Dans leur livraison du jour, les journaux se sont intéressés à la politique
De l’accord Cadre de Lomé au HCRRUN : « les réformes politiques prennent désormais une destination rwandaise », écrit ’’ l’Indépendant Express’’
L’épineuse question des réformes s’impose dans tous les débats politiques au Togo. « Fera, fera pas ? », se demande le confrère qui opine que le gouvernement togolais s’est toujours retranché dans des tables de négociations, ateliers d’échanges et cadres de discussions. Le « régime Faure Gnassingbé est-il disposé à opérer les réformes constitutionnelles et institutionnelles ? », s’interroge le tabloïd.
En tout cas, poursuit le journal, la marque rwandaise désormais imprimée par le HCRRUN envoie définitivement le processus dans les « méandres de Sisyphe ». Le Togo ne devrait pas s’inspirer du Rwanda car l’expérience financière par exemple « imposée par ce pays est un fiasco avec l’OTR qui tire aujourd’hui le diable par la queue ».
Toujours sur la question des réformes, ‘’Courrier de la République’’ écrit : « la pilule de Awa Nana ne passe pas, le CAR intraitable ».
Le HCRRUN entend commencer la mission à elle confiée ; pour ce faire, elle tente d’avoir l’avis de certains acteurs politiques, histoire de permettre à ces dernières de décliner leur vision de ces réformes à opérer. Pour le CAR de Me Yawovi AGBOYIBO, « tout a été prévu par l’APG et il faut pour tout travail lié aux réformes se référer à l’APG », fait savoir l’hebdomadaire.
Pour le CAR, le dialogue entre le pouvoir et l’opposition s’impose avec éventuellement une demande du concours des experts si le besoin se fait sentir. Ainsi, « Le Comité d’Action pour le Renouveau de Me Yawovi Agboyibo reste intraitable », constate le confrère.
Me Agboyibo a fait savoir à la délégation de la commission de réflexion sur les réformes que sur la forme, « la mise sur pieds de cette commission ne respecte pas l’esprit et la lettre de l’Accord Politique Globale », renchérie ‘’Echos du Pays’’.
« L’ADDI déplore le flou qui caractérise la mission de la commission de réflexion sur les réformes », renseigne le quotidien privé ‘‘Liberté’’
Le confrère écrit par ailleurs que « les réformes institutionnelles et constitutionnelles restent et demeurent en 2017 les clés de l’avenir. »
« Faure GNASSINGBE et Jean-Pierre FABRE ainsi que leurs partisans respectifs peuvent entrer dans l’histoire à condition de privilégier le Togo notre patrie, sur les égoïsmes injustifiés », pense le quotidien
Le quotidien privé ‘’Forum de la semaine’’ se demande quant à lui si face aux enjeux des prochaines législatives, l’opposition doit « continuer à faire des réformes, un combat politique prioritaire ».
Pour le tabloïd, l’initiative prise par Faure Gnassingbé de mettre sur pieds la commission de réflexion sur les réformes se révèle être une « astucieuse manœuvre » qui risque de mettre tout ou une partie de l’opposition en très grande difficulté et à l’allure où vont les choses, « on va tout droit vers une situation de blocage autour de la question de l’APG ».
« Dans ces conditions et à un an et demi des prochaines élections législatives, Jean-Pierre Fabre et ses alliés au sein de CAP 2015 pourront-ils et devront-ils continuer à faire de la question des réformes, un combat politique prioritaire ? », s’interroge le quotidien privé.
L’opposition aura plus d’intérêt à s’organiser pour gagner les prochaines législatives et prendre le contrôle du gouvernement et de l’Assemblée nationale plutôt que de gaspiller son énergie à lutter pour des réformes qui se feront de toutes les façons selon les désidérata du parti au pouvoir, analyse le confrère.
Sur un registre différent, ’Courrier de la République’’ s’interroge : ‘Les secrets du 05 février 2005 : Qui a changé le plan initial du général ?’. Le confrère pense détenir « la vérité sur la succession de feu Eyadéma. »
Avant la fatidique date du 05 février 2005, les rumeurs les plus folles circulaient sur la santé du Général Eyadéma. « Si Eyadéma se savait condamner, il avait son plan en vue de sa succession », croit savoir le confrère.
Le Général aurait instruit le Chef d’Etat-major d’alors de prendre le pouvoir après sa mort, de gérer la transition et d’organiser dans les délais requis les élections et « faire gagner Faure GNASSINGBE. », commente-t-il.
Mais que s’est-il passé entre temps ?
« Courrier de la République répond : « Dans la précipitation, le plan du vieux sera enterré pour faire place à un autre ubuesque ». Ceux qui ont contrarié le plan préétabli ont opéré un passage en force, défonçant les barrières et les lois du pays. « L’allégeance des généraux dans la nuit du 05 février 2005, la course poursuite pour changer les dispositions à l’Assemblée nationale ont esquinté l’image du pays », écrit le confrère.
Tout à fait autre chose, le bi-hebdomadaire ‘’L’Alternative’’ affiche à sa une : des services 3 G au Togo: « Qui empêche Moov de déployer la fibre optique ? »
Après avoir obtenu, suite à une « très longue attente », l’autorisation de déployer le 3 G au Togo, Moov Togo devra désormais « faire avec les caprices de l’Etat togolais. On craint même une remise en cause du cahier de charges signé en début d’année 2016 entre le gouvernement et la société de téléphonie mobile », fait savoir le confrère.
« Refuser de permettre à Moov Togo de construire son réseau de fibre optique, c’est refuser le strict minimum en terme de concurrence dans les télécoms au Togo », opine le bi-hebdomadaire.
Le journal satirique ‘’Hara Kiri’’ se demande justement si le directeur général de Togotélécom, Romain TAGBA n’est pas « en train d’empêcher la réalisation du projet d’amélioration des services internet au Togo », projet que veut réaliser Moov-Togo.
Le groupe Togotélécom qui est en train d’être restructuré « voudrait empêcher le projet de construction de backbone et amener Moov à louer les nouveaux services chez lui. Le but c’est de la contraindre à ne dépendre que du groupe étatique qui est aujourd’hui une fusion de Togotélécom en faillite et de Togo cellulaire », révèle le tabloïd.
Dans le reste de l’actualité, les publications du jour reviennent sur l’affaire HAAC/Sud médias
Le Médium publie une interview que lui a accordée la Président de la HAAC Pitang TCHALLA.
Morceaux choisis : « le problème est purement administratif…le reste n’est que n’est que racontars et fantasmes des adeptes de la politisation des débats » (…),
« Ensuite le ministre BODJONA est légaliste, il sait que la HAAC est dans son droit »,
« Pour la HAAC, la décision de fermeture est définitive »
Pour ‘’Courrier de la République’’, les protagonistes seront « bientôt devant les tribunaux » et « ça promet des révélations croustillantes. »
‘’L’Alternative’’, ‘’l’Indépendant Express’’ et ‘’Liberté’’ rappellent pour leur part, que les organisations de la société civile commencent « leur marche » à partir de ce matin pour « exiger » la réouverture de la télévision LCF et de la radio City FM
Le Service de Presse/HAAC