En tête d’affiche de l’actualité traitée dans les journaux parus ce jeudi, les suites du retrait des fréquences de LCF et City FM.
Des organisations de la société civile battent le pavé depuis mardi pour réclamer la réouverture de la télévision LCF et de la radio City FM.
« Et si on laissait la justice dire le droit ! », s’exclame ‘’Chronique de la Semaine’’. Par ailleurs, le confrère se demande si cette voie peut «aboutir à un bon résultat ».
Pour l’hebdomadaire, il serait souhaitable que la télévision LCF et la radio City FM retrouvent leurs activités pour le bien de leurs téléspectateurs et auditeurs mais « la voie qui peut conduire à cette solution ne peut être que la voix judicaire. »
‘’Waraa Les Vainqueurs’’ reprennent dans leurs colonnes une interview que le Président de la HAAC, Pitang TCHALLA a accordé au quotidien ‘’Forum de la semaine’’. Le premier responsable de la Haute Autorité « réaffirme que ces deux chaînes n’ont pas reçu d’autorisation de la HAAC et comme tel, existent illégalement ».
« La rue maintient la pression pour la réouverture de LCF et City FM », note pour sa part ‘’La Nouvelle Tribune’’. Pour le tabloïd, même si la marche n’a pas chuté à la HAAC comme prévu, les organisateurs « comptent poursuivre ce jeudi 16 février les manifestations jusqu’à ce que le Président de la HAAC revienne sur sa décision ».
« Flambeau des Démocrates » se fait l’écho du point de vue d’Agbeyome Kodjo sur ce ‘’dossier HAAC-Sud Média’’.
Pour l’ancien Premier ministre du Togo, « La fermeture de LCF et City FM est une grave entorse faite à la liberté d’expression et à la démocratie en construction dans notre pays ».
Le quotidien ‘’Liberté’’ révèle quant à lui que « le groupe des six partis politiques rejoint le mouvement ce matin ». Le confrère écrit par ailleurs que « hier la délégation des organisations a pu rencontrer Pitang TCHALLA mais ce dernier a refusé de prendre la déclaration ».
Ces marches des organisations de la société civile laissent sceptique le quotidien ‘’Forum de la Semaine’’ qui s’interroge : « Nouvelle journée de manif pour quel résultat ? »
Pour le quotidien privé, la tension des responsables de la manifestation a monté d’un cran, « comme la manifesté Nukunu Yao Eklo, président du Ton de la Jeunesse Patriotique (TJP) »
(…) « Les responsables de la HAAC veulent qu’on les bouscule un peu. Comme nous voulons aller pacifiquement leur remettre la déclaration et ils refusent de la réceptionner, nous allons changer de stratégie, nous allons passer à la vitesse supérieure. De gré ou de force, ils vont réceptionner notre déclaration », menace M. EKLO
‘’Le Bâtisseur’’ quant à lui fait une réflexion comparative entre la presse togolaise et ivoirienne. L’hebdomadaire analyse que la liberté de la presse passe « un sale temps » car, pendant qu’au Togo les médias sont « fermés », en Côte d’Ivoire, ce sont les journalistes qui sont « emprisonnés ».
Le journal fait ainsi allusion à la fermeture de LCF et City FM au Togo et de l’emprisonnement en Côte d’Ivoire de trois patrons de presse et trois de leurs collaborateurs dimanche dernier. Pour lui, « on baisse la température en cassant le thermomètre »
Derrière la fermeture de LCF et City FM, le Perroquet voit « la fermeture programmée de certains médias au Togo ».
De jour en jour, la liberté de presse chèrement acquise après d’innombrables luttes est en danger, opine l’hebdomadaire. « Les prédateurs de la presse indépendante et critique, après avoir mis sous éteignoir LCF et City FM ne comptent pas s’arrêter en si bon chemin. Ces derniers, avec à leur tête le tout puissant Pitang TCHALLA, Président de la HAAC après l’épisode du groupe Sud Média, mettent désormais le grappin sur les journaux qui refusent de voir dans la même direction que le prince », fait savoir le confrère.
(…) « Sont dans le collimateur, les journaux comme le Perroquet, Liberté, l’Alternative, L’Indépendant Express et bien d’autres », croit-il savoir.
Dans le reste de l’actualité, les journaux parus ce jeudi reviennent sur l’élection de Gilbert HOUNGBO à la tête du Fonds International du Développement Agricole.
Gilbert HOUNGBO « reçoit les félicitations de Faure Gnassingbé », informe ‘’Le Changement’’.
D’après Faure Gnassingbé, l’élection de HOUNGBO à la tête du FIDA est une « reconnaissance de ses compétences et qualités », renchérit ‘’Forum de la Semaine’’
Le quotidien ‘’Liberté’’ pense que l’accession de HOUNGBO à la tête du FIDA est due entre autres à sa grande expérience : « Plus de 30 ans d’expérience diversifiée dans la sphère politique, le développement international, la diplomatie, et la gestion financière », commente-t-elle.
HOUNGBO, devenu sixième président à la tête du FIDA, «c’est une nouvelle qui fait honneur au Togo tout entier », opine ‘’Flambeau des Démocrates’’.
Tout à fait autre chose, la politique a été traitée dans les colonnes de certains journaux.
« Chronique d’un come-back sur la scène politique, Me AGBOYIBO : jusqu’où ?jusqu’à quand ? » se demande ‘’La Nouvelle Tribune’’. Me AGBOYIBO, le Bélier Noir a repris les rênes du Comité d’Action pour le Renouveau (CAR) dont il « est véritablement resté le chauffeur » mais pourra-t-il résister à l’épreuve du temps ? Jusqu’où est-il prêt à faire usage de la méthode ?, s’interroge le confrère.
En ce qui concerne les réformes politiques, ‘’Le Changement’’ rapporte le point de vue de Me AGBOYIBO sur le rôle de la commission de réflexion sur ces réformes : « La commission dite de réflexion est viciée à la source pour avoir été créée sans concertation avec l’opposition, violant ainsi les dispositions et l’esprit de l’APG de 2006 ».
« Réformes constitutionnelles et institutionnelles, à qui profite le statu quo ? », s’interroge ‘’Flambeau des Démocrates’’. « A y voir de près, chaque acteur politique se plait dans son statut. Les opposants, fiers de le rester éternellement et le pouvoir en place, satisfait de garder les rênes du pouvoir », répond l’hebdomadaire .
« Quand le pouvoir veut avancer, l’opposition joue à la prolongation au détriment des populations lassées d’une situation qui fait perdurer la crise socio-économique », constate encore le confrère.
Dans le reste de l’actualité, ‘’Le Perroquet’’ trouve qu’à travers le refus de mettre en œuvre les réformes, de faire la lumière sur l’affaire des incendies, la « fermeture » des médias etc. on peut voir « des signes prémonitoires d’une fin de règne du régime UNIR »
Pour le confère, c’est plus qu’une évidence que Faure Gnassingbé, au-delà de son 3ème mandat obtenu « aux forceps n’a pas l’intention de quitter de si tôt l’héritage familiale qu’est le pouvoir ». Mais, depuis quelque temps, des évènements « montrent à suffisance que la fin de son règne s’approche à grands pas », analyse-t-il.
Le Service de Presse/HAAC