La Commission Technique de Gestion et de Suivi de l’Aide de l’Etat à la Presse a rencontré les directeurs de sociétés de presse écrite et en ligne, de sociétés de radio et de télévision commerciales privées, de radios communautaires, ainsi que les organisations professionnelles de la presse, le vendredi 21 août 2026, au siège de la Haute Autorité de Régulation de la Communication écrite, audiovisuelle et numérique (HARC) à Lomé. Les échanges ont porté sur les modalités de répartition de l’aide pour le compte de l’exercice 2025.
Au cours de la rencontre, le vice-président de la Commission, M. Takou John Abalo, a expliqué aux participants les critères d’éligibilité et les modalités qui sont pris en compte dans l’affectation des montants aux différents organes.
« Pour bénéficier de l’aide, il faut d’abord avoir existé au moins un an avant la période couverte par l’aide. Il faut avoir postulé et produit des articles, lorsqu’il s’agit de la presse en ligne en mode écrit ; si c’est la presse écrite, il faut totaliser un certain nombre de parutions. Au niveau des radios, nous tenons compte du temps d’antenne contenu dans la grille des programmes. C’est pareil pour les télévisions », a expliqué M. Takou.
Il a aussi fait savoir que les postulants doivent avoir dans leur dossier un certain nombre de documents dont l’absence donne lieu à des pénalités, notamment l’autorisation d’installation et d’exploitation ou la convention délivrée par la HARC, ainsi que le quitus attestant du paiement des redevances à l’Autorité de Régulation des Communications Electroniques et des Postes (ARCEP) pour les radios et les télévisions. Il en est de même pour l’attestation de déclaration du personnel employé exigée à tous les organes de presse. Les sanctions de la HARC et de l’Observatoire Togolais des Médias (OTM) entraînent également des pénalités.
Il faut préciser que l’examen des dossiers tient compte, pour ce qui est de la presse écrite classique, de la nécessité de réaliser au moins 51% de taux de parution par rapport à sa périodicité. A partir de là, un certain nombre de tranches sont établies pour organiser la répartition de l’aide.
L’allocation des montants tient compte des tranches aussi bien pour la presse écrite classique que pour les médias audiovisuels traditionnels. Ainsi, les tranches 51 à 69%, 70 à 79% et 80 à 100% de taux de parution sont prises en compte dans l’affectation des montants aux journaux, quelle que soit leur périodicité. Toutefois, pour les mêmes tranches, les montants diffèrent selon qu’il s’agit d’un quotidien, bihebdomadaire, hebdomadaire, bimensuel, mensuel, bimestriel ou trimestriel.
Pour ce qui concerne les radios et les télévisions, trois tranches correspondant à des montants précis sont aussi retenues : les médias qui ont un temps d’antenne situé entre 0 et 14h, 15 à 19h et 20 à 24h pour les radios communautaires et commerciales, ainsi que pour les télévisions commerciales. Ici aussi, l’enveloppe est différente d’une typologie à une autre et d’une tranche à une autre.
Le montant définitif alloué à chaque organe est obtenu après l’application des pénalités, le cas échéant, et des bonus. Les autres manquements entraînant une pénalité sont l’absence de la copie d’une carte de presse valide dans le dossier et le défaut de justificatifs quant à l’utilisation du précédent montant de l’aide.
L’absence de carte de presse fait perdre 150 000 FCFA, l’absence de justificatifs de l’utilisation de l’aide précédente ainsi que les sanctions de la HARC et de l’OTM entraînent une réduction de 100 000 FCFA sur le montant affecté. En outre, le défaut de quitus de l’ARCEP et de déclaration du personnel à la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS) donne lieu à une réduction de 50 000 FCFA.
Les montants alloués seront virés sur le compte bancaire de chaque organe ou société de presse dans les prochains jours. Le montant de l’enveloppe de l’aide s’élève à 150 millions de FCFA.
Le service de presse de la HARC