‘’Liberté’’ s’intéresse à l’affaire de distribution d’argent à certains journalistes par l’entremise du président de la HAAC et relaie un communiqué du Patronat de la Presse Togolaise (PPT) à cet effet. Dans ce communiqué, l’organisation de la presse explique d’abord les démarches entreprises dès qu’il a eu l’information.
Ensuite, le PPT « s’étonne que ce soit le président de la HAAC dont la mission première est de veiller au respect de la déontologie, à l’intégrité et au professionnalisme des acteurs des médias, qui s’adonne à une pratique de corruption de ces acteurs par la distribution des billets de banque ». Le PPT « pense que c’est un acte grave qui porte atteinte à la crédibilité et l’impartialité du président de la HAAC et qui jette du discrédit sans appel sur l’Institution chargée de veiller au professionnalisme des acteurs des médias ».
Enfin, rappelant les différentes dispositions textuelles qui récusent de tels actes, le Patronat « prend à témoin l’opinion nationale et internationale de cette pratique de corruption et d’achat de conscience et invite les autorités publiques à assumer la responsabilité de ce dérapage ».
Au surplus, le PPT « demande aux journalistes bénéficiaires de ce don présenté comme celui du président de la République, de ne pas laisser ce cadeau influencer le traitement de l’information et les exhorte à rester fidèle aux règles d’éthique qui régissent le métier du journalisme ».
Tout comme ‘’L’Indépendant Express’’ hier, ‘’Tingo Tingo’’ revient sur le rendez-vous annuel manqué entre le président de la République et le peuple togolais. Alors qu’il était attendu le 31 décembre dernier pour son traditionnel message, Faure Gnassingbé ne s’est pas prêté à l’exercice. Toute chose qui donne du grain à moudre à l’hebdomadaire qui souligne que le chef de l’Etat devrait avoir de quoi meubler son discours, tant 2016 a été une année riche en évènements.
« Le moins que l’on puisse dire est qu’il est de son avantage et de son intérêt de s’adresser à la nation, même si son adresse est lapidaire, vaseuse et creuse comme l’ont été certaines de par le passé », commente le journal qui ajoute que son « silence coupable » conforte ses contempteurs dans l’idée selon laquelle « il n’est qu’une marionnette à la solde des généraux de l’armée et des puissances étrangères ».
‘’Le Correcteur’’ dit avoir joint le directeur de la communication de la présidence. Toba Tamana rassure que le message du chef de l’Etat sera délivré. A l’en croire, tout était prévu mais ce sont des « contingences de dernières minutes qui ont fait reporter la cérémonie ».
Par contre, le chef de file de l’opposition a fait passer son message de vœux dans ‘’Le Correcteur’’ et ‘’Liberté’’. Après avoir fait le constat que l’année 2016 s’est achevée sans que « la moindre des aspirations profondes des Togolais ne soit réalisée », Jean-Pierre Fabre a apporté son soutien, entre autres, aux victimes de l’incendie des grands marchés, aux prisonniers politiques et aux enseignants grévistes.
Il a également dénoncé la composition des institutions impliquées dans l’organisation des élections, notamment la CENI, la HAAC et la Cour constitutionnelle qui continuent de fonctionner sans tenir compte de la présence des représentants de l’opposition.
Autre morceau choisi dans ‘’Liberté’’ du message de M. Fabre : « il nous est impérieux de faire voler en éclats tous les verrous d’un système pervers et corrompu ».
Dans sa livraison du jour, ‘’Le Messager’’ lui, se fait l’écho du dernier communiqué de la HAAC rendu public le 02 janvier dernier. L’hebdomadaire commet un article qu’il titre : « Média/Violation répétée des textes, désinformation, refus de se plier aux règles d’éthique et de déontologie etc. La HAAC monte au créneau et condamne ».
La publication rapporte que l’instance de régulation des médias est mécontente du comportement de certains confrères qui ont décidé de ramer à contre-courant du cap de professionnalisme fixé par la nouvelle mandature de la Haute Autorité dirigée par le président Pitang TCHALLA. Cette mauvaise posture se traduit par « la désinformation, l’insulte systématique, le dénigrement gratuit ainsi que le refus d’accorder le droit de réponse ». En un mot comme en mille, la HAAC dénonce « les violations répétées des textes régissant la profession ainsi que la transgression des règles d’éthique et de déontologie ».
De même, écrit le journal, l’institution de régulation a félicité ceux des journalistes qui ont été les bons élèves de la classe. Elle les a encouragés à poursuivre la recherche de la qualité et du professionnalisme.
Par ailleurs, la HAAC a « déploré le refus systématique des acteurs de la publicité et de l’affichage de se soumettre à la réglementation en vigueur en faisant fi du visa préalable de l’instance sur le contenu des messages publicitaires ». Même information dans les colonnes de ‘’Forum de la semaine’’.
Pour sa part, ‘’Togo-Presse’’ du mardi 03 janvier a publié in extenso ledit communiqué de la Haute Autorité.
