Divers sujets à la une des journaux parus ce mardi.

La crise qui paralyse le secteur public de l’enseignement reste d’actualité. Après l’annonce par les syndicats des enseignants, de la suspension de la grève à l’issue de l’assemblée générale de samedi dernier, l’on pensait voir le bout du tunnel.

Mais « La CSET et le FESEN donnent un moratoire de 4 jours au gouvernement », renseigne ‘’L’ Alternative’’.

En effet, note le journal, « Les responsables syndicaux sous pression de leurs camarades reviennent » à la charge avec un moratoire de 72 heures adressé hier au gouvernement. « Visiblement, les mesures prises par le gouvernement, habitué aux promesses de Gascon, sont loin de combler les attentes des enseignants qui ont réclamé la reconduction du mouvement. Ils jugent inconséquente la prime d’incitation au métier de l’enseignant qui se trouve être l’un des points fixes de leur mécontentement », commente le tabloïd.

Parlant des promesses, ‘’Le Correcteur’’ pense qu’il est nécessaire de « sortir du piège des manipulations » car celà a été la même méthode et la même stratégie du gouvernement pendant 05 bonnes années. Il faut donc passer à l’essentiel : « régler une fois pour de bon la crise en profondeur et durablement », opine-t-il.

Sur le même sujet, ‘’L’Alternative ‘’se fait l’écho d’un communiqué de la Ligue Togolaise des Consommateurs qui « exige la démission du gouvernement » face à la persistance de la crise dans l’enseignement.

Pendant que la LCT exige la démission du gouvernement, ce dernier met en place « une cellule AD HOC pour régler les questions de prélèvements ou cotisation », rapporte le Quotidien National ‘’Togo-Presse’’.

Effet, selon un communiqué du gouvernement publié dans le Quotidien National, « Une cellule Ad Hoc est « créée le lundi 20 mars 2017, par arrêté N°2017-003/PMRT, (…) cette cellule a pour mission de proposer dans les meilleurs délais, les approches de solutions sur les questions des cotisations des enseignants auxiliaires à la Caisse de Retraite du Togo et à la Caisse Nationale de Sécurité Sociale ».

L’autre sujet qui cristallise l’actualité ces derniers jours est la mise en œuvre du « programme de réparations » par le Haut-Commissariat à la Réconciliation et au Renforcement de l’Unité Nationale (HCRRUN).

Le gouvernement a mis à la disposition du HCRRUN deux milliards de francs. Avec cette somme, l’institution dirigée par Awa Nana « enclenche le programme des réparations », fait savoir ‘’L’Union’’.

Pour ouvrir officiellement cette phase de sa mission, le HCRRUN organise une cérémonie officielle de lancement le 24 mars 2017 à Lomé, une tournée d’information et « des cérémonies de purification sur tout le territoire », ajoute le confrère.

Parlant toujours du HCRRUN, ‘’Liberté’’ s’intéresse au volet « réformes constitutionnelles et institutionnelles » de sa mission. Depuis la mise en place en janvier 2017 de la commission « dite d’intellectuels » pour réfléchir sur la mise en œuvre des réformes, aucune avancée notable sur la question « dont le terrain a été suffisamment déblayé par les myriades de commissions et cadres préalables. Elle participe simplement à perpétuer une tradition légendaire, la lenteur imprimée au processus par le pouvoir. », écrit le quotidien privé.

Sur un sujet différent, ‘’Liberté’’ écrit : « Robert Dussey ou la diplomatie à contre-courant ».

Quelques mois après le Sommet de l’Union Africaine sur la sécurité, la sureté maritimes et le développement en Afrique, le Togo s’apprête à accueillir en octobre prochain, le sommet ‘Afrique-Israël’. Pourtant, le contribuable togolais cherche « à l’aide d’une lampe torche » les retombées du précédent sommet, constate ‘’Liberté’’ qui conclue que Robert Dussey , ministre des Affaires Etrangères mène la diplomatie togolaise sans gouvernail.

Le Quotidien trouve par la même occasion que le sommet ‘Afrique-Israël’ est un ‘’sommet surprise’’ car, « Au regard des réalisations et aides dont l’Afrique en général et le Togo en particulier ont bénéficié de la part des pays arabes, ce projet peut être perçu comme une ingratitude envers ces pays qui se tiennent aux cotés de l’Afrique et dont les réalisations sont palpables, contrairement à l’Etat d’Israël ».

Par ailleurs, ‘’Le Correcteur’’ fait un constat sur la gouvernance au Togo qu’il qualifie de « mauvaise ». Selon le confrère, des travaux d’infrastructures sont « détournés aux domiciles des pontes du pouvoir. »

« Au motif qu’il y a un ministre dans un quartier, on trace la route de manière à ce que celle-ci soit faite et donne sur un pavé, sans daigner l’étendre vers les périphéries environnantes. C’est à croire que dans ces quartiers-là, les autres rues ne peuvent souffrir de bitume, encore que ce ne soit pas le cas », se plaint le bi-hebdomadaire.

« C’est un pont aux ânes que Faure continue de privilégier les intérêts de cette minorité (…) qui s’accapare la richesse du pays », ajoute-il.

Dans le reste de l’actualité, certaines publications commentent l’élection du malgache Ahmad Ahmad à la tête de la Confédération Africaine de Football qui a battu le camerounais Issa Hayatou.

Le Service de Presse/HAAC

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