A la une des journaux parus ce mercredi, le problème du foncier et de la chefferie traditionnelle ainsi que le 5è anniversaire de la création de l’UNIR.

 Problème du foncier et de la chefferie traditionnelle

En ce qui concerne le foncier, un forum national consacré à la thématique a été ouvert hier à Lomé par le Premier ministre, informe ‘’Togo-Presse’’. A en croire, ‘’La Dépêche’’, l’objectif de ces assises est de « mettre fin au désordre qui prévaut dans ce secteur caractérisé par des ventes multiples, des lotissements mal faits, la corruption des propriétaires, des chefs coutumiers et des juges ». A cela, poursuit l’hebdomadaire, il faut ajouter les « expropriations forcées, non indemnisées et les constructions dans les réserves de l’Etat ».

En organisant ce forum, l’Etat togolais entend trouver des « solutions réalistes et pérennes » aux problèmes liés au foncier qui constituent 90% des affaires pendantes devant les tribunaux, relève ‘’Le Messager’’. Le confrère explique que « les 250 participants auront pour tâche d’identifier les parties prenantes de la gouvernance foncière, de faire l’état des lieux, d’actualiser les problèmes qui minent le secteur, de spécifier le rôle et la responsabilité de chaque partie ».

Au cours des travaux, il sera question de « réfléchir sur la politique foncière adaptée à la société togolaise avec l’apport des pratiques d’ici et d’ailleurs, de sorte à aboutir à un régime foncier clair, équitable et inclusif », complète ‘’La Lanterne’’. Quant à ‘’Dounia le Monde’’ et ‘’Le Magnan Libéré’’, ils rappellent que ce forum de quatre jours « est le fruit des réflexions initiées depuis quelques années ».

« Ce forum va-t-il accoucher des textes dignes de ce nom qui vont mettre hors d’état de nuire les juges véreux qui, de connivence avec les propriétaires terriens, s’enrichissent sur le dos des pauvres populations ? » s’interroge ‘’Liberté’’. Et d’ajouter : Vivement qu’il en soit ainsi pour que « les populations ne voient plus les bulldozers détruire leurs maisons acquises à la sueur de leur front ou qu’ils soient contraints de les quitter sous l’influence d’un tiers ».

Tout comme le foncier, la chefferie traditionnelle est un autre facteur à même de mettre à mal le vivre ensemble entre Togolais. Les cas de Lama-Tessi et Kpariyo dans la préfecture de Tchaoudjo sont d’actualité, avec les populations qui soupçonnent l’autorité politique de manœuvrer pour « imposer » un chef traditionnel. ‘’Courrier de la République’’ ne va pas quatre chemins pour accuser le gouvernement d’ « attiser des foyers de tensions susceptibles d’aboutir au clash, de par ses gaucheries ». « L’étincelle n’a jamais été aussi proche de la poudre », avertit le journal, car « le réveil du sentiment communautariste risque de faire effet de trainée de poudre en direction d’autres localités qui vivent ces mêmes tristes réalités ».

«Aujourd’hui, le Togo est assis sur une poudrière et ça peut exploser à la moindre incartade », confirme ‘’Le Magnan Libéré’’ qui recommande par ailleurs de « prendre les taureaux par les cornes ».

Pour sa part, ‘’La Dépêche’’ propose deux pistes pour résoudre ce problème de chefferie traditionnelle : « mettre en place un conseil coutumier comme le prévoit la loi et appliquer le choix par voie héréditaire ou alors procéder à l’organisation de l’élection pour la désignation du chef ». Le confrère estime que « toute autre méthode ne serait qu’une vue d’esprit ou la légitimation d’une forfaiture qui ne saurait faire jurisprudence ».

A ces deux pôles de tension, ‘’Le Correcteur’’ ajoute la traque des vendeurs du carburant illicite. A en croire le bihebdomadaire, ses trois facteurs sont constitutifs de la « poudrière et d’une implosion sociale en perspective ».

Pour ce qui est de la lutte contre la commercialisation de l’essence de contrebande, elle a fait des victimes la semaine dernière, avec à la clé 2 policiers brûlés au cours d’un accident de voiture et 3 blessés graves.

C’est donc une « opération qui tue », observe ‘’Le Magnan Libéré’’. « Une solution aux aboutissants néfastes », souligne ‘’Fraternité. Qu’à cela ne tienne, le gouvernement doit continuer par faire preuve de « fermeté » dans cette lutte, encourage ‘’Vision d’Afrique’’.

 5è anniversaire de l’UNIR

C’était le 14 avril dernier. Au cours des cinq années de vie de ce « monstre hideux », l’on est passé avec l’Union pour la République, « de la ‘’fusion création’’ à la ‘’fusion-confusion’’ », analyse ‘’Courrier pour la République’’. Le tabloïd croit savoir que le sentiment qui prédomine à ce 5è anniversaire est la « grande déception ».

Si 2017 marque l’an 5 de la naissance de l’UNIR, il coïncide également avec les 12 ans au pouvoir de Faure Gnassingbé, note ‘’Le Correcteur’’. Ces douze années de gouvernance ont été meublées par le « mépris caractérisé pour les jeunes », avec une préférence pour la « gérontocratie ». Conclusion de la publication : le changement sera « impossible » sans l’alternance.

‘’La Lanterne’’ y va de son commentaire. « Le parti UNIR de Faure peut être désagréablement surpris » lors des prochaines élections locales écrit l’hebdomadaire qui révèle que « par frustration des candidats indépendants s’annoncent déjà ».

‘’La Dépêche’’ elle, soutient que si elle était à la place de Faure Gnassingbé, elle poserait deux actes majeurs à grande portée : elle libèrerait tous les « détenus politiques » et renoncerait à un 4è mandat.

Sur un autre sujet, ‘’Liberté’’ se demande « à quand le tour de Faure Gnassingbé et de la minorité ‘’pilleuse au pouvoir’’ » de déclarer leurs biens conformément à la loi, après les agents de l’OTR et les membres de la structure de lutte contre la corruption.

Et puis, la presse du jour évoque un possible retour de la grève dans le secteur de l’éducation avec la CSET qui ne décolère pas contre le gouvernement. Elle reproche à ce dernier de n’avoir pas tenu parole en reversant aux enseignants les précomptes effectués sur les salaires pendant les moments de débrayages.

Le Service de Presse/HAAC

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