Les journaux parus ce mercredi commentent l’élimination prématurée des Eperviers du Togo de la Coupe d’Afrique des Nations Gabon 2017. Ils s’intéressent également au futur sommet Afrique-Israël que Lomé va abriter en octobre prochain et au départ du pouvoir de l’ex président gambien Yaya JAMMEY.

En levée de rideau, le quotidien national ‘’Togo-Presse’’ se fait l’écho du 43ème anniversaire de l’attentat de Sarakawa.

Le quotidien informe qu’une cérémonie commémorative a eu lieu hier mardi 24 janvier 2017 sur le lieu du drame dans le canton de Sarakawa (Préfecture de la Kozah) en présence du Président Faure GNASSINGBE. Pendant ce temps, une gerbe de fleur a été « déposée à la place des martyrs de Lomé par la Ministre Gilbert BAWARA ».

 Elimination prématurée des Eperviers de la Coupe d’Afrique des Nations de football

Les Eperviers du Togo ont signé la fin hier de leur parcours à la 31ème Coupe d’Afrique des Nations. Ils ont perdu leur troisième match contre la République Démocratique du Congo sur un score de trois (03) buts à un (01).

Les publications du jour qui s’intéressent au sujet se demandent ce « qui n’a pas marché ».

‘’Le Libéral’’ pense pourtant « qu’au regard de meilleures conditions dans lesquelles la sélection a été mise (…) l’espoir était permis ». Il se demande aussi si ‘’le sorcier blanc’’ est « réellement l’homme qu’il faut pour relever le football togolais de ses méandres » car, pour le confrère, « divers choix plus ou moins approximatifs ont conduit à ce cuisant échec ».

« Les Eperviers ont déçu » renchérit ‘’La Dépêche’’. L’hebdomadaire pense que même si la poule du Togo était à priori la plus relevée sur le papier, les adversaires des Eperviers n’ont pas produit un football impressionnant. « Ce qui devrait leur permettre d’écrire une belle partie de l’histoire du football togolais…Hélas », se désole le confrère.

« Résultats d’amateurisme ou ironie du sort ? » se questionne ‘’Vision d’Afrique’’.

La publication fait constater que les critères comme « la mauvaise gestion du football togolais, l’absence de championnat jusqu’en 2016, des joueurs cadres de l’équipe nationale qui sont sans club », ont influé énormément sur cette mauvaise prestation. Selon elle, « le travail à l’à peu près a pris le dessus sur le professionnalisme », pourtant, nuance le tabloïd, avec l’arrivée d’un nouveau président à la tête de la Fédération Togolaise de Football (FTF), en la personne du Col Guy AKPOVI qui a insufflé du tonus au football, « d’aucuns espéraient une meilleure prestation de l’équipe togolaise ».

Pour ‘’Tingo Tingo’’, le retour des Eperviers du Togo est « précipité » et la seule leçon à tirer de la participation de la sélection nationale à la Coupe d’Afrique Gabon 2017 est « l’insuffisance de la préparation ». L’hebdomadaire pense que le séjour de Dakar n’a pas produit ses fruits et pointe du doigt la défense qui n’était pas « vraiment en forme » et l’attaque qui n’était pas non plus pointue comme cela devrait l’être.

« Encore des milliards gâchés », regrette ‘’Fraternité’’.

 Départ du pouvoir de l’ex-président gambien Yaya JAMMEY

Avec le changement intervenu en Gambie, le Togo de Faure Gnassingbé « demeure la seule curiosité en Afrique de l’Ouest puisque son colistier vient d’être déchu », observe ‘’Le Triangle des Enjeux’’ qui se demande si cette donne est « une honte ou une joie ».

Le journal estime que le Togo ne peut plus faire « l’exception » dans l’espace communautaire en ce qui concerne la limitation du mandat présidentiel. « Cela s’impose avec une telle acuité que Faure Gnassingbé se doit d’engager dans les plus brefs délais, les réformes politiques et électorales qui devront doter le pays des dispositions claires qui l’empêcheront de briguer un mandat de plus », commente l’hebdomadaire qui précise que l’actuel président de la République n’a pas d’autres choix que d’aller dans ce sens.

« 50 ans de règne du père et du fils sur une République. C’en est de trop et cela frise un vrai scandale ! » martèle-t-il. Le journal assure que « c’est la voie du salut tracée à Faure Gnassingbé s’il ne souhaite pas vivre une situation plus dramatique que celle que vient de subir le guérisseur de la Gambie ».

Il faut souligner que la CEADEO a, d’une manière ou d’une autre, su trouver solution à la crise post-électorale en Gambie. Toute chose qui a permis à Yaya Jammey de quitter le pouvoir suite à plusieurs négociations et après avoir obtenu des garanties.

‘’Liberté’’ se demande justement si on doit « donner des garanties à Faure GNASSINGBE et à la minorité pilleuse afin qu’ils quittent le pouvoir ».

Le quotidien privé, dans son analyse, fait une comparaison entre les régimes togolais et gambien. Pour lui, si Yaya Jammey s’est accroché « au fauteuil, en multipliant les décisions et actes osés …», c’est parce qu’il craignait pour ses nombreux crimes commis durant 22 ans de dictature. Et d’ajouter : « de la Gambie au Togo, de Yaya Jammey à Faure GNASSINGBE, le lien est vite fait ».

