A la une des journaux parus ce lundi, l’analyse de l’adresse du président de la République à la nation.
Mais nous signalons d’abord que les agences de presse ‘’Savoir News’’ et ‘’Afreepress’’ ainsi que les sites web ‘’icilome.com’’ et ‘’togotribune.com’’ ont relayé la visite de courtoisie effectuée jeudi dernier à la HAAC par la présidente du Conseil Supérieur de la Communication (CSC), Mme Nathalie SOME, en séjour privé à Lomé.
Toujours en lien avec les médias, ‘’Le Combat du Peuple’’ fait savoir à Carlos KETOHOU qu’il est « mal placé pour donner des leçons de probité morale » à la presse togolaise, lui qui « traîne énormément de casseroles ». Une sortie, sans doute, en référence à l’affaire de distribution d’argent présenté comme cadeau du président de la République.
Discours du chef de l’Etat
Attendu le 31 décembre 2016 pour son traditionnel message, c’est finalement vendredi dernier que Faure Gnassingbé s’est adressé aux Togolais. Et il a formulé à leur endroit ses vœux de santé, paix et prospérité. Mais pas seulement.
Ainsi que relève ‘’Courrier de la République’’ le discours du président de la République a été construit autour de six principaux axes. La paix, la diplomatie, la gouvernance économique, politique ainsi que la santé et l’éducation.
En ce qui concerne la paix, elle doit être une quête permanente, a prescrit le numéro un togolais qui a, par ailleurs, rendu hommage aux soldats togolais qui y consacrent leur vie ici ou ailleurs.
Le président Faure est également revenu sur le retour de la diplomatie togolaise au-devant de la scène internationale à travers l’organisation du sommet sur la sécurité maritime. Un rendez-vous réussi grâce à la contribution de chaque citoyen togolais, a-t-il reconnu.
Il s’est montré réceptif aux « cris légitimes » des populations qui lui parviennent et « les réponses appropriées seront apportées pour poursuivre les œuvres » sociales, écrit l’hebdomadaire.
Sur le plan de la gouvernance politique, Faure Gnassingbé donne carte blanche à l’accélération du processus de décentralisation alors que les secteurs de la santé et de l’éducation continueront d’être prioritaires aux yeux du gouvernement.
Et puis, pour ce qui est des infrastructures, « la dynamique se poursuivra » et sera même renforcée, ajoute le confrère qui rappelle que le chef de l’Etat a souhaité une bonne campagne aux Eperviers qui participent à la prochaine Coupe d’Afrique des Nations de football.
C’est en tout cas, un discours « riche et plein de dynamisme », observe ‘’Nouvelle Opinion’’ qui en retrace également les grandes lignes. Des lignes presque identiques à celles présentées par ‘’Courrier de la République’’. ‘’Le Dialogue’’, ‘’Togomatin’’, ‘’Le Combat du Peuple’’ et ‘’la Montagne’’ en font autant.
« Pas d’annonces fortes pour 2017 », analyse ‘’Liberté’’ qui signale que c’est la « déception au sein de la population ».
Pour ‘’Le Correcteur’’, c’était un discours « creux et vide » bref, « sans relief qui repeint l’avenir en pointillés du Togo ».
Quelquefois, les préoccupations des gouvernants et des gouvernés ne sont pas les mêmes. Aux côtés des axes prioritaires définis par le président de la République, le peuple a des « souhaits » qui lui sont chers signale ‘’Courrier de la République’’. Le confrère croit savoir que les Togolais veulent un Faure Gnassingbé plus « ferme » sur certains sujets. Toute chose qui a aura le mérite de « discipliner la galerie ». Ils rêvent aussi d’un président « proche » de ses concitoyens qui peut, par exemple, opérer une descente inopinée dans un marché, question de toucher du doigt les réalités que vivent réellement les populations.
Les fils et filles du Togo attendent des comptes rendus des voyages présidentiels afin de suivre de près tout ce qui est entrepris en leurs noms pour faire avancer le pays, poursuit le tabloïd. « Les Togolais ont des fois l’impression que le président attend le pourrissement de certaines situations avant de réagir », écrit le journal. Il serait donc souhaitable que chef de l’Etat togolais ait « le sens de l’anticipation » indique-t-il, tout en l’engageant, en tant que garant de la souveraineté du pays à œuvrer au « respect de la parole donnée ».
