Dans leur livraison du jour, les confrères s’intéressent au 28è sommet de l’Union Africaine.

Le clap de fin de la 28è session ordinaire de l’Union Africaine a été donné hier à Addis-Abeba en Ethiopie. Cette réunion a été marquée par l’élection du Tchadien Mahamat Moussa Faki à la tête de la Commission de cette Union en remplacement de Nkosazana Dlamini Zuma.

Le nouveau président de la Commission n’a pas eu le temps de gamberger. A peine est-il élu qu’il a décliné les points saillants de son mandat. Celui-ci accorde une place de choix aux « questions d’énergie, de la lutte contre la pauvreté, le chômage, l’immigration et le terrorisme », renseigne ‘’Le Libéral’’.

L’autre temps fort de ce sommet reste le retour du Maroc, après de longues années passées hors de l’organisation africaine. Ce come-back ainsi que les autres sujets à l’ordre du jour ont fait l’objet de consensus, relève ‘’Le Messager’’. « A Addis-Abeba, la division que certains ont clamé, n’était pas vraiment au rendez-vous », écrit-il.

Mais pas tant que ça. A en croire ‘’Tingo Tingo’’, l’unanimisme n’a pas été dégagé lorsqu’il s’est agi d’aborder la réintégration du Maroc. L’hebdomadaire donne à savoir qu’au départ, certains pays comme le Mozambique, la Namibie, l’Angola ou encore le Lesotho n’ont pas montré un empressement à accueillir de nouveau le Maroc à l’UA. Mais ils ont été rapidement mis en minorité par les autres états qui défendent l’admission du royaume chérifien, avec en tête l’Ethiopie, la Côte-d’Ivoire, le Sénégal, l’Egypte et le Tchad.

In fine, la réintégration du Maroc a été « soutenue par 42 Etats membres de l’Union dont le Togo », mentionne ‘’Le Dialogue’’.

Ce retour approuvé, Mohamed VI n’a pu contenir sa joie. « Il est beau le jour où l’on rentre chez soi ! » a-t-il lancé à la tribune dans des propos rapportés par ‘’Vision d’Afrique’’. Dans son discours, le roi du Maroc qui a fait savoir à ses pairs qu’ils l’ont manqué, a déroulé la vision de son pays. Vision panafricaine « largement partagée », ajoute la publication.

‘’Le Triangle des Enjeux’’ relève les absents à cette rencontre. Entre autres, les présidents camerounais Paul Biya, ivoirien Alassane Ouatara, congolais Joseph Kabila, malien Ibrahim Boubacar Keita et béninois Patrice Talon.

Faure Gnassingbé, par contre était présent. « Toujours présent », précise le journal qui se demande si le président togolais n’est pas finalement un « pigeon voyageur ».

‘’Liberté’’ revient sur l’élection à la présidence de l’Union Africaine et de la CEDEAO et observe que le président de la République togolaise est « maintenu à distance, malgré son ‘’brouhaha’’ diplomatique ». Selon le quotidien, « plusieurs chefs d’Etat venus au pouvoir après lui se sont vu aisément désigner à la tête de ces instances ». « A quand le tour de notre Faure Gnassingbé ? » s’interroge le confrère.

Qu’à cela tienne, ‘’Le Messager’’ et ‘’Togo-Presse’’ précisent qu’en marge des travaux du sommet, Faure Gnassingbé a conféré avec plusieurs personnalités. Notamment, le Commissaire de l’Union Européenne à la Coopération et au Développement, ainsi que les représentants du Luxembourg, de la Chine et du Venezuela.

Avant de s’envoler pour Addis-Abeba, le chef de l’Etat togolais était dans la partie septentrionale du pays. Il en a profité pour aller constater de visu l’évolution des travaux de construction de la route Kara-Sarakawa-Kanté, rappellent ‘’Actu Express’’, ‘’Le Patriote’’, ‘’ Le Dialogue’’, ‘’La Dépêche’’, ‘’Dounia le Monde’’, ‘’Vision d’Afrique’’ et ‘’Le Messager’’.

