Les journaux parus ce mercredi évoquent la crise politique au Togo.

Pour la résorber, pouvoir et opposition discutent depuis plusieurs semaines
dans le cadre d’un dialogue sous la facilitation du président ghanéen.
Seulement, ‘’Sika’a’’ ne se montre pas particulièrement optimiste quant à
l’issue des pourparlers. Pour le magazine satirique, Nana Akufo-Addoh est
« trop petit » pour résoudre les problèmes du Togo, un pays atypique. C’est
donc dire que le dialogue inter-togolais est « dans l’impasse », la faute à une
« divergence d’approche et de vision » dans les deux camps, toute chose qui
malheureusement, « cristallise les blocages », déplore ‘’Vision d’Afrique’’.

C’est quoi le problème en réalité ? ’’Dounia le Monde’’ rappelle que la pierre
d’achoppement a un nom : la détermination de la coalition des 14 partis de
l’opposition à laisser sur le carreau Faure Gnassingbé en 2020. « Au nom de
quoi, un homme politique peut-il exclure son adversaire politique de la course à
l’élection ? De quelle légitimité sont investis les participants au dialogue au
point d’écourter un mandat que le peuple a confié à un président à l’issue d’une
élection ? » s’interroge ‘’Le Libéral’’ qui attire l’attention des uns et des autres
sur le « danger » que constitue « l’exclusion ». « Trop de bruit autour de la
candidature de Faure Gnassingbé », écrit ‘’Le Messager’’. Justement, en faisant
une « fixation » sur la candidature de Faure Gnassingbé, la coalition arbore une
« posture qui risque d’exacerber la crise », relève ‘’Le Dialogue’’.

En même temps que la coalition rejette un 4è mandat de Faure Gnassingbé en
2020, elle dit avoir fait des concessions, notamment l’abandon du retour dans
sa version intégrale de la constitution de 1992 et l’acceptation de la poursuite
du présent mandat présidentiel. Cela fait dire à ‘’Tingo Tingo’’ que l’opposition
a « enfin mis du ‘’vin’’ dans son ‘’vain’’ ». En fait, concession ? Ce n’en n’est pas
une, précise ‘’Le Libéral’’ qui constate plutôt, à travers l’attitude des
responsables de la coalition, un « aveu d’échec », pour n’être pas parvenus à
leurs fins. « Concession ou revirement ? » se demande, pour sa part, ‘’Le
Messager’’. L’hebdomadaire assure également que l’opposition a tout
simplement fait choux blanc dans son projet de mettre hors-jeu l’actuel chef de
l’Etat. Et la publication de rappeler que le « sort » de Faure Gnassingbé, ne
saurait se trouver entre les mains de la coalition mais bien entre celles de son
parti ou alors de la Cour Constitutionnelle pour la compétition électorale de
2020.

Il faut ajouter que non content de renoncer à sa revendication de départ
immédiat de Faure Gnassingbé du pouvoir, le regroupement des 14 exige la
mise en place d’une transition politique. ‘’Le Magnan Libéré’’ souligne que la
coalition qui est porteuse de ce projet est muette sur le modus operandi de
cette transition, les « moyens » dont elle dispose pour amener le pouvoir à
accéder à cette demande et la personnalité même qui va conduire cette
période transitoire. Qu’à cela ne tienne, le président du PNP dont les propos
sont rapportés par ‘’Liberté’’ précise qu’il s’agira d’une transition « sans Faure
Gnassingbé », car « le peuple veut l’alternance ».

A propos de la transition, ‘’Le Magnan Libéré’’ se questionne : « A-t- on mesuré
la portée de ce piste qu’on propose aux Togolais ? ». En tout cas, le confrère
rappelle que « l’histoire de la transition au sortir de la Conférence Nationale
Souveraine est encore présente dans les esprits des Togolais ». ‘’La Dépêche’’
propose comme piste viable de sortie de crise la signature d’un « compromis
historique » entre Faure Gnassingbé et la coalition. Pour cela, la C14 doit éviter
de braquer son interlocuteur à travers son discours. Aussi, poursuit le journal,
Faure Gnassingbé devrait-il se « débarrasser de ses faucons ».

Quant à ‘’Liberté’’, elle pense que Faure Gnassingbé peut encore « sortir par la
grande porte ». Pour y arriver, le quotidien privé lui propose, entre autres, de
« changer de discours, d’attitude et d’actes, de régler les injustices créées et de
préparer la sortie des criminels de son entourage ».

Dans un tout autre registre, les publications du jour informent que les
conclusions des travaux du Groupe de travail mis sur pied pour plancher sur les
problèmes dans le secteur de l’éducation ont été remises au Premier ministre,
Komi Sélom Klassou. Pendant ce temps, la grève des enseignants et des agents
de santé se poursuit.

Service de presse/HAAC

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