L’actualité dans les journaux parus ce lundi reste dominée par le revirement de la situation politique en Gambie, l’élection présidentielle au Ghana, la grève des enseignants et les suites de l’atelier national sur la décentralisation.
Tout d’abord, ‘’Le Correcteur’’ qui informe que le chef de file de l’opposition « rappelle la HAAC à ses obligations ».
En effet, dans une lettre en date du 9 décembre 2016 signée de Jean-Pierre Fabre, l’Alliance Nationale pour le Changement (ANC) donne à savoir que des échanges épistolaires ont eu lieu entre elle et la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAA) relativement à un droit de réponse que devrait publier ‘’Togo-Presse’’. L’on apprend au travers de cette correspondance que, l’instance de régulation des médias, donnant suite à un courrier dudit parti politique qui l’avait saisi aux fins de faire publier par le quotidien national sa lettre-réponse au HCRRUN, a expliqué aux responsables de l’ANC que leur requête a été transmise au ministère de la Communication, « pour des dispositions à prendre ».
La formation politique se dit ne pas être surprise par le « résultat auquel il fallait s’attendre », c’est-à-dire la non publication de son droit de réponse dans ‘’Togo-Presse’’.
Il n’en fallait pas davantage pour que l’Alliance Nationale pour le Changement conclue à une « fuite de responsabilité » de la Haute Autorité et un « refus d’accomplir sa mission ». Aussi, l’ANC estime-t-elle que la HAAC s’est rendue « complice de la violation de ses droits ». « Votre attitude illustre parfaitement le fonctionnement calamiteux de toutes les institutions de notre pays (…) dont les dirigeants, en raison de leur appartenance politique et des conditions de leur nomination, sont des obligés du système RPT/UNIR, incapables d’assumer et d’exercer leur indépendance à l’égard des pouvoirs publics (…) », écrit-elle.
Et d’ajouter : « le caractère inapproprié de votre démarche auprès du ministère de la Communication est patent. Vous devez en tirer toutes les conséquences et user des pouvoirs que vous confère la loi pour imposer à Togo-Presse la publication de réponse à Mme Awa Nana-Daboya. Vous apporterez ainsi la preuve que l’institution que vous présidez, existe et sert à quelque chose ».
Revirement de la situation politique en Gambie
Ainsi que l’indique ‘’Togomatin’’, l’alternance politique en Gambie saluée de toute part a « accouché d’un rapide retournement de situation ». Après pourtant avoir appelé et félicité son challenger à l’élection présidentielle pour sa victoire, Yahya Jammey fait volte-face et explique qu’il ne reconnait pas les résultats issus de ce scrutin. Ce changement d’avis « ne doit étonner guère puisque venant du président marabout dont le look n’inspire rien de sérieux », commente ‘’Courrier de la République’’.
Ce « coup de théâtre » est tout simplement « synonyme d’une plaisanterie de mauvais goût », opine ‘’Le Combat du Peuple’’.
Ce faisant, de par son attitude, celui qui était supposé être ancien président de la Gambie « plonge son pays dans l’inquiétude », relève ‘’Nouvelle Opinion’’.
La communauté internationale s’indigne et se réserve le droit de mener un certain nombre d’actions pour ramener Yahya Jammey à la raison. Le moins que l’on puisse dire c’est que ce rejet du verdict des urnes est condamné presque unanimement. Alors, Jammey va-t-il finir par « céder à cette vague de pression ? » se questionne ‘’Togomatin’’. Ce « coup de folie » doit rapidement être enraillé par une « réponse appropriée », préconise ‘’Courrier de la République’’ qui appelle de tous ses vœux une réaction d’ « urgence de la communauté internationale pour sauver la démocratie en Afrique ». Conclusion de l’hebdomadaire : « de gré ou de force, Jammey doit avoir l’absolue certitude qu’il partira ».
Grève des enseignants
« Face au dilatoire du gouvernement, les enseignants menacent de nouvelles grèves », indique ‘’Liberté’’. Malgré cette situation, Faure Gnassingbé reste « insensible » et s’envole pour le Kenya, déplore ‘’Le Correcteur’’. « Les enseignants ont le droit de grever mais qu’ils manifestent eux-mêmes », observe ‘’Le Combat du Peuple’’.
Election présidentielle au Ghana
Elle est marquée par la victoire de Nana Akufo-Addo sur le président sortant, John Dramani Mahama. Avec une nouvelle alternance dans ce pays voisin, le Togo devient « de plus en plus isolé et avance vers un jubilé d’or des Gnassingbé », souligne ‘’Le Correcteur’’. « Le Togo fait la honte de l’Afrique de l’Ouest », renchérit ‘’Liberté’’ qui ajoute que les Etats-Unis sont « pour un référendum sur la limitation du mandat et un chronogramme des élections locales », question de « renforcer la démocratie au Togo ».
Atelier national sur la décentralisation
Au terme de ces assises, les participants ont convenu de l’organisation des élections locales avant la fin de l’année 2018. ‘’Nouvelle Opinion’’ rassure de la volonté du gouvernement togolais à faire de la décentralisation une réalité.
Quant à ‘’Togomatin’’ il croit savoir qu’un projet de création des communes est déjà élaboré. Ce projet qui doit encore recevoir l’aval de l’Assemblée nationale prévoit 112 communes à raison de 14 pour les régions des Savanes et Centrale, 21 pour la région de la Kara, 32 pour les Plateaux et 30 pour la région maritime.
L’Union des Forces de Changement (UFC) se dit prête à se mêler de la bataille de ces élections locales. Elle a organisé samedi un séminaire de restitution de la rencontre de la semaine dernière sur la décentralisation, rapporte ‘’Forum de la Semaine’’.
‘’Le Correcteur’’ lui, révèle qu’un budget est pourtant alloué à l’organisation des élections locales mais rien n’est fait. Le bihebdomadaire avance une enveloppe de 2,5 milliards pour 2016 et 4 milliards pour 2017 avant de s’interroger sur l’utilisation de ses fonds.
Sur un tout autre sujet, ‘’Togomatin’’ ne comprend pas le « mutisme incernable et inacceptable » des chefs d’Etat ainsi que de hautes personnalités politiques et diplomatique africains « espionnés » par les services secrets britanniques.
Par ailleurs, les confrères informent de ce que le chef de l’Etat togolais est depuis hier en visite de trois jours au Kenya.
L’impasse politique en Gambie née de la tentative de confiscation du pouvoir par Yahya Jammey et la grève des enseignants sont évoquées par les medias en ligne.