La crise dans le secteur de l’éducation est également abordée dans les journaux parus ce mercredi. ‘’Dounia le Monde’’ constate que les enseignants dont les mouvements syndicaux sont membres de la Coordination des Syndicats de l’Education du Togo sont en grève de quatre jours et ceux depuis hier, insatisfaits de leurs conditions de vie et de travail. Pourtant, leurs revendications sont en train d’être examinées par le groupe de travail mis sur pied par le gouvernement, note l’hebdomadaire.

Seulement, cette initiative ne fait ni chaud ni froid à ‘’Tingo Tingo’’ qui met en relief le « dilatoire » des autorités togolaises. « Cette fois-ci le gouvernement a trouvé un adversaire de taille », souligne-t-il.

Mais du côté du gouvernement, on explique que des mesures sont prises depuis plusieurs années pour répondre aux besoins des enseignants. Si l’on en croit par exemple le ministre de la Fonction Publique, dont l’interview est reprise dans ‘’Le Messager’’ et ‘’Vision d’Afrique’’, la quasi-totalité des enseignants auxiliaires ont bénéficié des actes de nomination.

‘’Liberté’’ évoque un tout autre sujet, précisément le retour triomphal du 2 février après l’attentat de Sarakawa. A quelques heures du 43è anniversaire de cette date, le journal assure qu’au fil du temps, les Togolais se sont rendus compte qu’ils ont pendant longtemps été « abreuvés d’une histoire tronquée dont le but est de faire passer feu Gnassingbé Eyadema, une personne ordinaire pour un être envoyé grâce à la divine providence ».

« Année après année, le mythe du miraculé de Sarakawa ne tient plus que par les célébrations officielles et les témoignages fabriqués de toutes pièces », insiste la publication.

Par ailleurs, le tabloïd souligne que le Togo est seul pays de l’espace CEDEAO « à ne pas connaitre l’alternance démocratique, le seul à ne pas avoir une limitation du mandat présidentiel, le seul à ne pas avoir une élection à deux tours (…). Vive la monarchie », écrit-il.

‘’Actu Express’’ note que Faure Gnassingbé « fait la sourde oreille » par rapport à la demande d’audience de Jean-Pierre Fabre qui a un nouvel allié, en la personne de Nicolas Lawson.

De Fabre, ‘’Le Libéral en parle également et informe que des calendriers offerts au chef de fil de l’opposition par le HCRRUN ont été remballés à leur destinateur. Une réaction jugée « excessive » et inopportune et qui laisse croire que le président de l’ANC cherchait une occasion pour « en découdre avec » l’institution dirigée par Awa Nana, indique l’hebdomadaire.

En outre, ‘’La dépêche’’ s’attarde sur l’ethnie en politique et estime que les « torts sont partagés » si cette considération est de mise aujourd’hui.

La hausse des prix des produits pétroliers est aussi commentée dans la presse du jour. ‘’Le Triangle des Enjeux’’ pense que c’est un « coup de grâce » que le gouvernement vient de donner à la « majorité émaciée par la faim ».

Au surplus, d’après ‘’Le triangle des Enjeux’’, le Togo, noté 3,32 sur 10 est classé dans la catégorie des « régimes autoritaires » par l’Economist Intelligence Unit (EIU). Ledit classement prend en compte la gouvernance, les libertés et les droits ainsi que le processus électoral et le pluralisme politique, ajoute l’hebdomadaire.

Et puis en sport, Emmanuel Adébayor a enfin trouvé un club. Il s’est engagé pour une saison et demie avec le club turc de première division Istanbul Basaksehir. La CAN de football elle, se poursuit ce soir avec la première demi-finale. Elle mettra aux prises le Burkina Faso et l’Egypte.

Le Service de Presse/HAAC

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