Congrès du CAR
Il est annoncé pour samedi prochain et ‘’Nouvelle Opinion’’ assure qu’il sera l’occasion pour les congressistes non seulement de « se remobiliser mais surtout d’amener les Togolais à adhérer à la méthode qu’on connait au CAR », une méthode somme toute « gagnante » qui a fit jadis la force du parti des déshérités. En tout cas, il ne s’agira pas du retour d’un homme mais d’un système a produit des fruits, souligne l’hebdomadaire.
‘’Courrier de la République’’ confirme que le congrès du 14 janvier prochain « ne consacrera pas le retour d’un homme mais la survivance d’une méthode qui a toujours fait ses preuves dans le temps ». Et de préciser que la méthode en question « voudrait que la politique se fasse autrement avec des résultats qui permettent au pays de faire des bonds réalistes par le seul fait du pragmatisme ». Dans tous les cas, note le journal, le retour à cette méthode est « révélateur du renouveau » au sein du Comité d’Action pour le Renouveau.
Investiture du président ghanéen Nana Akufo-Addo
Elle a eu lieu samedi dernier à Accra, au cours d’une cérémonie « riche en couleurs » et en présence d’une vingtaine de chefs d’Etat, rapporte ‘’Le Dialogue’’.
Parmi ces chefs d’Etat, Faure Gnassingbé. Le président togolais y a « réitéré sa disponibilité à poursuivre les excellentes relations avec le Ghana », mentionne ‘’Nouvelle Opinion’’.
Désormais installé au pouvoir, Nana Akufo-Addo doit relever plusieurs défis, rappelle ‘’Togomatin’’, notamment le relèvement de l’économie du pays, la création d’emploi pour la jeunesse, la baisse d’impôts sur les sociétés et l’annulation des taxes, qui sont en réalité ses promesses électorales.
Le moins que l’on puisse dire c’est que le président Akufo-Addo « promet un Ghana qui fait rêver », conclut ‘’Courrier de la République’’.
« Juste à côté, c’est un contre-exemple parfait de la démocratie » que vit le Ghana, fait observer ‘’Le correcteur’’ qui semble reprocher à Faure Gnassingbé, président du Togo, de « savourer sans gêne les délices de la démocratie » chez son voisin de l’Ouest, alors même qu’il est réticent à opérer les réformes qui peuvent favoriser l’alternance dans son pays.
De son côté, ‘’Liberté’’ note que « le mal élu était à l’investiture du bien élu ». « Meilleure gestion des deniers publics, lutte contre la pauvreté et baisse des impôts », ces valeurs ont été réitérées profusément au cours de la cérémonie et devraient « inspirer Faure Gnassingbé », complète le journal.
Le professeur Wolou Komi s’intéresse également à Faure Gnassingbé. « Entre ce qu’il dit et ce qu’il fait, c’est l’abîme », opine le secrétaire national du Pacte Socialiste pour le Renouveau (PSR) toujours dans les colonnes de ‘’Le Correcteur’’.
‘’Liberté’’ donne à avoir une autre idée du président togolais. « Bien que jeune, il donne l’impression d’être fatigué, usé par le pouvoir. Et même de souffrir d’une cruelle avitaminose d’idées et d’actions pour insuffler une nouvelle dynamique à ce pays », commente le quotidien privé qui prend pour, entre autres preuve, la composition des membres de la commission chargée de plancher sur les réformes. « Nul n’est indispensable et si Faure Gnassingbé est fatigué du pouvoir, qu’il raccroche », suggère-t-il.
Dans un registre différent, ‘’Liberté’’ se demande ce « que peuvent les membres de la Haute Autorité de prévention contre les gros corrompus et autres retro-commissionnaires ».
Crise dans l’éducation scolaire
Malgré l’accalmie qui est observée depuis la reprise des cours le 04 janvier dernier, « des menaces d’orage sont toujours visibles dans le ciel de l’enseignement togolais », constate ‘’Togomatin’’. Mais « peut-on dire que le gouvernement n’a fait aucune action envers ce secteur depuis le début des crises répétitives ? Quelles en sont les origines ? Qu’est-ce qui divise toujours, quelles avancées ? » s’interroge le bihebdomadaire.
Sur le sujet, ‘’Nouvelle Opinion’’ informe qu’il est prévu ce lundi une rencontre entre les représentants des enseignants grévistes et ceux du gouvernement en présence des responsables des centrales syndicales. D’après le journal, cette réunion « permettra aux différents facilitateurs de la crise de rapprocher les deux parties autour d’un point d’accord au sujet de la question des primes mensuelles et du statut particulier des enseignants ». Elle serait présentée comme celle de « l’espoir ultime pour mettre fin à la crise qui n’a fait que trop durer ».
Le Service de Presse/HAAC