La politique meuble les colonnes des journaux parus ce mercredi. Pour la quasi-totalité, ils évoquent la création du parti Forces Démocratiques pour la République (FDR), tout comme ils questionnent, pour certains, l’alternance politique au Togo.
Avant de développer cette thématique, nous signalons que ‘’La Dépêche’’ se fait l’écho de la rencontre, il y a une semaine, entre la Commission technique chargée de l’attribution de l’aide de l’Etat à la presse et les responsables des médias.
Pour sa part, ‘’Le Triangle des Enjeux’’ publie un communiqué du Patronat de la Presse Togolaise. Tout en se félicitant du déblocage enfin de cette aide dont l’enveloppe est, du reste, « insignifiante », le PPT « déplore » la non prise en compte de la presse en ligne. Il « s’insurge » par ailleurs contre « l’exclusion dont il est l’objet dans la Commission Technique de Gestion et de Suivi de l’Aide de l’Etat à la presse ».
 Création du FDR, multipartisme et alternance
Sans s’embarrasser de commentaires, ‘’Tingo-Tingo’’ se contente de rendre compte du lancement officiel du nouveau parti de Me Dodji Apévon dénommé Forces Démocratiques pour la République (FDR). La cérémonie a eu lieu samedi dernier à Lomé.
Il nous souvient que les responsables des fédérations, après l’avoir mis en demeure ont fini par laisser sur le carreau l’ancien président du CAR. Et donc après un temps de réflexion, Me Apévon a décidé de construire « sa propre hutte ». A en croire ‘’Le Magnan Libéré’’, la nouvelle formation politique entend « fédérer les énergies pour ‘’recréer l’espoir’’ perdu » dans le cœur des Togolais, épris de changement. Toujours selon l’hebdomadaire, « les FDR proclament être un parti républicain qui défend le caractère indivisible, laïc, démocratique et social de la République togolaise ».
‘’Vision d’Afrique’’ donne à savoir les grands axes de combat du nouveau parti. « Les FDR se donnent pour cheval de bataille la réalisation de l’alternance au pouvoir, le renforcement de la démocratie à travers des institutions fortes pour mettre le Togo en condition pour le développement économique, la lutte contre le chômage, la pauvreté et la marginalisation », précise le tabloïd.
‘’La Dépêche’’ aussi s’intéresse à la mission de la formation politique de M. Apévon. Ainsi que l’indique la publication, elle se résume à quatre points : « contribuer à l’effectivité de la forme républicaine de l’Etat togolais ; œuvrer au développement du pays et au bien-être des populations togolaises ; faire du Togo un pays de grande démocratie dans le concert des nations puis susciter chez les Togolais la fierté d’appartenance à une nation forte ». Même rapportage dans les colonnes de ‘’Le Triangle des Enjeux’’.
Les confrères n’oublient pas d’ajouter que les FDR mettront leur point d’honneur à œuvrer à la mise en œuvre des réformes politiques et l’organisation des élections locales.
‘’La Lanterne’’ offre un tout autre son de cloche. L’hebdomadaire estime que l’on avance inexorablement vers la « disparition totale » du CAR avec l’arrivée dans le marigot politique des Forces Démocratiques pour la République, étant attendu que la grande majorité des militants du parti des déshérités ont rejoint Me Dodji Apévon dans sa nouvelle aventure. En plus, opine encore le journal, le nombre insignifiant de députés du CAR ne joue pas en sa faveur. Idem pour la nouvelle formation qui n’aura pas du tout partie facile, d’où des interrogations sur viabilité.
Pour avoir une chance de survie, Me Apévon et son parti ont la possibilité de rejoindre d’autres formations politiques dans le cadre d’un regroupement. En tout cas, c’est ce que subodore ‘’Le Messager’’, à l’aune de la similitude des idéaux avec d’autres partis déjà existant. Le confrère rapporte que la « position » de l’avocat sur certains sujets le rapproche de l’ANC et donc du CAP 2015, même si l’ancien président du CAR est réputé souple sur certaines questions.
Nul doute qu’une coalition arrangerait M. Apévon mais il devrait se préparer à subir les « caprices » et oukases de l’ANC qui aime imposer sa « suprématie ».
En attendant de voir à l’œuvre le nouveau parti, d’aucuns estiment que c’est la fin de la longue crise qui a ébranlé le Comité d’Action pour le Renouveau.
Justement, là-dessus, le président intérimaire du CAR explique dans ‘’Courrier de la République’’ que « des fois les crises qui surviennent sont celles de purification ». Elles permettent à chacun d’être fixé, ajoute Awokou Nador
Outre les FDR, ‘’Liberté’’’ annonce la création d’une autre formation politique. Créé par le député Targone Sambiri, le parti des Démocrates Socialistes Africains (DSA) compte se jeter dans la mêlée de la lutte pour l’alternance au Togo et pourra rejoindre le CAP 2015.
La création des deux dernières formations porterait le nombre des partis politiques à 111. Trop, estiment certains. Ce raisonnement ne tient pas la route, rétorque ‘’Le Magnan Libéré’’. « Si quelqu’un a les moyens et sait qu’il peut tenir la dragée haute, il n’a qu’à créer. Acheter la lampe, ce n’est rien, mais c’est l’argent du pétrole qui est problème », indique le journal.
En réalité, le nombre pléthorique de partis politiques n’est pas incompatible avec l’alternance, assure ‘’Liberté’’. Le quotidien privé donne l’exemple du Burkina Faso et du Sénégal avec respectivement 200 et 258 formations pour soutenir son opinion ; des pays qui ont pourtant connu l’alternance. En clair, avoir « une pile de partis n’est pas un problème a priori. Il est tout simplement question d’organisation, de sérieux et d’honnêteté des acteurs », écrit le confrère.
Sur un tout autre sujet, ‘’Liberté’’ rapporte que le groupe parlementaire ANC n’a pas apporté sa caution à la loi de finances rectificative 2016. Et pour cause. Entre autres raison évoquée la mauvaise utilisation des ressources financières qui ne prend pas suffisamment en compte les besoins vitaux des populations. Toujours ‘’Liberté’’ croit savoir que « malgré la situation financière catastrophique du pays, les dépenses du cabinet de la Présidence de la République sont passées de 7,6 milliards à 11,26 milliards ».
‘’Le Triangle des Enjeux’’ lui ajoute que de grosses sommes ont été utilisées pour l’achat de 4 hélicoptères rien que pour des « villégiatures au détriment du bien-être social ».

Le Service de Presse/HAAC

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