Dans leur livraison du jour, les confrères évoquent la grève des enseignants au Togo. Ils réservent également quelques colonnes à la reprise des travaux sur le tronçon Lomé-Vogan-Anfoin, aux préparatifs des Eperviers pour la CAN 2017 de football et à la crise gambienne.
Grève des enseignants
Le nouveau mot d’ordre de débrayage de quatre jours prend fin demain. Mais la journée d’hier mercredi a été mouvementée dans la préfecture des Lacs, à en croire ‘’Forum de la Semaine’’. Le quotidien privé donne à savoir que des « échauffourées ont eu lieu entre les élèves qui tentaient de rallier leurs camarades du privé à leur cause et les policiers qui tentaient de les contenir». Bilan : « un élève grièvement blessé et des dégâts matériels importants ».
Cette grève-ci, aura été provoquée par le ministre Gilbert Bawara qui n’a pas eu le sens de la retenue et le ton conciliant pour calmer les enseignants, relève ‘’Innov Africa’’ qui met à l’index le « manque de volonté » du gouvernement de trouver les solutions aux revendications des grévistes.
Et pour amener les autorités gouvernementales à se décider à satisfaire la plateforme revendicative des syndicats, les enseignants grévistes ont reçu mardi dernier le soutien de la Synergie des Travailleurs du Togo (STT). Le but de cette alliance est de mettre davantage de « pression sur le gouvernement » pour qu’il trouve des « solutions définitives », indique ‘’Togonyigba’’.
Il faut dire que la Coordonnatrice de la STT n’a pas mâché ses mots au cours de sa sortie médiatique. Si la Synergie est sortie de ses gonds, c’est à cause du « langage va-t-en guerre » tenu par les ministres Bawara et Tchakpélé sur le plateau de la Télévision nationale, mentionne ‘’Flambeau des Démocrates’’.
« En faisant la sourde oreille, le gouvernement retarde la résolution de la crise », notent ‘’ Waraa les Vainqueurs’’ qui égrainent au passage « les actions majeures menées par le gouvernement en faveur des enseignants depuis 2015 ». Par ailleurs, la publication questionne l’appel du chef de file de l’opposition à une négociation avec les enseignants grévistes. « Récupération politique ou réelle volonté de trouver une solution à la crise de l’éducation ? » se demande-t-elle.
Dans tous les cas, le « bras de fer » que se livrent les enseignants et le gouvernement est « inquiétant », souligne ‘’Focus Infos’’, d’autant plus que les grèves se succèdent « dans une période de composition de fin de 1er trimestre et cela risque d’être préjudiciable à l’évaluation des élèves ». ‘’Innov Africa’’ renchérit et signale que l’éducation est « en péril » au Togo. « A cette allure, on risque de former des générations d’élèves avec un niveau qui frise la médiocrité, la faute aux gouvernants qui refusent de prendre des mesures qui s’imposent pour sortir l’éducation de la léthargie », commente l’hebdomadaire.
Même inquiétude dans ‘’Echos du Pays’’ qui suggèrent de tenir compte de l’intérêt des élèves en toutes choses. Contrairement, à ‘’Innov Africa’’ qui n’attend des efforts que du gouvernement, ‘’Echos du Pays’’ recommandent aux deux parties d’accorder leurs violons « pour mettre définitivement fin à cette crise pour qu’elle n’ait pas trop d’impact sur la poursuite des activités pédagogiques et que l’année scolaire aille à son terme dans de bonnes conditions ».
Crise gambienne
Certes, l’heure est à la réflexion pour sortir de cette situation d’impasse politique née du refus de Yahya Jammet de reconnaître les résultats officiels de la dernière élection présidentielle, mais quelle solution adopter pour préserver l’alternance décidée par le peuple gambien ? s’interrogent ‘’Echos du Pays’’.
Même si la CEDEAO a laissé entendre qu’elle fera respecter la vérité des urnes « par tous les moyens » y compris par la force, le journal préconise la carte de la négociation. Une négociation qui aurait finalement pour but de rassurer le président sortant et ses collaborateurs « qu’aucune poursuite ne sera engagée contre eux après leur départ du pouvoir ». D’après le confrère, seule cette option, fera moins de dégâts, quoiqu’elle « ouvre la voie à l’impunité ».
‘’Focus Infos’’ lui s’attarde sur la position de l’organisation communautaire de faire respecter les résultats tels que sortis des urnes. Cette position, écrit le bihebdomadaire, « ne doit pas être un simple effet d’annonces ou un vœu pieu ». « Pour l’exemple et la crédibilité de la CEDEAO, elle n’a d’autres choix que d’aller au bout de sa fermeté, en obligeant, quel qu’en sera le prix et peu importe la forme, Yahya Jammet à rendre le pouvoir en janvier (…) », insiste le tabloïd.
