des membres de la HAAC le 19 avril 2017, en publiant la présentation faite ce jour-là par ce dernier. Le document met en cause le pasteur Luc-Russel Adjaho et sa chaîne radio-télévision Zion qui se seraient rendus coupables de pratiques peu recommandables indignes d’un homme d’église. « La radio-télévision Zion serait une station commerciale que nous ne dirions rien », écrit le pasteur Afolabi qui reproche, par ailleurs, à cette chaîne de se « livrer régulièrement à de la propagande politique ». Aussi, estime-t-il que la radio-télévision Zion « viole et bafoue allègrement les règles ».

‘’Maranatha’’ n’épargne pas non plus le bureau de l’Observatoire Togolais des Eglises (OTE) mis récemment sur pied. Le magazine croit savoir que l’OTE est « la pire de toutes les associations d’églises au Togo, car il est le refuge de presque tous les faux serviteurs de Dieu, des ouvriers des ténèbres que compte le pays ». Et ce n’est pas tout, la publication présente également, au travers des témoignages Céphas Antonio et Gabriel Sodji comme de faux bergers qui s’adonnent à des pratiques « bizarres, infâmes et abominables » dans le but d’acquérir la richesse de ce monde.

Par ailleurs, certains confrères s’intéressent à l’éligibilité du Togo au programme du Threshold du Millennium Challenge Account. Selon eux, notre pays, avec les efforts consentis dans plusieurs domaines, est dans la dernière ligne droite pour bénéficier des retombées de ce programme. D’autres évoquent la tournée de sensibilisation et d’information de Jean-Pierre Fabre qui a rencontré les populations de Kloto et de Kpélé.

Le Service de Presse/HAAC

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