La crise qui secoue le secteur de l’éducation domine l’actualité dans les publications de ce mardi.

Cela fait plusieurs années que les enseignants remettent sur le tapis des revendications pour l’amélioration de leurs conditions de vie et de travail. Face à cette récurrence, « le gouvernement est déterminé à solutionner une fois de bon la crise », informe ‘’Nouvelle Opinion’’. L’hebdomadaire qui se fait l’écho de l’allocution délivrée vendredi dernier par le Premier ministre rapporte que « le gouvernement est à pied d’œuvre pour étudier dans un délai record la question du statut particulier des enseignants. » Monsieur Sélom Klassou n’a pas manqué « d’inviter tous à œuvrer pour un climat de confiance et de sérénité », mentionne le confrère.

Malgré les promesses du Premier ministre, « les enseignants toujours en grève et les élèves toujours dans les rues », note ‘’Forum de la Semaine’’.

Les enseignants réunis au sein des différents syndicats semblent n’avoir accordé aucun crédit à la promesse du chef du gouvernement car, « l’Union des Syndicats de l’Education du Togo, (USET), la Fédération des Syndicats de l’Education Nationale ( FESEN) et la Coordination des Syndicats de l’Education du Togo (CSET), déçues par les conclusions du groupe de travail, ont encore appelé à plusieurs jours de grève au cours de la semaine qui a débuté hier. », informe le quotidien privé.

Pourtant, la Coordination des Syndicats de l’Education du Togo (CSET) avait dit « bravo au gouvernement », renseigne encore ‘’Forum de la Semaine’’. Toutefois, son coordinateur Yaovi ATCHOU-ATCHA avait déclaré qu’ « une chose est de prendre le rapport mais une autre est de passer à la concrétisation des recommandations contenues dans ledit document. »

Dans la même veine, ‘’L’Alternative’’ constate le « durcissement de la grève » avec des enseignants « à bout de patience ».

Le bihebdomadaire explique que les grèves à répétition depuis le début de l’année étaient menées par la coordination des Syndicats de l’Enseignement au Togo (CSET). Les deux autres l’USET et la FESEN qui viennent d’entrer en grève, prenaient part au cadre de concertation instauré par le gouvernement mais « vu que les garanties données ne sont pas respectées, (…) il est clair que la FESEN mette sa menace à exécution.

Pendant que le gouvernement s’époumone à trouver une solution, les enseignants sont « terrorisés par le ‘Suzerain’ Major KOULOU », fait savoir ‘’L’Indépendant express’’. A en croire le journal, « Le vieux lion s’est réveillé de son sommeil pour intimider, injurier et menacer les enseignants grévistes au cours d’une réunion des ressortissants du nord à Atakpamé ». Après avoir qualifié les enseignants « d’incompétents », Il a déclaré que « les grévistes seront renvoyés de la Fonction Publique dans un délai de deux semaines », ajoute ’L’Indépendant express’’.

Parlant toujours de menaces, ‘’Liberté’’ rapporte que « des militaires font irruption dans les salles de classes au Lycée d’Adidogomé et bastonnent les élèves ». Qui a donné l’ordre à ces hommes en treillis d’agir jusqu’au sein d’un établissement scolaire ? se demande le tabloïd.

‘’L’Alternative’’ publie une chronique qui trouve que « l’éducation au Togo est tournée en une grande réalité comme la guerre ». Et d’ajouter que « la déconstruction de l’école est la pire aventure de la dynastie Gnassingbé ».
Le journal satirique ‘’Sika’a’’, de son côté, affiche en première page, une caricature d’une salle de classe qui a pour professeur un représentant de la Cour Constitutionnelle et dans laquelle les acteurs politiques et membres du gouvernement sont des élèves et dont le titre est : « nos écoles sont trop zéro, c’est pourquoi le Togo ne marche pas ».

Pour sa part, ‘’L’Union pour la Patrie’’ souhaite « que tout l’intérêt soit porté à cette noble profession d’enseignant ! Eux qui n’ont pas la même force qui a du peser pour que d’autres Togolais soient récemment revalorisés ».

Dans la foulée des grèves à répétition des enseignants qui paralysent les activités scolaires, le ministère des Enseignements Primaire et Secondaire et la Direction Régionale de l’Education « sont mis en cause dans la délivrance des carnets de reçu pour le payement de l’écolage au niveau du secondaire du secteur des enseignements publics », constate ‘’L’Alternative’’.

Dans le reste de l’actualité, certaines publications reviennent sur la marche organisée par le CAP 2015 samedi dernier.

Pour protester contre la récente hausse des prix des produits pétroliers entraînant une manifestation qui a occasionné la mort d’un manifestant et plusieurs blessés, CAP 2015 a organisé une marche samedi dernier à travers les artères de la ville de Lomé.

‘’Nouvelle Opinion’’ remarque qu’il y a eu une « piètre mobilisation » pour cette marche. Au regard de cette énième sortie de Fabre et comparses, écrit le journal, « il faut faire remarquer que le CAP 2015 tente de faire une certaine récupération politique au lendemain des manifestations spontanées des conducteurs de taxi-moto qui protestaient contre la hausse des prix des produits pétroliers »

Concernant la faible mobilisation, ‘’Le Médium’’ révèle que peu de partisans étaient au rendez de la marche : « Depuis la fin des élections 2015, CAP 2015 a perdu toute crédibilité et peine à mobiliser les populations pour ses marches ».

Pour ‘’L’Indépendant Express’’, L’un des temps forts de cette marche est le message adressé à l’armée lorsque la foule des manifestants est arrivée devant l’entrée de l’Etat-Major Général des FAT : « (…) si on vous envoie nous tuer, vous détruisez le pays, si on vous envoie nous bastonner, vous détruisez le pays, et quand vous détruisez le pays, vous vous détruisez vous-même… ». Pour le confère, l’armée est sous pression. « A-t-elle le dernier mot ? », s’interroge-t-il.

De son côté, ‘’Liberté’’ note une « déconfiture totale » sur le plan social. « Le mandat social de Faure Gnassingbé, une escroquerie intellectuelle », selon le quotidien privé.

Par ailleurs, ‘’Forum de la Semaine’’ revient sur l’entretien entre le chef de l’Etat, Faure GNASSINGBE et M. Gilbert HOUNGBO élu récemment à la tête du Fonds International de Développement Agricole (FIDA). L’ancien Premier ministre est allé exprimer « sa gratitude au PR pour son soutien ».

Le Service de Presse/HAAC

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