Nous débutons cette revue par ‘’icilome.com’’ qui se fait l’écho du communiqué de la HAAC portant suspension du journal ‘’La Nouvelle’’. A l’origine de cette suspension, écrit le site web, sa parution N°0021 du 15 mai au 15 juin 2017 dans laquelle des personnes ont été citées comme étant les auteurs des violences à caractère politique de 1958 à 2005 au Togo.
« Nous ne sommes pas étonnés de la décision de la HAAC. Merci pour tous vos soutiens », a indiqué le Directeur de publication dudit journal, Bonéro Lawson cité par ‘’icilome.com’’
Sur la page Facebook de ‘’La Nouvelle’’, on peut lire : « Le journal ‘’La Nouvelle’’ est toujours dans l’œil du cyclone. Tout simplement parce que nous publions des informations vraies qui gênent certaines personnes.
Il est bon de savoir, que c’est en proclamant la « Bonne Nouvelle » et en disant la « Vérité » que Jésus-Christ a été arrêté, humilié, persécuté, jugé, jeté en prison et crucifié. Mort sur la croix, il est ressuscité le troisième jour.
Nous disons merci pour tous vos soutiens. »
Pour sa part, ‘’Telegramme228.com’’ revient sur la présentation du rapport d’activités 2016 de la Haute Autorité, notamment la partie concernant la publicité médiatique et rapporte les propos du président de la HAAC : « Depuis quelques années, il est demandé que toute publicité doit avoir l’avis de la HAAC avant sa diffusion ou sa publication. Mais depuis pratiquement un an l’instance de régulation dit n’avoir enregistré qu’à peine trois (03) demandes d’avis. Parmi ces demandes, rien pour les médias d’Etat ».
« Ce n’est pas une honte de vous signaler que malgré nos communiqués, ni la TVT, ni Radio Lomé, ni Togo-Presse n’ont jamais approché la HAAC avec une campagne publicitaire pour avoir l’autorisation qui est requise par la loi », a déclaré Pitang Tchalla lors de la présentation de ce rapport d’activités 2016. La raison est toute simple, selon lui : « tout simplement parce qu’ils ne veulent pas qu’on sache », écrit le confrère.
A l’en croire, la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication a fait cette mise au point pour attirer l’attention des responsables des entreprises de presse sur la nécessité d’avoir au Togo une régie nationale de la publicité. « Il faut une direction nationale pour réguler les choses, afin que chacun y ait sa part », a dit Komlan Agbéka, membre de la HAAC et président du comité technique qui s’occupe, entre autres, de la publicité.
Nous poursuivons avec ‘’Liberté’’ qui rappelle que le président de la HAAC du Bénin, Adam Boni Tessi, qui a été enjoint par la justice de son pays non seulement à payer une amende de 50 millions de FCFA mais aussi à rouvrir Sikka Tv pour fermeture abusive, paie ainsi « le prix du zèle » pour avoir voulu retourner l’ascenseur à Patrice Talon. Hélas pour M. Boni Tessi, car le Bénin n’est pas le Togo où, la HAAC, une « institution mise sous la coupe bien réglée du parti au pouvoir » peut prendre des décisions comme bon lui semble, mentionne le journal.
Restons dans le sillage des médias avec cette fois-ci ‘’Focus Infos’’. Le tabloïd s’intéresse à la CEET et à la ‘’mauvaise gestion’’ de cette structure par son directeur général actuel qui, pour masquer les difficultés qu’il éprouve dans l’atteinte des objectifs à lui assignés, a préféré s’appuyer sur un « repris de justice » pour jeter la pierre aux médias présentés comme « boucs émissaires ». Il faut lire un autre article titré : « de planton à directeur de publication » pour savoir que le ‘’repris de justice’’ dont parle le bihebdomadaire est Lucien Messan Djossou du journal ‘’Le Combat du Peuple’’.
A en croire ‘’Focus Infos’’, dans la peau d’avocat défenseur de la CEET, M. Djossou « dénonce » le contrat de 4.200 000 FCFA mensuels que l’ancienne direction de la Compagnie Energie Electrique du Togo a signé avec 16 journaux, alors que lui-même « touche avec d’autres et auprès d’une autre société, quasiment le même montant » que ces journaux. L’article qui lui est consacré renseigne que Lucien Messan, « connu pour sa propension mégalomaniaque inversement proportionnelle à un parcours scolaire sommaire, truste le statut de doyen de la corporation qu’aucun statut ne lui confère ». On y apprend également qu’en plus d’être un adepte de certains « délires fétichistes », l’actuel président du CTEP a fait plusieurs fois la prison.