« Les 12 ans égrainés par le fils au Togo ont tout autant été mouvementés en termes de crimes politiques et économiques », opine le journal qui rappelle que «Faure GNASSINGBE a marché dans une mare de sang pour parvenir au pouvoir en avril 2005 …».

Eu égard à tout cela, poursuit le tabloïd, les tenants du régime ont des raisons de craindre que « leur passé ne les rattrape lorsqu’ils ne seront plus aux affaires et il va sans dire que seules les garanties à leur donner pourront les convaincre de lâcher le pouvoir auquel ils s’accrochent par peur du lendemain ».

‘’Vision d’Afrique’’, pour sa part, cherche à savoir « à qui le tour » après le déboulonnement de Yaya Jammey par la CEDEAO.

Pour le confrère, la crise en Gambie a permis à la CEDEAO de redorer son blason et de prouver aux yeux du monde entier qu’il faut rompre avec les vieilles habitudes qui, des années durant ont ternis l’image de la démocratie africaine. « C’est un cas d’école qui devrait inspirer bon nombres de pays ou la démocratie a encore du plomb dans l’aile », écrit la publication.

Tout compte fait, ‘’La Lanterne’’ est soulagée de constater qu’après avoir tenu tête à tout le monde, « Yaya Jammey libère le plancher ».

En dépit des pressions de la CEDEAO et de la communauté internationale, on pensait que Yaya Jammey n’allait pas céder mais c’est très regrettable qu’au-delà des titres très ronflants qu’il s’était octroyés (roi qui défie les rivières), « c’est par les airs que Yaya Jammey doit quitter son pays » pour l’exil, ironise le confrère.

Sur un tout autre sujet, ‘’Le Triangle des Enjeux’’ évoque le 54è anniversaire de la disparition de Sylvanus Olympio. Le père de l’indépendance a été « ignominieusement assassiné par Etienne Eyadema », relève le confrère. Mais Pas seulement. Relayant une publication du Parti des Travailleurs, il invite le peuple togolais à « prendre ses responsabilités et à venger cet assassinat en se mobilisant pour libérer ici et maintenant le pays ». En outre, ladite publication appelle à « mettre dehors le régime cinquantenaire du clan des Eyadema-Gnassingbé ».

Par ailleurs, ‘’Triangle des Enjeux’’ rapporte que Tina Gnassingbé, la fille ainée de feu Gnassingbé Eyadema, a dans une interview accordée à ‘’Diaspora News’’ revendiqué « ‘’sa part’’ » d’héritage ainsi que celle de sa mère.

Au surplus, ‘’Fraternité’’ revient sur le « Je ne vois pas le rapport » de Faure Gnassingbé à Bamako. « Loin de passer comme une simple blague, cette mésaventure vécue par le président de la République du Togo en terre malienne n’est que la résultante de la considération qu’accordent les dirigeants du continent aux journalistes locaux », analyse le tabloïd.

Tout à fait autre chose, certains journaux s’intéressent au prochain sommet Afrique-Israël.
« Sommet Afrique-Israël, c’est en octobre prochain à Lomé », renseigne ‘’Le Messager’’.

C’est précisément du 16 au 20 octobre 2017 que les Chefs d’Etat et de gouvernement africains vont se retrouver à Lomé avec les dirigeants israéliens « pour parler sécurité, terrorisme, mais également développement et à la lutte contre la pauvreté », note le tabloïd. Une nouvelle ère pourra donc s’ouvrir entre l’Afrique et la nation juive à Lomé, pense le confrère qui se réjouit que l’organisation de ce sommet à Lomé soit « le fruit d’un dynamisme diplomatique sans précédent ».

Dans la même veine, ‘’Vérité des Peuples’’ trouve que « le Togo est devenu fréquentable depuis que le Président Faure GNASSINGBE a placé la diplomatie dans ses priorités». C’est d’ailleurs ce qui explique la tenue à Lomé en octobre prochain, du sommet Afrique-Israël.

‘’Liberté’’ voit l’organisation de ce sommet à Lomé sous un autre angle. Pour le quotidien privé, « le régime feint d’ignorer les préoccupations des Togolais ».

« L’offensive diplomatique incarnée par Robert DUSSEY ne doit pas servir que les intérêts d’un régime cinquantenaire au détriment des préoccupations réelles des populations », mentionne-t-elle.

Le quotidien national ‘’Togo-Presse’’ rapporte quant à lui qu’en prélude à cette rencontre d’envergure, le ministre des Affaires Etrangères, Robert DUSSEY a fait un déplacement en pays Hébreux où il s’est entretenu à Jérusalem avec le Premier Ministre israélien Benjamin Netanyahou.

Par ailleurs, l’hebdomadaire ‘’Le Dialogue’’ rend compte de la célébration de la fête traditionnelle Adossa-Gadao par le peuple Tem de Sokodé.

A en croire le confrère, cette fête, célébrée les 21 et 22 janvier 2017, a été couplée du lancement par le Chef de l’Etat, « d’une unité de production de soja et d’arachide à Yélivo, localité sise à 9 km à l’Est de Sokodé ». Il rappelle que le thème de l’Edition 2017 de la fête Adossa-Gadao est : « l’unité culturelle du peuple Tem, pour un développement harmonieux et durable ».

Sur la toile, les médias en ligne ont commenté la défaite des Eperviers du Togo hier mardi face aux Léopards de la République démocratique du Congo (RDC), synonyme de leur élimination de la Coupe d’Afrique des Nations Gabon 2017.

Le Service en Presse/HAAC

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