Samedi dernier le Combat pour l’Alternance Politique en 2015 était en meeting à Lomé. Après avoir fait la démonstration de la « mauvaise foi » du pouvoir en place dans la mise en œuvre des réformes constitutionnelles et institutionnelles, ce regroupement de partis politiques a « exhorté le peuple togolais à prendre son destin en main », renseigne ‘’Actu Express’’. Présent à cette manifestation, Jean-Pierre Fabre a pris la parole pour renchérir. « Le peuple doit reprendre sa souveraineté et imposer les réformes », a-t-il déclaré dans des propos rapportés dans les colonnes de ‘’L’Alternative’’.

Mais si les réformes n’ont jusque-là pas été mises en œuvre, une part de responsabilité peut être recherchée dans les rangs de l’opposition togolaise semble dire ‘’Liberté’’ qui accuse ses responsables de se livrer une « lutte fratricide » et de laisser un boulevard au régime, alors même que « sans rapport de force, et sans concurrent de taille, le parti UNIR organisera le jeu électoral à sa guise et se réservera la part du lion ». Conséquence : les réformes « ne resteront que de vaines incantations quotidiennes ».

En attendant la fin de cette guéguerre permanente au sein de l’opposition, ‘’Liberté’’ se désole de constater que « Faure Gnassingbé et son UNIR peuvent toujours se frotter les mains et continuer par narguer les Togolais assoiffés d’une autre gouvernance ».

Tikpi Atchadam est le président d’une formation politique de l’opposition. Son combat est mené autour de trois axes entre autres. A en croire ‘’L’Indépendant Express’’, ces trois axes sont : « le retour à la constitution de 1992, le vote de la diaspora et le départ de Faure Gnassingbé du pouvoir ».

Pour arriver au bout du tunnel des réformes politiques, Gilchrist Olympio qui n’est pas adepte de la stratégie du renversement de la table a son idée. Selon ‘’Forum de la Semaine’’, le président de l’UFC préconise un « dialogue pour trouver les formulations consensuelles permettant la mise en œuvre de ces réformes ». Et pour ce dialogue, ajoute le quotidien privé, l’actuelle présidente du HCRRUN, par ailleurs médiateur de la République pourrait jouer les entremetteurs entre l’opposition et le pouvoir afin que « personne ne perde la face ».

A propos de l’Union des Forces de Changement, ‘’Actu Express’’ évoque son accord avec le RPT. Sept ans que le deal est intervenu. L’hebdomadaire pense que ce n’est ni plus ni moins qu’un « marché de dupes » qui est venu « saborder la lutte héroïque » du peuple togolais qui ne cache pas ses envies de « liberté, de justice sociale et de démocratie ».
Sur un tout autre sujet, c’est le professeur Kako Nubukpo qui est à la une de l’actualité. Au cours de l’une de ses dernières sorties, l’ancien ministre togolais de la Prospective et de l’Evaluation des politiques publiques avait laissé entendre que derrière son éviction du gouvernement se trouvait la main du président ivoirien Alassane Ouattara qui n’apprécierait que modérément ses sorties médiatiques sur le FCFA.

Quelque temps après, rétropédalage. Non seulement M. Nubukpo a présenté ses excuses à Faure Gnassingbé et à son homologue ivoirien, mais il s’en est pris aux journalistes qu’il aurait qualifié de « professionnels de l’amnésie », leur reprochant aussi bien d’avoir sorti ses propos de leur contexte que leur propension à tout rapporter.

Alors, que s’est-t-il donc passé pour que l’ex-ministre reconsidère ses propos ? « Sans doute que des pressions sont passées par là », révèle ‘’Liberté’’ qui ajoute que la posture de Kako Nubukpo est non sans rappeler la personnalité même des intellectuels togolais dont la caractéristique principale se trouve être le « manque de courage ».

Ce que ‘’L’Alternative’’ trouve curieux, c’est que le Professeur Nubukpo n’ait pas « replacé ses propos dans le contexte duquel ils auraient été sortis à tort, pour situer l’opinion ». « En accusant la presse d’amnésie, Nubukpo l’invite à ne pas publier sa vraie nature ou son vrai biotope », assène le bihebdomadaire qui l’invite à tourner plusieurs fois sa langue dans sa bouche avant de tenir des propos, pour qu’il ne vienne plus après coup accuser les journalistes.

Restons avec ‘’L’Alternative’’ qui informe que le Togo prendra le 4 juin prochain la présidence de la CEDEAO. Seulement, le confrère craint que cela ne soit une « occasion » pour Faure Gnassingbé de « torpiller » le protocole sur la démocratie et la bonne gouvernance élaboré par l’organisation communautaire.

Au surplus, le journal donne à savoir que le successeur de Nicolas Berlanga Martinez à la tête de la Délégation de l’Union Européenne au Togo en fin de mission en août prochain est connu. A l’en croire, il s’agit de Cristina Martins Barreira, anciennement en poste au Gabon et en Guinée Equatoriale, entre autres. Elle présentera bientôt ses lettres de créance aux autorités togolaises.

En outre, ‘’Forum de la Semaine’’ et ‘’L’Alternative’’ signalent que les employés de la SNPT seront à nouveau en grève de cinq jours à compter du 6 juin. Les greffiers eux, respectent un autre mot d’ordre de débrayage de 72 heures depuis hier, complète ‘’Liberté’’. La revendication est commune : l’amélioration des conditions de vie et de travail.

Et puis la presse du jour informe que le championnat national de football de première division est arrivé à son terme le week-end dernier avec le sacre de l’As Togo Port. Mais ce dernier acte aurait connu un « dénouement scandaleux » ainsi que le relève ‘’L’Equipe Sportive’’. ‘’Actu Express’’ parle d’une « fin de saison aux odeurs de corruption ». Le score qui fait couler beaucoup d’encre et de salive c’est bien entendu la branlée retentissante de 11 buts à 0 infligée par Gbikinti de Bassar à Maranatha de Fiokpo.

Le Service de Presse/HAAC

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