‘’Le Changement’’ précise que la publication de ‘’Focus Infos’’ vient en réaction aux écrits de ‘’Le Combat du Peuple’’ « dans certaines de ses dernières parutions ». Seulement, ce faisant, cette « guerre de tranchée » que se livrent certains journalistes à cause de l’argent, divise la presse et constitue l’expression la plus ouverte de la violation des dispositions du code de déontologie en général et singulièrement, de la règle de la confraternité ; violation qui est malheureusement devenue un « sport matinal pour les journalistes togolais » et ce, malgré les rappels à l’ordre de l’OTM.
Tout à fait autre chose. ‘’Liberté’’ parle du « refus » des réformes par Faure Gnassingbé. « L’exaspération » qui en découle est « de plus en plus manifeste au sein de l’opinion », ajoute le confrère qui signale également, tout comme ‘’Le Canard Indépendant’’ et ‘’Le Changement’’ que le CAP 2015 « appelle à un grand meeting » demain samedi à Bè Kodjindji pour aborder la question.
Le CAR ne fait pas partie du CAP 2015 mais estime que c’est par le dialogue que les réformes pourront enfin être mises en œuvre. Dialogue mais pas à n’importe quel prix. D’après ‘’Le Changement’’ le président du Comité d’action pour le renouveau pense que ces pourparlers doivent être menés sous certaines « conditions » dont « l’esprit de vérité et le rejet des catégorisations manichéennes ».
Pour sa part, ‘’Fraternité’’ note que Faure Gnassingbé peut taper du poing sur la table et « débloquer la situation » pour ce qui est de ces réformes.
En outre, ‘’Le Canard Indépendant’’ revient sur l’an sept de l’accord UFC-RPT. Le parti dirigé par Gilchrist Olympio est « satisfait des avancées mais le peuple lui, attend toujours », écrit l’hebdomadaire.
Autre parti, autre leader, Tikpi Atchadam du Parti national panafricain. L’homme politique, semble-t-il, a réalisé une « percée » surtout dans la préfecture de Tchaoudjo d’où il est originaire, tant et si bien qu’il ne laisse personne indifférent. « Bulle ou véritable lame de fond ? » se questionne ‘‘Focus Infos’’ qui commet également un dossier sur whatsapp. Dans tous les cas, il se « positionne aujourd’hui comme l’alternative pour sauver la lutte pour l’alternance engluée depuis 30 ans dans des pièges sans fin », analyse ‘’L’Eveil de la Nation’’.
Et puis cette interrogation de ‘’Fraternité’’: « à quoi ont servi les milliards de l’Union Européenne dans la modernisation de la justice » togolaise pour que 63% des Togolais n’en aient pas confiance ? « Un coup de balai est nécessaire », prône ‘’Le Canard Indépendant’’.
Dans le reste de l’actualité, les confrères sont revenus sur le processus de réconciliation qui en est à la phase de réparations. Pour expliquer les enjeux du vivre ensemble entre les Togolais, le HCRRUN a organisé une tournée d’informations et de sensibilisation.
Sur le sujet, ‘’Liberté’’ croit savoir que les violons ont du mal à s’accorder en ce qui concerne les lieux de purification. Selon le quotidien privé, le président de la République s’opposerait à la purification des lieux remplis de « symbolisme » tels que Fréau Jardin, la lagune de Bè ou encore la ville d’Atakpamé. Il souhaiterait que les cérémonies de purification se fassent plutôt dans les lieux de culte dans chaque région.
Aussi, le confrère pense-t-il que les préoccupations de Faure Gnassingbé sont loin de ces cérémonies de purification préconisées par le HCRRUN, puisque, note-t-il, pendant que le HCRRUN s’échine là-dessus, le chef de l’Etat poursuit son périple « à la recherche d’hôtes à inviter » au sommet Israël-Afrique prévu en octobre prochain.
Le Service de Presse/HAAC