Dans le continuum du travail des hommes et femmes des médias, ‘’La Dépêche’’ s’inspire de l’ouvrage ‘’est-ce qu’un président devrait dire ça ?’’ de François Hollande pour poser le sujet sur ce que peut et ne peut pas dire ou écrire un journaliste, surtout sur la vie privée des hommes publics. Tout en donnant la parole à ses lecteurs, l’hebdomadaire se questionne : « au nom de la vérité et de la liberté, le journaliste peut-il tout révéler ? Comment concilier le souci de vérité à l’éthique et à la morale ? Les hommes d’Etat, les hommes politiques, ont-ils droit à une vie privée dès lors qu’ils acceptent de jouer un rôle public ? »
Toujours d’après ‘’La Dépêche’’ qui reprend un article publié par le site sénégalais ‘’Seneweb’’, « Jeune Afrique reste un excellent outil d’endoctrinement des populations africaines noires au service de la Françafrique ».
Selon ‘’Togo-Presse’’ et ‘’Liberté’’, la commission chargée de plancher sur les réformes politiques prend forme. Ses membres ont été nommés hier en Conseil des ministres. Elle est composée, entre autres, de Adji Othèt Ayassor, Dodzi Kokoroko et Arthème Ahoomey-Zunu. ‘’Le Correcteur’’ s’interroge : « plusieurs pontes du pouvoir réquisitionnés pour un nouveau cirque ? »
‘’Le Correcteur’’ fait un tour en République Démocratique du Congo et mentionne que les évêques ont mis leur point d’honneur à « sauver le pays du chaos » en réussissant à faire signer un accord aux acteurs politiques. Le bihebdomadaire salue cette implication des hommes de l’église et questionne le rôle du clergé togolais dans la recherche des solutions aux problèmes politiques du pays. Le journal le soupçonne de laisser faire le pouvoir par son silence.
Dans un registre différent, ‘’Tingo Tingo’’ persiste et signe pour le ministre des Infrastructures et des Transports. La publication revient sur ce qu’elle qualifie de « mensonge national », rappelant que Ninsao Gnofam a promis que la route Lomé-Vogan-Anfoin serait prête avant la fin de l’année écoulée. Pis, l’enveloppe financière allouée aux travaux a été « dilapidée ». « Pour son honneur et sa dignité, le ministre Ninsao Gnofam doit démissionner des Travaux Publics et des Infrastructures », conclut le tabloïd.
Pour ‘’La Dépêche’’, 2016 ayant été une année des « espoirs et des promesses non tenues », 2017 sera « très chargée ». Elle cite les réformes, les préparatifs des élections locales et questions sociales.
En outre, le journal donne à comprendre qu’à l’UNIR, tous les militants luttent pour le maintien du parti au pouvoir mais lorsque vient l’heure des récompenses, ce sont toujours les mêmes qui sont promus, sans tenir compte du « mérite, de l’audience ainsi que l’expérience » et au détriment de ceux qui « luttent sur le terrain ». Il donne comme exemple la dernière nomination de Florent Maganawé au secrétariat général du gouvernement, lui qui n’a pourtant laissé que « de tristes souvenirs » à chacune de ses promotions.
Sur un tout autre sujet, les confrères informent que le Togo est le premier pays à ratifier la charte de Lomé sur la sécurité maritime. L’Assemblée nationale a donné son autorisation. Même les députés de l’ANC se sont prononcés en faveur de cette charte, expliquent-ils.
Là-dessus, ‘’Le Correcteur’’ assure qu’après avoir mobilisé plusieurs milliards pour la tenue du sommet d’octobre dernier à Lomé, les frontières et la carte maritimes du Togo ne sont pas établies à ce jour, faute de moyens de la commission missionnée à cet effet. Elle aurait demandé un budget de 500 millions FCFA pour faire le travail, budget qui ne lui est pas encore accordé. Conséquence, écrit le bihebdomadaire, c’est le Ghana et le Nigéria qui « contrôlent tout l’espace maritime y compris les richesses sous-marines ».
Sur le sujet, le magazine ‘’Le Pacifique’’ rappelle que la communauté Tidjaniya avait placé la réussite de ce sommet entre les mains d’Allah.
Et puis, la presse du jour évoque le début d’incendie maîtrisé à la Cathédrale de Lomé. ‘’Liberté’’ se demande si l’on doit « écarter la piste criminelle ».
Sur une thématique différente, ‘’Liberté’’ annonce une nouvelle grève de 72 heures les 9, 10 et 11 janvier prochains. Pendant ce temps, le gouvernement poursuit « sa fuite en avant », ajoute-t-elle.
Les autorités mènent la réflexion de sorte à trouver des solutions. ‘’Togo-Presse’’ informe qu’ « un cadre permanent de concertation sur les problèmes du système éducatif se met en place ».
Les médias en ligne ont poursuivi les commentaires sur l’affaire dite de distribution d’argent et la nomination des membres de la commission chargée de réfléchir sur les réformes.

Le Service de Presse/HAAC

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *