Le retrait des fréquences à LCF et City Fm continue d’être en tête d’affiche de l’actualité traitée dans les journaux.
Pour ‘’La Symphonie’’, « la décision du président de la HAAC de fermer les deux chaînes a provoqué en ce début d’année tranquille un séisme de magnitude 12 sur l’échiquier de la presse nationale et internationale ».
De son côté, ‘’Togoactualité.com’’ informe que le CAP 2015 a rejoint la vague de contestations. Pour le regroupement de partis politiques, cette décision de la Haute Autorité « participe d’une campagne orchestrée par les nostalgiques du monolithisme dans le seul but de réduire la liberté d’expression acquise de haute lutte par le peuple togolais et porter atteinte à la pluralité des opinions, ainsi qu’à la diversité au sein du paysage médiatique togolais ».
En outre, le CAP 2015 « interpelle le président et trous membres de la HAAC afin que soit rapportée cette décision pour permettre à la Chaîne du Futur et à City Fm de reprendre leur travail ».
Depuis le 6 février dernier, LCF et City Fm ont cessé d’émettre « bien que la décision de la HAAC soit nulle et de nul effet, étant donné qu’au regard de la loi, l’institution de régulation n’a pas compétence à ordonner la fermeture d’une radio ou d’une télé », commente ‘’La Symphonie’’.
Non content de rappeler que cette mesure de retrait de fréquences a été accompagnée de réactions de condamnation aussi bien au Togo que sur le plan international, le confrère croit savoir que « même Jésus-Christ a dû condamner à coup sûr cette décision » qui envoie au chômage 70 employés. Aussi, la publication pense-t-elle que ces réactions de condamnation « dénotent du caractère impopulaire du sort réservé au groupe Sud Media ».
‘’Forum de la Semaine’’ s’est également intéressé au sujet et a mené une enquête sur ce qu’il considère comme le « guêpier HAAC-Sud Media ». Un dossier qui comporte, selon le quotidien, des « failles juridiques » et marqué par un « abus de pouvoir ainsi que des passe-droits ». « Un compromis pour la réouverture des deux organes est-il encore possible ? » se questionne le tabloïd qui donne la parole au président de la Haute Autorité.
Interrogé donc par ‘’Forum de la Semaine’’, Pitang Tchalla ne s’est pas étendu outre mesure sur cette affaire qui est encore pendante devant la Cour Suprême saisie par les responsables de LCF et City Fm. « Nous disons qu’il faut initier un nouveau dossier. Si la HAAC ne prend pas cette initiative de sanction, de quel droit sanctionnerait-on les autres violations de la loi sur les autorisations d’installation et d’exploitation des médias audiovisuels ? » se demande tout de même le président de l’instance de régulation qui réitère que LCF et City Fm n’ont pas participé à l’appel d’offre et donc ne disposent pas de dossiers à la Haute Autorité.
En ce qui concerne les ‘’divergences’’ au sein du collège des membres dans le cas d’espèce, le président Tchalla explique que « la procédure a été appliquée » aux plénières en présence des neuf membres qui ont « tous participé aux débats et personne n’a boycotté la décision finale ». Et comme telle, la décision « engage toute la mandature », ajoute-t-il.
Par ailleurs, le confrère publie en fac-similé les « éléments de preuves » qui montrent d’une part, que l’affaire LCF-City Fm a été débattue en plénière en présence de tous les membres et d’autre part, que LCF et City Fm ne figurent pas sur la liste des participants à l’appel d’offre en 2007.
Pour sa part, ‘’Liberté’’ s’attarde sur la « conséquence majeure de la décision de Pitang Tchalla ». Selon le journal, « avec les démarches manifestement illégales et controversées » du président de la HAAC, l’éligibilité du Togo au programme Compact du MCC « s’apparente au mythe de Sisyphe ».
En clair, avec cette donne, le « rêve » de ce programme « s’éloigne », assure le quotidien qui explique que « cette déduction est d’autant plus désolante que des sources proches des organisations de presse, certaines d’entre elles auraient entrepris des démarches auprès du coordonnateur du MCC-MCA afin que celui-ci décourage Pitang Tchalla dans son entreprise funeste ». « M. Baba l’aurait effectivement rencontré, mais apparemment, l’homme serait demeuré droit dans ses bottes », poursuit-il.
‘’Liberté’’ soutient également que « déterminé à en finir avec LCF et City Fm, Pitang Tchalla a pré-signé SA décision de fermer les deux organes avant de partir assister à la cérémonie anniversaire de feu Gnassingbé Eyadema ».
‘’Le Combat du Peuple’’ lui, se veut formel : « ce que la HAAC a fait est légal ». L’hebdomadaire pense qu’il faut arrêter les « controverses, polémiques, amalgames et surenchères inutiles ». Pour lui, il n’y a qu’un seul nœud à cette affaire, à savoir qui est le vrai propriétaire de LCF et City Fm, puisque, révèle le journal, le nom de Pascal Bodjona qui est associé à ces deux médias, même s’il était à l’époque chargé de « piloter le projet » de leur création n’en est pas le propriétaire.
Là-dessus, ‘’27avril.com’’ rapporte que l’administrateur du groupe Sud Media a déclaré la semaine dernière au cours d’une émission radiophonique que la vraie propriétaire des deux stations est Zaïna Bodjona, la femme de l’ex-ministre de l’Administration territoriale. « Et alors ? » s’interroge le portail web.
Tout en déplorant les tentatives de récupération de ce retrait des fréquences « à des fins politiciennes », ‘’Le Combat du Peuple’’ interpelle Philippe Evegno, président de la HAAC d’alors et les responsables de l’ART&P au moment de l’implantation de LCF et City Fm. Ils doivent s’exprimer pour situer l’opinion, souligne la publication. Mais pas seulement eux. Pascal Bodjona doit aussi prendre la parole. S’il continue de garder le silence dans ce dossier, il peut être considéré comme un « USURPATEUR », insiste le tabloïd.
Quant à ceux qui menacent et accusent l’actuel président de la HAAC de faire entrave à la liberté de la presse, l’hebdomadaire souligne qu’ils se « trompent de cible ». « Il n’a pas été ne sera pas un pourfendeur de la presse ni un prédateur de la liberté de la presse », écrit le journal, car en plus d’être un « journaliste dans le sang, il est la cheville ouvrière de la dépénalisation du délit de presse au Togo ».
Toujours en lien avec la presse et la HAAC, ‘’Savoirs News’’ et ‘’Afreepress’’ se font l’écho d’un communiqué de l’institution de régulation relatif à l’agression d’un professionnel des médias.
« Torture sur un journaliste : Pitang Tchalla condamne l’acte et apporte son soutien à L’Alternative », affichent à leur une les deux agences de presse. Le document ne manque pas de préciser que la Haute Autorité a « condamné » cet acte et « interpelé » le ministre de la Sécurité ainsi que le Directeur Général de la Gendarmerie nationale. Ledit communiqué est également publié dans les colonnes de ‘’Togo-Presse’’ et ‘’La Symphonie’’
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A ce propos, le PPT a aussi réagi. Le Patronat de la Presse Togolaise condamne l’acte et demande au gouvernement d’ouvrir une enquête et de punir les auteurs et commanditaire de cette « barbarie ».
Au surplus, les publications du jour se sont intéressées aux réformes politiques et aux conditions de travail et de vie des enseignants.
Le Service de Presse/HAAC