Bien que la CEDEAO ait adopté une feuille de route devant aider à aplanir les divergences politiques entre le pouvoir et la C14, elle a laissé le soin aux protagonistes de s’entendre sur l’essentiel. Mais « en attendant le compromis, le plus dur commence à la CENI », relève ‘’Canal D’’. La Commission Electorale Nationale Indépendante a repris ses activités. Elle a même rendu publique la liste des membres des CELI et en appelle à la coalition pour occuper les sièges vacants. C’est justement là la « pomme de discorde », observe ‘’La Lanterne’’.

‘’L’Eveil de la Nation’’ note que la C14 « se fait toujours désirer » à la CENI. Cette posture s’apparente à des manœuvres pour « fouler au pied » la feuille de route de l’institution communautaire, commente ‘’Le Dialogue’’. Justement, la CEDEAO est « face à ses responsabilités » dans le dossier togolais et doit peser de tout son poids pour faire arrêter les activités de la commission électorale, opine ‘’Liberté’’. Mais pas seulement. Elle devrait aussi « veiller à ce que la vérité des urnes soit authentique et inviolable dans notre pays », ajoute le quotidien privé.

Pendant ce temps, le regroupement des 14 partis de l’opposition mène la réflexion. Il vient de publier un mémorandum dans lequel il propose des pistes pour une sortie pacifique de la crise. Dans le même temps, la coalition relève des points non pris en compte par la feuille de route de CEDEAO, renseigne ‘’L’Alternative’’. Entre autres points, précise ‘’Liberté’’, « l’absence de l’évocation de la question sécuritaire et du principe d’une autorité transitoire devant rétablir la confiance entre togolais en opérant de façon consensuelle et inclusive les réformes constitutionnelles, institutionnelles et électorales ». Ce n’est pas tout. La C14 demande également le retour au Togo de Tikpi Atchadam, complète ‘’Togomatin’’.

Quelle suite l’organisation sous régionale donnera-t-elle aux propositions de la coalition ? La question reste posée. Dans tous les cas, vivement l’intervention des facilitateurs pour « départager les protagonistes », souligne ‘’Le Canard Indépendant’’. Mais en réalité, « la CEDEAO pourra-t-elle parvenir à concilier les divergences ? » s’interroge ‘’Le Dialogue’’. Il faut qu’elle intervienne d’urgence pour « arrêter la pagaille » à la CENI, insiste ‘’Liberté’’. Et ‘’Le Canard Indépendant’’ d’informer que la venue des facilitateurs initialement prévue cette semaine a été reportée au 27 août prochain.

‘’L’Alternative’’ rappelle qu’il y a, à quelques jours près, un an Tikpi Atchadam « ébranlait le régime de Faure » Gnassingbé à travers des marches synchrones sur l’étendue du territoire. ‘’Togomatin’’ questionne les « leçons » tirées de ces périodes troubles et rappelle comment le gouvernement togolais a su « limiter les dégâts ».

Pour sa part, ‘’L’Eveil de la Nation’’ indique que cette tentative de prise du pouvoir par la rue a échoué et c’est désormais dans les urnes que l’opposition est attendue. Il ne faut s’attendre à rien avec cette opposition « incapable », explique Abass Kaboua dans des propos rapportés par ‘’La Voix du Peuple’’. L’homme politique pense même que Faure Gnassingbé peut rester au pouvoir jusqu’en 2030 à cause de l’inconséquence de l’opposition togolaise. Et si le président du MRC avait raison ? écrit l’hebdomadaire.

Sur un tout autre sujet, les publications du jour reviennent sur la profanation des mosquées au Togo. A qui profite ces actes répréhensibles ? A la « main noire » qui défie le ministre de la Sécurité, répond ‘’La Lanterne’’. Il faut accélérer la recherche des auteurs, exhorte ‘’L’Eveil de la Nation’’. Au-delà, il y a lieu d’« interpeller les responsables du camp FIR », surtout que ces forfaits ont été commis dans les encablures de ce camp, mentionne ‘’Liberté’’.

Le Service de Presse/HAAC

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