En attendant, le président élu, Adama Barrow « se conforte » avec le soutien des chefs d’Etat de la sous-région ouest-africaine qui comptent assister à son investiture prévue le 19 janvier prochain, indique ‘’Flambeau des Démocrates’’.
Reprise des travaux sur le tronçon Lomé-Vogan-Anfoin
Les travaux de cette voie, autrefois confiés à CECO Group, ont repris cette fois-ci sous la direction une entreprise chinoise. C’est pour apprécier le niveau d’exécution des travaux de ce chantier et exhorter au respect des délais que le Premier y a fait le déplacement, informent ‘’Togo-Presse’’ de mercredi et ‘’Echos du pays’’.
‘’Waraa les Vainqueurs’’ reviennent sur la promesse faite devant les députés par Ninsao Gnofam. L’hebdomadaire rappelle que le ministre des Infrastructures et des Transports avait promis que la même route Lomé-Vogan-Anfoin allait être prête avant la fin de l’année 2016. Plus que 10 jours pour la fin de cette année mais les travaux ne sont pas achevés. Pour le journal, le « mensonge » du ministre est ainsi « révélé au grand jour ». Et de conseiller l’ancien banquier de ne surtout pas « annoncer des actions qui ne se feront jamais ».
‘’Liberté’’ elle, interroge le silence du Chef de l’Etat dans la gestion des travaux de ce tronçon qui vont coûter plus de 50 milliards pour seulement 61 km, gestion dans laquelle sont impliqués Ninsao Gnofam, Adji Otèth Ayassor et CECO Group. « Qu’a mangé ‘’Faure-vi’’ pour ne pas réagir dans cette affaire? » se questionne le quotidien privé. En tout cas, « d’aucuns commencent à se convaincre qu’il y a anguille sous roche, autrement, Faure aurait pris des décisions qui aillent dans le sens de la lutte contre la corruption depuis longtemps », commente le journal.
Dans la même veine de la lutte contre l’impunité, ‘’Liberté’’ explique que cette lutte n’est célébrée que dans les discours officiels alors que dans la réalité des faits, le pouvoir de Faure Gnassingbé s’emploie plutôt à faire la « promotion de l’impunité économique ». En plus du dossier relatif aux travaux de la voie Lomé-Vogan-Anfoin, le journal cite les comptes non faits de la CAN 2013 de football. Finalement « le Togo est le pays où le ridicule ne tue pas », conclut le confrère qui n’en revient toujours pas de son étonnement suite à la décision du gouvernement de créer de nouveaux comités pour gérer la participation des Eperviers à la prochaine Coupe d’Afrique des Nations. « Faisons les comptes », martèle ‘’Togomatin’’.
‘’Flambeau des Démocrates’’ aussi opine sur la question. L’hebdomadaire estime qu’avec ces genres de comportement, il est difficile aux populations de croire en leurs dirigeants.
Sur un tout autre sujet, ‘’Liberté’’ informe d’un « malaise » au sein de la communauté togolaise au Gabon. A l’en croire, ce malaise serait né des « conditions ‘’tribalistes’’ » dans lesquelles l’Ambassadeur du Togo près la République du Gabon, Tsekpo Kwami, délivre la carte consulaire. Selon la publication pour disposer de ce document, il faut, entre autres, présenter « une attestation d’appartenance à une association de sa localité d’origine ».
En outre, ‘’Liberté’’, renseigne sur ce que la Cour d’Appel a « débouté » Sébastien Ayikoué de sa requête voir déclarer illégitime l’organisation d’un congrès en octobre 2015 qui a débouché sur l’élection d’un secrétaire général et d’un bureau provisoire, mettant ainsi fin à son mandat. La Cour, non seulement n’a pas donné raison à l’ex-secrétaire général de la CSTT, mais aussi déclare « nul et de nul effet » le congrès que lui-même et ses acolytes auraient organisé par la suite.
En outre, ‘’Flambeau des Démocrates’’ révèle que le Togo occupe le 1er rang « en matière de contrôle et de supervision de la sécurité aérienne en Afrique ».
Et puis, ‘’Echos du Pays’’ font une rétrospective des évènements qui ont marqué l’année 2016. Le journal cite, entre autres, l’organisation du sommet sur la sécurité maritime, la qualification des Eperviers pour la CAN 2017, le désistement de François Hollande pour l’élection présidentielle 2017 en France et l’élection de Donald Trump aux Etats-Unis. Le même exercice est fait par ‘’Togomatin’’ qui désigne le tandem Faure Gnassingbé-Robert Dussey comme celui qui a le plus marqué cette année finissante.