L’organisation des élections législatives par la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI), en l’absence des représentants de l’opposition, continue de faire des vagues dans la presse.
Mais avant, rappelons que la communauté musulmane du Togo a célébré hier la fête de Tabaski ou l’Aid El Kebir. Le Chef de l’Etat a assisté à la grande prière marquant cette fête. Il a profité de l’occasion pour offrir 1300 exemplaires de Corans à la communauté musulmane du Togo ; « un geste symbolique mais plein de sens », mentionne ‘’Le Libéral’’, surtout que ces derniers jours ont été marqués par une série de profanation de mosquées avec des livres saints brulés dans les environs de la capitale. Ces Corans et autres matériels de prières équiperont les mosquées qui ont fait objet de dégradation et de profanation, renchérit ‘’Togo-Presse’’
La Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI, institution chargée d’organiser les élections au Togo poursuit sa course dans l’organisation des législatives au nez et à la barbe de l’opposition qui crie ‘haro sur le baudet’. « Jusqu’où le pouvoir et la CENI comptent-aller ? » se demande ‘’Liberté’’. Malgré les dénonciations de l’opposition qui réclame logiquement la recomposition de la CENI, conformément à la recommandation de participation inclusive au processus, « le régime fonce dans sa logique sans sourciller », remarque le quotidien privé.
Et pourtant, opine ‘’Le Triangle des Enjeux’’, « l’on croyait que pour une fois, le pouvoir du monarque et fossoyeur des libertés nationales Faure Gnassingbé, allait se surpasser pour procéder à des élections plus ou moins propres en tenant compte de la feuille de route de la CEDEAO ».
‘’La Manchette’’ de son côté publie le communiqué de l’Alliance Nationale pour le Changement (ANC) dans lequel ce parti demande à la CENI de sursoir à toutes les initiatives unilatérales et non-consensuelles jusqu’à la recomposition effective de la CENI. « L’ANC remet Kadanga à sa place », observe le journal.
Dans tous les cas, le chien aboie, la caravane passe. Le ministre de l’Administration Territoriale Payadowa Boukpessi a d’ailleurs déclaré que « sur 17, la CENI compte à ce jour 13, c’est largement suffisant pour travailler », rapporte ‘’Togomatin’’.
A cette allure, « La CENI pourrait-elle aller jusqu’au bout sans les autres membres de l’opposition ? », interroge ‘’Le Libéral’’ qui offre à lire que pendant que la coalition des quatorze partis politique de l’opposition boycotte la CENI, chaque parti membre s’organise à sa manière pour prendre part aux prochaines législatives. Et pour avoir un fichier électoral fiable, la C14 « réclame un recensement biométrique intégral », renseigne ‘’Tingo-Tingo’’.
Dans le reste de l’actualité, ‘’Liberté’’ se fait l’écho du Rapport 2017 de la Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH). Selon ce rapport, «les ministères de la Défense et de la Sécurité sont mis en cause pour atteintes à la sureté de la personne », rapporte le journal. La CNDH recommande par ailleurs de régler la question des réformes pour une sortie de crise.
Le Service de Presse/HAAC